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IDÉE DE FILM

Moonrise Kingdom, retour sur le cinéma d’Anderson – BILLET D’HUMEUR #1

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Sorti en mai 2012, “Moonrise Kingdom” est le 7è film de Wes Anderson. On y retrouve l’univers décalé et poétique du réalisateur américain. La légèreté ainsi que la dérision sont à l’honneur dans ce film… et ça fait du bien.

 

Le cinéma de Wes Anderson

 

Les lumières s’éteignent. La musique s’interrompt. Les spectateurs s’approprient le siège sur lequel ils sont petit à petit en train de s’enfoncer. Les quelques chuchotements s’estompent. Le film commence. Dès les premières images la salle absorbe un élixir de jouvence regrettant presque de ne pas avoir dépensé plus de petites monnaies au bar du cinéma comme lors des premières sorties adolescentes. Wes Anderson produit cet effet. Le cinéaste transporte dans un univers qui lui est propre où l’enfance, l’innocence et l’inconscience cohabitent. Et ça marche ! Que ce soit dans “Moonrise Kingdom” ou “The Grand Budapest Hotel” le spectateur se voit engloutit dans un monde à la fois réel et utopiste, étrange mais rassurant où la plus grand chose n’est important si ce n’est son propre destin. En outre, une formidable description de l’enfance qui en dit également long sur le monde des adultes.

 

Moonrise Kingdom, un film peut-être pas si léger

 

L’histoire se déroule dans les années 60 sur une île bien loin de l’effervescence des sociétés de l’époque. Sam et Suzy, deux enfants de douze enfants, n’arrivent pas à s’intégrer auprès de leurs proches (familles ou amis). Tombant amoureux l’un de l’autre ils décident de s’enfuir alors qu’une terrible tempête menace l’île. S’appuyant sur l’amour, l’aventure, et la poésie, “Moonrise Kingdom” n’enchante pas pour autant le monde de l’enfance. Les héros y sont complexes, et souffrants. Cette ode à la diversité semble assumée. Le film dénonce la cruauté des enfants ainsi que leur intolérance face à l’inconnu ou la différence.

Les couleurs pastel, les cadres atypiques et la mise en scène unique prouvent peut-être davantage que pour Wes Anderson la norme n’est qu’une perception inconstante qui n’est en aucun gage de qualité.

Et lorsque les lumières se rallument, et que les spectateurs se lèvent, il semble bien que le réalisateur ait conquis la salle.

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