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Vanishing Time : Interview du réalisateur Um Tae-Hwa

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Um Tae-Hwa - Vanishing time

 EspritCine était au FFCP (Festival du film coréen de Paris) il y a quelques semaines. On a d’ailleurs pu y rencontrer Um Tae-Hwa et lui poser quelques questions sur son dernier film Vanishing Time.

 

“A partir du moment où on prend conscience de la solitude, c’est là que l’on devient adulte”

 

Dans Vanishing Time, pourquoi avez vous choisi d’aborder des thématiques d’adultes du point de vue d’un enfant ?

“Le vrai sujet de ce film c’est, “qu’est ce que c’est de devenir adulte?”. A partir du moment où on prend conscience de la solitude, c’est à ce moment que l’on devient adulte. Je pensais que c’était plus adéquat de parler de cette vision des choses depuis le regard d’un enfant.

 

Est ce que le genre du romantisme fantastique abordé dans le film vous a été inspiré des mangas ou de l’animation japonaise?

“Vous avez été très perspicace car j’adore les mangas notamment ceux de Miyazaki , ainsi que Dragon Ball depuis que je suis petit. Je me suis pas mal inspiré de l’animation docteur Slump. C’est vrai que dans le manga on voit le personnage principal qui part dans un espace temps arrêté et qui revient en étant plus âgé. C’est ce côté là qui m’a inspiré. Il y a ce point commun entre les mangas au Japon qu’on catalogue de romantique fantastique et Vanishing Time.”

 

“Je pense que dans mes films il y a un fil conducteur”

 

Donc finalement vous livrez un peu votre enfance dans ce film?

” J’ai pensé quand j’avais 9-10 ans à ma première petite amie. Je me suis dit, qu’est ce que ça ferait si je la retrouvais justement en étant adulte. Qu’est ce que je ressentirais? Et à un moment donné, je me suis dit que ce serait plus différent et nouveau de se dire : si le temps s’arrête, que je deviens plus vieux de 15 ans et l’a retrouve elle, toujours enfant. Je me suis imaginé ce genre de chose donc oui dans un sens ça peut parler de mon enfance.”

 

Est ce que Vanishing Time est pour vous un film hommage aux films que vous avez fait en tant qu’assistant réalisateur? Notamment avec Park Chan-wook.

“Je pense que dans mes films il y a une sorte de fil conducteur que j’aime garder. Celui de la solitude, de l’empathie.. notamment dans Vanishing Time. Par rapport aux autres films auxquels j’ai collaboré dont ceux de Park Chan-wook, j’ai beaucoup appris grâce à lui. Par exemple, lorsque je dois prendre une décision sur une situation, j’ai tendance à beaucoup réfléchir tandis que Park Chan-wook est plus sur l’instinct. Il m’a toujours dit de faire confiance en mon instinct. Cela m’a toujours fait pensé au concept du rêve. Quand vous rêvez vous ne savez pas instantanément ce que votre rêve veut dire, la raison pour laquelle vous l’avez fait. Et avec le recul, vous trouvez les réponses. Des éléments mélangés que votre inconscient va reconstruire. C’est ce genre de chose que j’ai appris grâce à cette expérience d’assistant réalisateur.”

 

“Pour Sung-min le choix a été évident”

 

Comment s’est passé le casting, est ce que le choix des acteurs a été une évidence pour vous?

“Pour le personnage de Su-rin c’est difficile de trouver une actrice dans ces âges car en Corée il y a une tendance. Les jeunes filles sont plus intéressées de devenir un membre d’un groupe d’Idol. J’ai donc été obligé de faire un casting en voyant ces jeunes filles qui sont normalement destinées à être des chanteuses dans des groupes. Je suis tombé sur Shin Eun-soo qui n’avait jamais tourné de film. Je l’ai choisi car elle n’avait jamais joué mais son visage me parlait. Elle avait l’air de coller au personnage. On l’a donc entraîné à jouer et à être à l’aise devant la caméra.

Pour Sung-min le choix a été évident car je recherchais un homme trentenaire qui avait aussi un côté assez jeune garçon. C’est ce qui correspond à l’acteur Kang Dong-won. En plus, il a effectivement la belle gueule comme on dit en Corée , comme s’il sortait d’un manga. C’est exactement ce qu’on recherchait donc je lui ai proposé le rôle et il a de suite accepté.”

 

“Faire un film c’est un peu comme écrire son journal intime”

 

Le film a été récompensé il y a peu, vous vous y attendiez? Qu ‘est ce que cela vous fait? Est ce un aboutissement en tant que réalisateur?

” Au départ, je ne pensais pas que le film aurait du succès . Il est vrai qu’avec le recul on a tendance à se dire une fois fini : “J’aurai peut être du faire comme ça ou faire ça autrement etc”. C’est cela auquel j’ai pensé plutôt qu’au résultat, au succès. Pour moi faire un film c’est un peu comme écrire son journal intime, j’adore prendre des photos. J’aimerai plus tard revisionner mon film de l’époque et me retrouver dedans. C’est peut-être pour ça que je continue à faire du cinéma.”

 

Et donc quel est votre prochain projet?

“C’est plus ou moins dans la continuité de mes deux précédents films mais tourné différemment, plus sombre. L’histoire d’une fille qui par les médias , développe une sorte de syndrome et devient quelqu’un de très important et très connu. Il s’avère que cette personne a été disparu un certain temps. Et durant sa disparition elle a changé d’identité et cherche à nuire à son entourage. Comme si Su-rin dans Vanishing Time grandit et se mettait à tuer les personnes qui ne l’ont pas crus quand elle était jeune.”

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