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CRITIQUES

Pacific Rim Uprising – Mais pourquoi une suite ? – La Critique

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PACIFIC RIM UPRISING

Quand le Pacific voit double

Cette semaine sort le blockbuster Pacific Rim Uprising, la suite de Pacific Rim premier du nom. Ce volet datant de 2013 avait été réalisé par le nouvel oscarisé Hollywoodien Guillermo Del Torro. Ce film avait réussi à réunir un groupe de fans solide. Récoltant environ 71% de critique positive sur Rotten Tomatoes. Cependant, il réussit l’exploit de se glisser parmi les plaisirs coupables d’un bon nombre de cinéphiles. Or, la plus grande qualité de cet opus est son réalisateur. Mais faire une suite sans Guillermo Del Toro aux manettes et Pacific Rim risque inexorablement de couler.

Et bien, c’est ce que nous prouve cette suite malhabile et peu convaincante. Réalisé par Steven S DeKnight, ce second opus commence la semaine par des critiques très négatives.  Mais à travers cet épais brouillard indigeste se cachent quelques pointes de lueur qui rendent une petite étincelle de sympathie pour ce nouveau volet.

Résumé : Après avoir vaincu les Kaijus et repoussé une invasion Alien , la terre est en phase de reconstruction. Jake Pentecost, fils d’un des plus grands héros de cette guère, s’est quant qu’à lui retrouvé dans un engrenage criminel. Un soir qu’il pillait des épaves de robots pour revendre des pièces au marché noir il rencontre Amara. Ils vont tous deux se faire arrêter par un pilote Jaeger et contraint de rejoindre la résistance militaire qui craint une nouvelle attaque des créatures.

Mais laissons tombé la critique pure et dure quelques instants, et intéressons-nous plus précisément  à une question… Pourquoi faire cette suite ?

PACIFIC RIM UPRISING

Une question rhétorique

Dans un monde parfait imaginons que la créativité serait la base de toutes nouvelles créations cinématographiques. On pourrait donc dire que ce film est né car le réalisateur avait un nouveau souffle à introduire à cette saga. Mais cette utopie est loin d’être réelle et c’est une autre matière, plus palpable qui dirige les créations d’Hollywood. La Money, comme on dit là-bas. Mais se rabaisser à cette simple idée serait bien trop simplifier la chose. Il a bien entendu d’autres raisons pour que ce film voit la jour.

La première qui est évidente, c’est que l’on voit les premiers pas du réalisateur Steven S DeKnight. Et l’on est forcé de l’admettre en terme de réalisation pure, le travail est plutôt convaincant. Bon, ce n’est pas non plus transcendant et les défauts scénaristiques rattrapent vite les petites inventivités de mise en scène. Mais une fois libéré de ce côté “Yes man“, peut-être qu’un véritable réalisateur plus indépendant verra le jour. Car ne nous voilons pas la face Pacific Rim Uprising est bel et bien un film de commende.

Voilà où repose le principal défaut des suites à n’en plus finir. Les studios vont parfois trop loin et tirent tellement sur la corde d’un concept, qu’elle finit par leur péter au visage et dégoûter par la même occasion bon nombre de spectateurs.  Attention cette science n’est pas exacte, il n’y a qu’à voir la saga Fast and Furious ou encore celle de Saw qui rassemble toujours autant de monde à chaque nouvel opus.

Malheureusement pour Pacific Rim, il n’aura fallu qu’une seule suite pour que les fans soient dégoûtés. Pas de chance. Pour ma part, le premier film avait suffi à me dégoûter du genre, mais ceci est subjectif.

Un nanar caché

Voilà, une idée un peu plus intéressante. Considérer Pacific Rim Uprising comme un nanar. Malgré ses allures de blockbuster contemporain très maîtrisé, tout est réuni pour en faire un bon gros nanar. Ses personnages extrêmement caricaturaux, ses dialogues alambiqués et faussement épiques, et cette opposition si manichéenne… Oui, oui tous les ingrédients sont réunis. Même certains personnages fonctions comme la copine de Nate Lambert, qui est là juste pour rajouter un personnage féminin. Ils ne prennent même pas la peine de créer un triangle amoureux ou une ambiguïté. Le tout est relayé à une simple vanne.

Les Kaijus et autres monstres japonais ont de tout temps été assimilé à ce genre. Il n’y a qu’à voir ce qu’ils ont fait au pauvre Godzilla. Rajoutons à cela un côté presque cartoonesque de certaines scènes d’action et un méchant joué par un Charlie Day en totale roue libre (au faite attention spoiler). Au final, le film en devient comique. Il peut aisément se mater entre potes en soirée bière à la main. A ce compte là, le film gagne en sympathie et peut même être cool, tant il est “too much”. A ranger sur l’étagère à côté de Vierge pour le Bourreau et Sharknado.

PACIFIC RIM UPRISING

La lueur d’espoir

Mais comme je l’ai dit plus tôt, tout n’est pas à jeter à la poubelle. Autant finir sur une note positive pour peut-être vous donner l’envie de le voir. Tout d’abord, l’excellent John Boyega est présent. Voila déjà une très bonne raison car ces performances d’acteur sont toujours bluffantes et touchantes. Il est de ces acteurs qui peuvent à eux seuls sauver pas mal de défaut d’un film. Il n’y a qu’à voir son rôle dans  les derniers Star Wars. 

De plus, second point positif, sa dramaturgie surprenante. Le film dresse une sorte de bilan post apocalyptique. On parle des milliers de morts qui ont eu lieu pendant l’attaque des monstres et le film n’a pas peur de tuer certains personnages, ce qui le rend plus réaliste sur certains points.

Deux bons points qui ne sauvent malheureusement pas le naufrage absolu de ce film. A éviter si vous êtes indécis.

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