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Tout le monde debout ! Tout le monde debout !

CRITIQUES

Tout le monde debout ! Un film beau mais prévisible – La Critique

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Tout le monde debout, une comédie romantique où l’amour surpasse les différences.

L’humoriste Franck Dubosc se lance dans la réalisation dans ce premier long-métrage : Tout le monde débout. Il choisit de parler d’un sujet fragile, le handicap, d’une façon légère et romantique. Le message est simple : l’amour surpasse les différences, tant sur le plan physique que social.

 

Un scénario sans limites

Le réalisateur incarne Jocelyn, un riche homme d’affaire parisien. Sournois et baratineur dans l’âme, Jocelyn ment encore et encore. Jusqu’au jour où son manque d’assurance l’emmène dans un mensonge sans fin. Il se rend dans l’appartement de sa mère tout juste décédée et rencontre sa voisine (Caroline Anglade), jolie blonde sexy. Pour tenter de la séduire, il se fait passer pour un handicapé en fauteuil roulant. La jeune femme n’est pas intéressée, mais lui présente sa soeur (Alexandra Lamy), paraplégique et célibataire. Le cinquantenaire coincé dans son mensonge tombe amoureux de la rayonnante Florence. Poussé par son meilleur ami Max (Gérard Darmon), Jocelyn est incapable d’avouer la vérité à Florence.

Dans son film Tout le monde debout, on retrouve un Franck Dubosc moqueur face aux handicapés mais sans la moindre méchanceté. Le sujet est traité librement, tout est permis : de la blague lourde aux questions farfelues sur le handisport. D’ailleurs, nous aurions aimé trouvé dans Tout le monde debout plus de scènes sur le handisport. Les disciplines sportives sont en réalité  peu connues du grand public. La preuve en image dans ce championnat de tennis où une trentaine de personnes font office de spectateurs. Les scènes du match étaient bien réalisées, ce qui en plus nous laisse imaginer les entraînements que Alexandra Lamy a dû endosser pour le film.

 

“J’ai réalisé un film personnel, que j’ai voulu drôle et élégant”

 

Effectivement, Franck Dubosc s’est lourdement inspirée de sa vie pour écrire le scénario de son long-métrage. Il évoque au journal Le Parisien : “Ma mère est dans une chaise roulante et je pense souvent à tout ce qu’on peut faire malgré le fauteuil. Dans le film, le personnage joué par Alexandra Lamy joue du violon, fait du tennis, est heureuse…

En me promenant avec ma mère, je me disais aussi qu’au cinéma, on voit souvent les gens marcher côte à côte dans la rue et que deux personnes en fauteuil ne peuvent pas avancer sur un trottoir à côté l’une de l’autre. Je ne voulais ni d’une comédie burlesque ni d’un film dramatique, mais d’une comédie sincère”.  Puis, nous connaissons tous une personnage de notre entourage, qui comme le personnage de Jocelyn, ne s’aime pas et cache un profond mal-être. Nous avons tous un proche que nous souhaitons pas voir vieillir…ou souffrir.

Une belle qualité de réalisation pour un premier film !

On ressent l’effort de Franck Dubosc de vouloir filmer du “beau” dans Tout le monde debout. La qualité des images est irréprochables surtout dans une scène bien précise : le dîner romantique dans la piscine. Les couleurs froides de l’eau ressortent à merveille avec le rouge sexy de la robe que porte Alexandra Lamy. Les flammes jaunes des bougies immortalisent le moment. De plus, Franck Dubosc a misé sur des plans séquences très intéressants. Dans cette scène romantique, la caméra donne l’impression de flotter sur l’eau puis se pose en plan serré sur les visages des personnages. De plus, en ce qui concerne la réalisation, Franck Dubosc débute dans le métier sans prétention. Il souhaite véhiculer une autre façon de voir l’amour dans un couple handicapé, dans un langage simple.

Tout le monde debout est un film universel

Côté casting, Franck Dubosc a fait appel à des collègues et amis de longues dates. On pense à Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Gérard Darmon, Caroline Anglade, Laurent Bateau, et François-Xavier de Maison. En plus de ces acteurs, on retrouve la participation exceptionnelle de Claude Brasseur, jouant le père de Jocelyn.

Malheureusement, on oublie vite la volonté de bien faire de Franck Dubosc par la longueur du film. Nous sommes rattrapés par le temps qui passe. Peut-être aura t-il fallu écourter le film pour obtenir un résultat plus convaincant. En bref, nos premières impressions sont mitigées par la qualité de réalisation de Tout le monde debout et ce qui nous aurions aimé y voir. Le film reste un long-métrage universel et populaire, ni plus ni moins.

De plus, le scénario aussi possède quelques lacunes. L’histoire est très prévisible, Florence va être la personne, qui va  faire changer notre mythomane. Le spectateur n’est pas surpris, ni par la trame de l’histoire ni par les dialogues. Quand la jeune femme découvre le pot aux roses, on se doute qu’elle va pardonner à Jocelyn et revenir avec lui. Le film est ralenti par ce manque d’originalité avec des blagues parfois vues et revues.

Écrit par Lara Bru et Joséphine Argence

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1 Comment

1 Comment

  1. Lantieri

    7 mars 2018 at 12 h 49 min

    Vu ce film en avant-première. C’est sympa,mais sans originalité. Une grande impression de déjà-vu, dégoulinant de bons sentiments. A l’arrivée, ça devient insipide car le film est beaucoup trop long. C’est un film proche de l’univers de Patrick Sebastien : populiste et démago.

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