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Les meilleurs films d’horreur – Top de la rédaction – partie 2 (9 à 6)

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Nos plus belles terreurs

Entre Incidious 4, Veronica et la sortie récente de Ghostland, le cinéma d’horreur nous en donne pour tous les goûts cette année. Cela nous a donné envie de nous replonger dans le monde cauchemardesque des films d’horreur. Il y a tout de même énormément de chose à dire sur le cinéma d’épouvante. Déjà, il est certainement l’un des genres qui attirent le plus le public dans les salles. Le public en général aime se faire peur et tester ses limites. Quitte à pousser des cris dans une salle remplie d’inconnu et plongée dans le noir.

Mais il est vrai que depuis la nuit des temps, l’être humain prend plaisir à jouer avec ce sentiment. Que ce soit à travers la musique, la peinture ou encore la sculpture, tous les artistes ont fait découler leurs peurs dans leurs œuvres. Depuis la naissance du cinéma ce genre a toujours été l’un des plus prisés et des plus appréciés. C’est donc tout naturellement que nous avons voulu faire un petit point sur la question.

Alors c’est parti pour notre Top 15, subjectif, de nos films d’horreur préférés.

 

N°9 Martyrs (2008) Pascal Laugier

Martyrs (2008) Pascal Laugier

Résumé:  En France, au début des années 70, Lucie est retrouvée errante sur la route. A peine âgée de dix ans, elle semble traumatisée. Malgré les blessures qui jonche son corps elle ne semble pas avoir été abusée sexuellement. L’enquête ne donne rien de concluant et les raisons de ses ravisseurs sont inconnues. Complètement traumatisée, elle est placée dans un hôpital spécialisé où elle se lie d’amitié avec Ana. Mais 15 ans plus tard, Lucie veut toujours se venger de ses bourreaux.

Une douce torture

Réalisé par Pascal Laugier en 2008, Martyrs est l’un de ces films dont on ne ressors pas indemne. Un film de torture, où l’on voit les pires sévices imaginables être subis par deux jeunes femmes charmantes et attachantes. Ce genre de situation est toujours extrêmement difficile à encaisser. Violence physique et psychologique exacerbée, questionnements existentiels, châtiments injustes… le long métrage va sans arrêt repousser les limites du supportable et faire défaillir la plupart des spectateurs (au même rang qu’ Irréversible de Gaspard Noé).

Mais attention, dans Martyrs pas question de violence gratuite, ou de “torture porn” destinés à un public voulant simplement une dose d’adrénaline. Non, la torture et la violence servent un scénario d’une plus grande envergure qui se dessine discrètement et silencieusement tout au long du long-métrage jusqu’à se refermer brutalement sur nous. Une leçon d’écriture magistral où l’on ressort choqué, accablé, brisé… mais songeur. une oeuvre en dehors de tous ce que l’on a pu voir, une expérience unique qui nous marque à jamais…

Les points forts

  • Les deux actrices Morjana Alaoui et Mylène Jampanoï forment un duo splendide. Ajoutez y une Catherine Begin effrayante et la première apparition de Xavier Dolan à l’écran, et vous obtenez un casting aussi juste qu’efficace.
  • Sa maîtrise de la douleur et de l’amathie qu’elle nous transmet. Bien trop de films d’horreur nous laisse sur le côté avec un mauvais dosage ou une mauvaise mise en scène de la souffrance. Mais ce n’est pas le cas ici.
  • Le travail brut et ingénieux de Pascal Laugier. Il nous plonge entre fantasme, folie et réalisme avec un talent de réalisation bluffant.
  • L’histoire et le scénario très bien construit, immersif, et quasi-insoutenable…  On en dit pas plus et vous laisse découvrir.

N°8 Mister Babadook (2014) Jenifer Kent

Mister Babadook (2014) Jenifer Kent

Résumé :  Amelia, mère célibataire qui vient de perdre son mari, se retrouve seul à élever son fils de 6 ans Samuel. Leur relation est très tendue, entre crise et hyperactivité, le jeune garçon semble incontrôlable. Jusqu’au jour où un mystérieux livre de conte se retrouve mystérieusement dans la chambre de Samuel, “Mister Babadook”. Après avoir lu le livre à son fils, il semble traumatisé et voir une créature menaçante le harceler sans cesse. Amelia ne croit pas son fils dans un premier temps, mais très vite elle va réaliser que ses visions ne sont peut-être pas que des hallucinations.

Let me in !!

Mister Babadook est un film d’horreur qui a fait beaucoup de bruit en 2014. Sorti la même année que It Follow, ils ont tous deux redonné un nouveau souffle au genre horrifique. Réalisé par Jenifer Kent, elle apporte une vision très féminine au genre. Avec bien évidemment l’aspect familial au cœur de l’intrigue, mais d’un point de vue assez innovant. Le père de famille étant mort le même jour que la naissance de Samuel, la jeune mère n’arrive pas à l’aimer totalement. Le film nous plonge dans une relation destructrice et malsaine.

Rajoutez à tout cela l’arrivé d’un invité indésirable et le cocktail devient explosif et mortel. Le Babadook est absolument effrayant, et malgré le budget serré du film (env 2 millions de dollars) tous les effets sont convaincants. La force est de faire reposer la terreur sur l’atmosphère, empruntée au caligarisme, mais surtout sur les relations déjà complexes de la mère et du fils. Le monstre devient donc cette goutte d’eau qui fait déborder le vase et les entraîne dans un cauchemar sans fin…

Les points forts

  • Le casting, Essie Davis parfaite dans le rôle d’une mère blessée et fatiguée et surtout le jeune Noah Wiseman, excentrique, incontrôlable mais vraiment touchant. Un duo efficace.
  • Le style, emprunté à l’expressionnisme Allemand. Maison sombre et inhospitalière, perspectives biaisés, jeux de lumières clair/obscure… bienvenue dans l’antre de la folie.
  • L’atmosphère, rare sont les films qui nous montrent avec insistance une relation mère fils qui ne fonctionne pas. Entre moment de déchirement éclaircit furtive l’atmosphère reste très sombre et difficilement supportable. Une très belle réussite.
  • Le mythe du croque mitaine réinventé. Le personnage du Babadook qui nous contamine et nous pousse à la limite de la folie nous aussi. Mais surtout ce livre de conte qui est une pure merveille d’efficacité.

N° 7 It Follows (2014) David Robert Mitchell

It Follows (2014) David Robert Mitchell

Résumé : Jay, une jeune adolescente pleine de rêve à une vie paisible dans sa petite ville américaine. Elle vit sa première fois avec un garçon qu’elle trouve en tous points extraordinaires. Mais cette première nuit sera finalement la réalisation de son pire cauchemar. En effet; le garçon lui explique qu’en couchant avec elle, il lui a transmis sa malédiction. Une créature pouvant prendre l’apparence de n’importe qui va désormais la suivre n’importe où. Le seul moyen de s’en débarrasser est de coucher avec quelqu’un d’autre. Mais Jay tente de trouver une solution alternative.

Peur et paranoïa

It follow a été un véritable tournant dans le genre horrifique post 2010 et prend à contre-pied la mode de ces années-là. Ici, pas question d’explosion, de jumpscare prévisible ou de surenchère de gore. David Robert Mitchell propose ici une véritable vision d’un cinéma d’horreur, plus lent mais bien plus effrayant. Le speech de base de It Follow nous incite à la paranoïa, la menace peut être n’importe où et le moindre petit pixel de travers dans le fond de l’écran nous fait douter. Une efficacité psychologique qui risque de vous suivre même après le visionnage.

Le discours sur le sexe l’amour et la transmission de la malédiction est tout à fait prenant. La menace devient donc une incarnation physique su SIDA ou d’autre maladie sexuellement transmissible. Un scénario original, haletant et bougrement efficace qui nous fait nous interroger sur notre propre condition. It follow est une oeuvre à ne pas rater !!

Les points forts

  • Son hommage rétro au style horrifique des années 80. Une petite pointe de John Carpenter, un peu de surréalisme à la freddy et le tout mélangé à la vision esthétique de David Robert Mitchell… et voilà une ambiance foutrement bien faite.
  • Son propos et la métaphore extrêmement critique du sida. Une mise en garde contre une insouciance trop naïve ou un constat alarmant sur notre société et la privation même de jouir de notre sexualité. A vous de voir, mais il y a là quelque chose de fort.
  • Le mélange entre film de possession et film de zombi qui fonctionne à la perfection
  • L’histoire, qui est à la fois effrayante, touchante, mais surtout passionnante.

N°6 Shining (1980) Stanley Kubrick

Shining (1980) Stanley Kubrick

Résumé : L’Ovelook hotel ferme ses portes pour l’hiver, c’est l’occasion pour Jack Torrence d’y emménager avec sa famille pour y prendre le poste de gardien. Mais ils s’apprêtent à vivre de long mois de solitude. Surtout pour Danny le jeune fils de Jack qui possède un don très spécial, Le “Shinning”. Grâce à se pouvoir, il peut percevoir l’avenir, et ce qui l’y voit n’est pas rassurant. L’hôtel semble plus mystérieux qu’il n’y paraît et a été le théâtre de terribles événements du passé.

Les pulsations de la peur

Shining de Stanley Kubrick est LE film d’horreur par excellence. C’est donc tout naturellement qu’il se retrouve dans ce top. Pour les fans de Kubrick et du cinéma d’horreur, il est considéré comme l’un des meilleurs films de tous les temps. Et pour cause lors d’une étude américaine sur la peur et le cinéma, un capteur enregistrant les pulsations des spectateurs avait été placé sur chacun d’eux. Le but était de voir comment réagissait le public face à un film d’horreur, et quel film allait être le plus effrayant. Et surprise, devinez lequel a le plus fait monter le cardio du public… Shining bien évidement. Il gagne donc la palme du film le plus stressant et angoissant de tous les temps, juste devant Psychose d’Hitchcock. Un classique de l’horreur parfait pour animer vos soirées entre amis, et voir par la même occasion l’un des plus grands chefs-d’oeuvre du cinéma.

“Chérie, je suis rentré !!”

 Shining de Kubrick est un bijou, adulé par les critiques et numéro 1 de nombreux top chez les cinéphiles. Il est incontestablement l’une des œuvres les plus importantes de l’histoire du cinéma. Mais interjetons-nous sur le pourquoi ? Pourquoi Shining est est il un chef-d’oeuvre horrifique intemporel ?

Deuxièmement le casting, mais surtout Jack Nicholson. L’interprétation qu’il offre dans ce film est bluffante, traumatisante, extraordinaire… et tout un tas d’autres mots qui rendent hommage à sa sublime prestation. Encore aujourd’hui, il incarne l’une des figures d’horreur les plus marquantes de tous les temps. Mais ce qui fait que Shining est l’un des plus grands films d’horreur de tous les temps est son ambiguïté. Entre gros trip schizophrène de Jack Nicholson, malédiction violente et brutale de l’hôtel, esprits vengeurs et pouvoir magique de Danny… Le spectateur se perd dans une dimension à part ou la vérité devient une notion abstraite et la peur le maître mot qui domine les lieux…  Un déboussolement total jouissif et terrifiant.

Les points forts

  • Jack Nicholson en psychopathe aussi effrayant que passionnant
  • La réalisation de Kubrick… Fantomatique, glaciale, et magistral. Des plans séquences à la stedicam sur Danny et son parcourt à vélo au plan fixe sur Nicholson et la folie en train de le dévorer. Tout est parfait.
  • La B.O, enivrante et glaçante. Une seule de ces notes suffit à nous reppeler le traumatisme que l’on a enduré.
  • La scène de l’ascenseur, le dialogue du bar, la séquence de la femme et de la salle de bain, de la hache et de la porte, du labyrinthe… il y a sans doute un vingtaine de scènes cultes inoubliables.

 

Prochainement le top 5, To be continued…

Découvrez ou redécouvrez la première partie de notre Top ICI !

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