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Festival de Cannes 2018: EspritCine a débarqué sur la croisette!

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Le Festival de Cannes, lieu d’un cinéma éternel

 

” Tous les ans, au Festival de Cannes, les vedettes impalpables quittent la pellicule. Et s’offrent au regard des mortels.”

 – Edgar Morin

C’est en ces mots, criants de vérité que le philosophe Edgar Morin parlait du Festival de Cannes. Car cette année encore Cannes ouvre ses portes au monde du cinéma. Toute la famille du Septième Art se retrouve réuni dans une atmosphère élégante et cinéphile pour promouvoir leur art. Jean Luc Godard, Gaspard Noé, Christophe Honoré, Paul Dano… Mais aussi  Jafar Panahi,Asghar Farhadi, Spike Lee, Penelope Cruz, Javier Bardem Voila un échantillon de ce que l’on peut apercevoir à Cannes ces dernières semaines.

En tout, c’est plus d’une cinquantaine de films qui pourront être vu en deux semaines. Le jury donnera sa décision en fin de semaine, présidé cette année par la sublime Cate Blachett.

Aujourd’hui deux films décryptés ; D’un côté Plaire, aimer, et courir vite, le nouveau film événement de Christophe Honoré. De l’autre Gueule d’ange où nous retrouvons une Marion Cotillard surprenante et déjanté.

Alors allons prendre une bonne dose de cinéma ensemble.

 

Plaire, aimer, et courir vite

plaire, aimer et courir vite

 

Résumé : Dans les années 90, Arthur du haut de sa vingtaine est jeune étudiant breton insouciant ivre de découvrir ce qu’est l’amour. Sa vie se voit chamboulé le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Leurs rencontres va ouvrir une nouvelle perspective à Arthur, et une autre façon de voir l’amour… Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

 

Le grand retour de Christophe Honoré

 

 

Après le sublime Chanson d’amour, Christophe Honoré est passé par des phases plus spéciales. Notamment avec son adaptation des Malheurs de Sophie qui n’a pas fait l’unanimité des critiques. Mais cette année il semble bien décidé à reprendre du poil de la bête et revient en force avec Plaire, aimer et courir vite.

Un film qui au final a pas mal divisé la croisette. D’un côté certain y voit un 120 battements par minute du pauvre, arrivé trop tard et gérant mal le sujet du coming out, de l’autre côté il a ceux qui ont été touché par la beauté et la délicatesse de ce long métrage.

Tout d’abord il est vrai qu’entre 120 Battements par minutes ou encore Call me by your Name, il y a eu de belles romances homosexuelles sur nos écrans ces deniers temps. Christophe Honoré aurait pu rater son film rien qu’à cause d’un mauvais timing. Mais il n’en est rien. Il s’impose largement dans la lignée de ces deux magnifiques films. Ajoutez à cela un mélange de douceur et d’amertume propre au cinéma du réalisateur. Le couple est extrêmement touchant et le couple vraiment crédible. Plaire, aimer, et courir vite pose des problématiques touchantes et réalistes qui ne peut que saisir le public.

N’oublions pas le final du film où le temps, les émotions et même la vie s’arrête, nous offrant ainsi un moment de suspens absolument sublime, que nous ne spolierons pas. Pour l’instant il reste dans les favoris pour obtenir la palme suprême, et ce ne serait pas une surprise.

Rajoutant à tout cela, une mention spéciale à Vincent Lacoste qui nous surprend de film en film et qui s’approche de talent comme ceux de Pierre Ninet ou Louis Garrel. Son meilleur rôle depuis Hippocrate.

 

Gueule d’ange

Résumé : Une jeune femme (Marion Cotillard) vit seule avec sa fille, Elie. Bien qu’elle aime sa fille elle n’aime pas le boulot de mère à plein temps. Elle préfère délaisser son enfant pour privilégier les sorties alcoolisées et les virés avec ses différents amants. Un jour elle finit par ne plus revenir à la maison et laisse sa fille livrée à elle-même. Peu à peu, la jeune Elie va apprendre la vie, la solitude et va mener une quête pour obtenir de l’attention et de l’amour.

 

De bonnes idées, gâchées par une mélancolie trop poussée

 

 

En découvrant Gueule d’Ange premier film de la réalisatrice Vanessa Filho, on prend une énorme claque durant les quarante premières minutes du long métrage. La relation mère-fille est tellement rude qu’elle en est presque insoutenable, et le jeu de la jeune Alyne Aksoy-Etaix est bouleversant. Mais peu à peu, une vague de mélancolique et trop prévisible prend peu à peu le relais pour balayer toutes les bonnes idées. Entre le jeu de Marion Cotillard tantôt juste tantôt limite caricaturale et l’histoire qui patine… Le rythme du film en prend un sacré coup.

Une histoire qui cherche trop à nous tirer les larmes donc. Alors que laisser plus de naturel, comme la scène du mariage où quelques heures seulement après s’être marié, l’homme voit sa femme le tromper sous ses yeux. Un choc et un bouleversement inouïe qui fonctionne parfaitement. Mais le coup de la jeune fille alcoolique fonctionne beaucoup moins bien.

Un résultat en demi-teinte pour ce film sélectionné dans la catégorie un certain regard. Sortie prévue le 23 Mai prochain pour les plus curieux d’entre vous.

 

 

A bientôt pour une nouvelle actualité du Festival de Cannes.

 

 

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