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IDÉES DE FILM

PAPRIKA : Un thriller à travers les rêves – Idée de Film

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 PAPRIKA: Les rêves s’invitent dans le monde réel

 

Quelqu’un est tenté par un  film qui a inspiré Inception? Si c’est le cas, j’ai exactement ce qu’il vous faut: PAPRIKA. Un film d’animation réalisé par Satoshi Kon, aussi connu pour ses films Millénium Actress et Tokyo Godfather, deux chefs-d’œuvre de l’animation japonaise.

PAPRIKA débute dans un cirque. Le détective Konakawa cherche vraisemblablement quelqu’un. Quand un des projecteurs se braque sur lui, notre enquêteur se retrouve transporté au milieu de la piste. C’est à ce moment que l’on comprend ce qui arrive à notre bougre: il est en plein rêve.

À son réveil, Konakawa retire un drôle d’appareil de sa tête, le DC Mini. Cet appareil permet aux gens de partager leurs rêves. Cette explication nous est donné par Paprika, une psychothérapeute(?) pour le moins étrange. En un battement de cil, la voilà partie. On retrouve alors Atsuko Chiba, une chercheuse au sein du laboratoire qui développe les DC Minis. La jeune femme semble avoir un lien étrange avec Paprika. Son ami Kosaku Tokita, l’inventeur des DC Mini a une terrible nouvelle: une paire de DC Mini a été volée. S’en suit alors le sempiternel discours “une grande technologie entre de mauvaises mains…”

 

Un rêve ou la réalité?

 

Cette question revient fréquemment, comme souvent dans les films traitant des rêves. Ce qui permet à PAPRIKA de sortir du lot, c’est sa mise en scène. Aussi bluffant que puisse être Inception, le film reste limité par les contraintes des lois de la physique. C’est d’autant plus vrai quand on s’appelle Christopher Nolan et qu’on utilise des FX qu’en ultime recours.

Prenons par exemple la scène du couloir d’Inception. On commence à le savoir, Christopher Nolan a voulu tourner la scène sans utiliser d’effets spéciaux. Christopher Nolan doit se “limiter” à faire tourner le couloir sur lui même (ce qui est déjà une prouesse remarquable). Le cauchemar de Konakawa se termine toujours dans un couloir. Il voit le meurtrier qu’il recherche sans relâche. Alors qu’il le rattrape, le sol se met à se dérober sous ses pieds, à la manière d’un tapis.

Paprika: Toshimi Konakawa

Les effets spéciaux peuvent reproduire ce genre d’effet, certes, mais souvent de manière dérangeante et visible. L’animation autorise ces “prouesses” (ne poussons pas non plus) car le support lui même tord la réalité. C’est comme cela que PAPRIKA réussit à nous perdre tout le long de son visionnage. Nos protagonistes sont-ils toujours dans un rêve, le DC Mini est il vraiment arrivé entre les mains de quelqu’un de dangereux?

 

Un film spécial, pour bien des raisons

 

PAPRIKA nous fait comprendre que chaque rêve peut se transformer en cauchemar. Les DC Minis sortent de l’esprit rempli d’espoir de Kosaku Tokita. Pour lui, cette invention devait servir à rapprocher les gens, leur permettre de rêver ensemble. Mais malgré toute sa bonté, il ne peut que constater que son invention peut aussi servir à des fins plus terribles que tout ce qu’il pouvait imaginer.

PAPRIKA est un thriller qui vaut le détour. En dehors du fait que son scénario est prenant, il a la particularité d’être un des premiers films d’animation japonais à avoir connu un succès mondial sans pour autant être un film des studios Ghibli ( pour eux, c’est par ici que ça se passe). Malgré quelques références ça et là à des classiques de notre enfance (Pinocchio, Arielle, Soon Goku) le film n’est pas à ranger entre deux Pixar. L’esthétique du film est dérangeante, parfois carrément glauque.

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