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IDÉES DE FILM

The Dead : Un film de zombies “à l’ancienne” – Idée de Film – Spécial ZombieWalk #2

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The Dead : Le film de Zombie à l’ancienne

 

The dead, c’est l’histoire d’un mercenaire/ingénieur américain survivant au crash de l’avion évacuant les ressortissants d’un pays d’Afrique de l’ouest, alors que l’épidémie zombie bat son plein.

 

“Un scénario mince mais angoissant”

Le scénario se limite à ces quelques lignes, c’est plutôt mince. Pourtant le film n’est pas sans charme. C’est un film de zombies “à l’ancienne”, très loin des productions actuelles, plus axées sur des infectés dynamiques qui courent comme des fous. Contrairement à la plupart des autres films de zombies où les survivants préfèrent s’entre-tuer, nos deux personnages principaux vont se serrer les coudes pour survivre dans cette savane qui grouille de morts vivants.

Le film est la première réalisation de Howard et Jonathan Ford. Il est pourtant assez bien fait. Il nous dépeint l’angoisse permanente des protagonistes qui n’ont pas d’eau, de nourriture et très peu de munitions dans un environnement extrêmement hostile. Quand le soleil écrasant baisse sur l’horizon, on se demande, tout comme eux, comment ils vont pouvoir se mettre à l’abri. On aperçoit aussi le traumatisme laissé par des visions d’abomination. Ça donne aux personnages -un peu- d’humanité. Quant aux dialogues, eh bien il n’y en a pratiquement pas…

Les effets spéciaux sont corrects. On a bien droit à notre quota de gore avec des morsures plus vraies que nature et des restes humains qui jonchent le sol de manière convaincante. Mention spéciale pour la tête qui éclate sous la roue de la voiture ! Toutefois on n’a pas l’impression que les réalisateurs aient filmé du gore pour le Gore. Qu’il y ait des membres arrachés sur le sol ou de la cervelle répandue est logique compte tenu de ce contexte apocalyptique, mais c’est filmé sans complaisance, simplement de façon réaliste.

 

Zombies – Catégorie : Lents

the dead

Les zombies sont donc à la mode lente, pour ne pas dire très lente. Mais ils sont quand même bien inquiétants avec leur regard blanc (bien que ce dernier détail ne participe pas vraiment au réalisme).
Il y a toutefois quelques facilités de réalisation. D’abord cette savane est sacrément peuplée ! Impossible de s’arrêter deux secondes sans être assaillit par quelques morts vivants (et toujours dans le dos des personnages, bien sûr). Mais cela participe à créer la tension nécessaire à ce genre de film. Les zombies pourraient être esquivés sans trop de problème, mais ils sont nombreux, ne se fatiguent pas et ne souffrent pas de la soif. Alors nos deux hommes préfèrent faire face et canarder, sans trop de logique à cela.

Ensuite on nous parle d’une barrière de rochers acérés, terribles à franchir, d’autant plus qu’ils grouillent là aussi de morts vivants. Ce sera à coup sûr l’instant de bravoure du film… Le héros la traverse en 3 plans de 5 secondes ! Et puis comme il est ingénieur, il peut tout réparer. Alors il rafistole une radio et arrive à joindre une base américaine qui a bien l’air d’être sur un autre continent (!) et coup de chance, il tombe sur un copain d’armée ! Tiens Brian comment vas-tu ? Bof, les zombies, tout ça… et toi ? Pareil… Trop fort ! Mais ces défauts ne sont pas si grave, sans doute les réal ont t-ils dû couper court pour des raisons de budget.

 

Un film de genre bourré de références

The Dead reste un survival bien sympathique, avec toute l’imagerie habituelle, façon série B années 70 avec les moyens techniques de 2010. Pourtant ce DTV a un peu raté son public. On lui reproche sa lenteur ou l’absence de vraie scène d’action façon 28 jours/semaines plus tard… Mais il mérite une deuxième chance.

D’abord, comme on l’a dit plus haut, c’est un hommage aux films de zombies des années 70. Un retour aux sources avec des morts vivants qui déambulent leeeeentement. On pense à Romero bien sûr, mais bien plus à Fulci et aux productions italiennes des années 70-80, avec ces gros plans sur ce “héro” sans grand charisme, transpirant, le teint mat et buriné (quoi qu’un peu trop propre quand même), les yeux très clairs et les dents Ultra Brite…

the dead

Ensuite on a les paysages africains, ces couleurs, cette lumière chaude, ces grands espaces n’offrant aucun abris, son vaudou… Exit les grandes villes désertées, exit les forteresses improvisées telles autant de forts Alamo. On pense alors au jeu Resident Evil 5. Le film se veut contemplatif, avec des plans soignés sur une savane magnifique à perte de vue. Pourtant la tension ne retombe jamais. Nos deux survivants sont en danger permanent, ils ne peuvent jamais se poser et n’ont pas grand-chose pour se défendre.

Les situations sont traitées avec réalisme : les personnages ne sont pas des surhommes, ils ont peur, sont traumatisés comme on le serait tous. Ils sont très loin des badass classiques, armés jusqu’aux dents que l’on trouve trop souvent dans le cinéma de genre. On nous épargne l’humour et le second degré. Une épidémie de zombie, ce n’est pas drôle !
Enfin, on pourra y voir aussi un discours plus politique sur la déliquescence du continent africain. La fin ouverte suggérant une généralisation de l’épidémie nous laisse d’ailleurs peu d’espoir.

 

Christophe Bonnaud

Burdigala Corporation

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