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IDÉES DE FILM

Planète Terreur : Un film de fans pour les fans – Idée de film – Spécial ZombieWalk #1

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Planète Terreur : Le Grindhouse qui rend hommage au cinéma de genre!

Une étrange base militaire semble faire des expériences avec une arme bactériologique. Un gaz suspect et trois « cobayes » s’échappent.
Nous suivons un couple de médecins, une gogo danseuse, une sorte de héros ténébreux et mystérieux, un shérif, ses adjoints, plus ou moins doués, et bien d’autres devant faire face à une terrible épidémie qui transforme la plupart des gens en zombies purulents et agressifs.

“Planète terreur est un film emblématique en tout point”

planet terror

C’est LE film hommage du cinéma bis des année 70 à 90. Un pur produit de fans pour les fans. Robert Rodriguez signe ici une véritable ode au genre en utilisant ses codes et clichés. Ce cinéma a longtemps été déprécié, malgré ses succès d’estime comme les midnight movies.

Tout ici donne le ton, que ce soit la forme avec les filtres d’usure de l’image de type VHS ou bobine de pellicules, ou le fond par les stéréotypes des personnages, le scénario simpliste et les situations WTF. Et bien sûr les zombies ! Car si les séries B donnée la part belle aux films d’horreur, du fantastique et de la science-fiction, elle fut le terreau d’où s’extirpa plus retentissant que jamais nos chers morts-vivants. En premier lieu, par le maitre Georges A. Romero en 1968 avec La nuit des morts-vivants dont il fit de nombreuses séquelles, mais tellement réexploiter que l’on pourrait parler de zombiesploitation. Logique donc que le réalisateur ait choisi les zombies pour son film hommage.
On ne manque pas d’acteurs connus, Bruce Willis en tête, Josh Brolin (Cable, Thanos dans les Marvel, et Tom Chaney dans True Grit), Michael Biehn (Terminator, Aliens le retour et Abyss).

Il y a aussi pas mal de seconds couteaux et guest. Mention spéciale à Tom, vétéran incontournable du genre. Acteur, FX ou maquillage, sa filmographie est énorme : Dawn of the dead (Zombie) en 1978 de George A. Romero ainsi que le remake Dawn of the dead (L’armée des morts) en 2004 de Zack Snider, Vendredi 13, invasion USA, Massacre à la tronçonneuse, etc…

“Une bande originale simple et efficace”

gaz

Attention, il ne s’agit pas d’une série Z. La production s’est donnée les moyens de ses ambitions. Le scénario tient la route et les personnages restent logique dans leurs actions. Le fun des scènes d’action est si intense que la suspension consentie d’incrédulité fonctionne même quand les lois de la physique sont renvoyées au placard.
La bande originale est simple et efficace. Le thème est marquant, très inspiré de celles que compose John Carpenter pour ses films. Le choix des instruments saxophone, guitare rock et percutions industriel renforce agréablement le thème principal. La soundtrack colle parfaitement à l’ambiance de l’univers proposé.

La réalisation et le montage s’enchainent bien et jouent avec les codes du genre. Les respectant, s’en moquant ou en allant à l’extrême opposé de façon équilibré toujours dans le but de servir le récit.
Les effets allant du simple gore dégueulasse à l’épique sont très réussit, encore une fois un très bon mélange entre techniques modernes et plus anciennes.

C’est un très bon film de divertissement indépendamment de son trip fanboy. L’action est bien rythmée les punchlines fusent et marquent. Les gags virent souvent au lourd et sexiste. Ce qui est inhérent au genre, mais on notera qu’en contrepartie ce sont les femmes qui sont mises à l’honneur par leurs actions dans cette histoire et qu’au final ce sont elles qui s’en sorte le mieux.

Les zombies : Catégorie Infectés!

Ils tombent dans la catégorie des « infectés » car il s’agit ici d’une contamination qui touche les vivants et les transforment en mutants purulents.
Déjà la contamination reste la base : mordu par un zombie vous en deviendrez un. Dans Planet Terror la propagation est rendue plus rapide et efficace par la diffusion d’un gaz dans l’air.
La source virale est ici totalement assumée et exploitée. Là où les autres films d’infectés cherchent le patient zéro. Ici nous avons déjà une démarche de vaccination. L’escouade du Lieutenant Muldoon tentant de créer des anticorps en s’exposant au virus à une faible dose.

medecin infecté

Autre chose emprunté au domaine de la maladie, les défenses naturels. Tout le monde n’est pas égal face à la contamination. Certains ont des symptômes plus ou moins marqués, une incubation plus ou moins longue. Et l’immunité naturelle est prise en compte !
Ici aussi nous brisons un autre code avec : l’espoir. Les héros n’obtenant que de petites victoires personnelles face à une fin du monde qui les dépasse totalement et qui finira par le consumer au même titre que le reste de l’humanité. Les survivants ne sont d’habitude que des zombies en sursis alors qu’ici certains échappent à ce terrible destin. De plus, les zombies qui se décomposent plus vite qu’a l’accoutumé. Ils se liquéfient en immondes pustules contaminantes. Du coup l’humanité n’est plus condamnée, mais doit juste survivre puis se reconstruire. Curieusement, il est fait référence à une civilisation détruite par l’homme moderne pour ce renouveau.

Des idées propres à l’imaginaire collectif

Depuis longtemps les zombies servent à dénoncer les travers sociaux de l’humanité. Se révélant ainsi être le bras de la justice aveugle. Vous remarquerez que la plupart du temps les personnages représentant ce qu’il peut y avoir de pire en nous, succombent aux zombies. L’apocalypse zombie nous mettant face à nos désirs souvent futiles et nombrilistes. Nombre de personnages semblent déconnectés de la réalité tellement leurs piètres considérations personnelles passent avant l’instinct de survie ou la compassion.
En conclusion, comme pour le film dans son ensemble, Robert Rodriguez, a su développer ses idées propres tout en respectant l’imaginaire collectif concernant les zombies.

 

Jean-François Thibaut

Reseaulution

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