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CRITIQUES

Ready Player One : Le coup de génie de Mr. Spielberg – La Critique

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OASIS is good

Nul besoin de s’attarder en long en large et en travers sur la carrière de Steven Spielberg pour comprendre qu’il est un des auteurs majeurs de l’histoire du cinéma. Une pléiade de films cultes et surtout une attirance particulière pour la SF. Mais lui qui nous a déjà tout raconté, tout montré et tout expérimenté, nous offre cette année un nouveau projet qui a titillé la curiosité collective. Ready Player One, l’oeuvre geek par excellence. Il fait partie de ces romans que l’on qualifie d’inadaptable. Mais ce mot ne fait pas partie du vocabulaire de notre petit Spielberg…

Résumé : En 2045 le futur est très sombre. La pauvreté et la surpopulation dominent la planète. Mais les êtres humains se réfugient dans un paradis artificiel appelé l’OASIS. Un univers infini où la seule contrainte est notre imagination. La population vit dans ce monde plus que dans la réalité. Mais après le décès du créateur de cet univers, James Halliday, un nouveau genre de partie débute. En effet ce dernier aurait caché avant sa mort 3 clés à travers cet immense monde virtuel. Les trois clés réunies donneraient à son détenteur le contrôle absolu de l’OASIS mais aussi un pouvoir économique de plus de 500 milliards de dollars. Tout le monde part à la recherche de ces clés et surtout les entreprises concurrentes qui voient là l’occasion de prendre possession du marché. Mais, c’est un jeune garçon appelé Parzival qui commence à se démarquer des autres…

Le seul mot adéquat qui puisse correspondre convenablement à ce film est chef d’oeuvre. Bien que ce mot paraisse usé et pompeux, il est pourtant le seul qui puisse le définir convenablement. Spielberg signe un nouveaux long-métrage culte et certainement son meilleure depuis A.I Intelligence Artificielle.

Ready Player One

Le goût de la nostalgie

La nostalgie a toujours nourri les créations cinématographiques. Mais récemment une vague bien spécifique tendait vers les années 80. L’exemple le plus parlant est bien entendu la série Stranger Thing. Cette mode n’a pas échappé au regard de Steven Spielberg. Mais le voir plongé dans ce courant est assez surprenant. D’une part car il a pleinement vécu cette époque et qu’il a en partie contribué à l’avènement culturel de cette décennie. D’autre part, faire comme tout le monde ne ressemble pas au style du réalisateur. Lui qui a toujours été en avance sur son temps, et qui est le précurseur de nombreux mouvements n’a jamais réalisé une ouvre pour faire comme tout le monde… Alors pourquoi maintenant ?

La réponse était pourtant évidente. Il l’a fait pour nous montrer ce qu’il était possible de faire à notre époque. Avec Ready Player One il “casse le game” et donne par la même occasion une leçon de modestie à tous les films jouant la carte de la Nostalgie. Une oeuvre sublime qui retourne la tête, nous inonde de culture, de référence et nous donne l’impression de retourner en enfance. C’est cette nostalgie là que je veux.

Ready Or Not Ready ?

Ne nous faisons pas d’illusion Ready Player One va diviser. D’ailleurs il divise déjà. Certains le prennent comme un chef d’ouvre s’inscrivant dans l’histoire du cinéma, d’autres comme étant une oeuvre majeure (population dont je fais sûrement partie). D’autres se refusent de le voir allant jusqu’à détester son existence. Il faut dire qu’il y a de quoi nourrir le débat. Mais analysons ce qui dérange :

Il a deux points qui peuvent déranger. Tout d’abord la présence massive d’effets spéciaux. La motion capture couvrant la majorité du film beaucoup lui reproche son aspect trop “Jeux vidéo”. Deuxièmement les références. Et là, nous n’allons pas nous mentir il y en a à foison. Trop présente pour certain, mal maîtrisé pour d’autres, cet aspect du film à pas mal déçu une partie de la communauté. Hors ce sont ces atouts qui rendent le film tout à fait unique et miraculeux.

Ready Player One va donc diviser mais c’est ce que font les scénarios cultes à chaque fois. Rappelons-nous Avatar, sa sortie avait eu ce résultat, mais il s’est finalement inscrit dans l’Histoire du Cinéma comme étant une oeuvre cruciale. Et c’est là le destin du dernier né de Spielberg qui va très certainement rester encré dans la mémoire collective pour un bon moment.

Ready Player One

 Les sens dans tous les sens

Ready Player One est un film exceptionnel. Mais pour tous ceux qui hésitent encore voici quelques bonnes raisons, olfactives, d’aller à la rencontre de ce chef-d’oeuvre:

  • I. La vue : Niveau visuel, Ready Player One est une véritable expérience. En plus d’avoir un graphisme absolument superbe Spielberg prouve sa maîtrise du motion capture. Les effets spéciaux sont tellement bien maîtrisés qu’il est impossible de citer un autre film ayant la même qualité. De plus la 3D apporte réellement quelque chose, le film a vraiment été pensé comme une oeuvre à voir en 3D et sincèrement ça fait du bien aux mirettes tout ça.
  • II. L’ouïe : Avant d’entrer dans la salle de cinéma préparez vos oreilles à subir plusieurs orgasmes à répétition. D’une part la B.O année 80 est absolument “kiffante” et ce dès l’introduction avec le titre “Jump” De Van Halen. Et d’autre part sur le travail sonore du film. Au delà des bons bruitages et de la musique, le réalisateur crée une véritable atmosphère. Rien qu’avec l’ambiance sonore et le travail du son qu’il fait dans ces séquences… On croit embarquer avec eux dans un monde virtuel dont on a rêvé toute notre vie.
  • III. Le toucher : Bien que ça puisse paraître très abstrait ce film devient presque palpable. A travers son univers jeu vidéo, les textures, les formes, les couleurs, les émotions se confondent pour ne former qu’une masse de sentiments que l’on pourrait presque attraper et serre contre nous tellement elle nous paraît réelle et véritable.
  • IV. Le goût : Et pas n’importe quel goût, le goût des bonnes choses. Spielberg mélange et fait se rencontrer de multiples références à travers son histoire. Mais ce qui fait qu’il évite la soupe insipide de référence est le bon goût avec lequel il mélange et assaisonne son histoire. Le film est un océan de référence mais tout est toujours justifié et il ne tombe jamais dans le “fan service”. Une simple déclaration d’amour à la culture qu’il aime, et qu’il partage avec nous. Merci monsieur Spielberg.
  • V. L’odorat : L’odeur de notre enfance et celle de la nostalgie. C’est cela qui nous vient à l’esprit devant Ready Player One. l’on se revoit encore teenager allumant sa console et commencer à jouer à notre jeu préféré. Cette odeur particulière nous revient en mémoire devant ce film. La joie de ce passé perdu fait remonter quelques larmes à nos yeux fatigués d’adulte…

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Ready Player One où le bijou de la Pop culture

Ready Player One est l’occasion pour nous de voyager dans le temps. Steven Speilberg nous invite dans son univers à bord de sa Delorean. Un univers foisonnant où chacun des détails est rempli d’une parcelle de l’âme du réalisateur. Mais à travers cet océan de référence le spectateur ne se noie jamais. Effectivement l’intrigue, les sentiments sont au centre du film, relayant les références au second plan. Ce qui fait que Ready Player One n’est pas un vase clos et que peu importe sa culture, l’on peut si plonger sans problème.

Il y a aussi les acteurs qui sont tous fascinants et convaincants. La majorité sont des inconnues, ce qui nous rapproche d’eux, mis à part le splendide Simon Pegg qui est une fois de plus incroyable. Tye Sheridan (Parzival), est bluffant et une métaphore non caché de Spielberg lui-même au même âge. Comme un aveu du réalisateur, qui malgré les années, se sent encore plus proche des jeunes générations que de la sienne.

Ready Player One est donc d’ores et déjà l’une des œuvres les plus marquantes de cette année. Un film qui se savoure encore et encore … Sans jamais atteindre le Game Over.

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