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Qu'est ce qu'on a encore fait au bon dieu Qu'est ce qu'on a encore fait au bon dieu

CRITIQUE

Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? – La Critique

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Qu’est ce qu’on a encore fait au bon dieu?, la suite de trop

Mon Dieu oui, qu’est ce qu’on a fait pour mériter étalage de clichés et de stéréotypes ? Comme on dit, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Et malheureusement la suite de la comédie de Philippe de Chauveron ne l’a pas bien compris…

Après le mariage de leurs quatre filles à quatre hommes d’origine étrangère, Marie et Claude Verneuil espèrent pouvoirs couler des jours heureux à profiter de leur famille et leurs petits enfants. Malheureusement pour eux, leurs gendres ont un coup de blues et ne se sentent plus vraiment heureux en France. Ils ont alors l’idée de déménager à l’étranger et convainquent leurs épouses de se lancer dans cette folle entreprise. Désespérée et refusant de voir ses petits enfants et ses filles partir loin d’elle, Marie va alors faire pression sur Claude dans le but de trouver un plan pour que sa famille reste en France. Arriveront-ils à redonner le goût de vivre à la française à leurs gendres ? Hm… pas sûr… quoi que ?

La recette avait déjà bien fonctionné en 2014 avec Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, alors pourquoi ne pas se priver en sortant une suite en rajoutant juste un mot au titre ? Car ce film est principalement un recopiage des codes du premier sauf qu’on vient en changer les postulats. Il n’est pas question de mariage mais de départ. Même si une sous intrigue sans grand intérêt vient soulever la question de l’homosexualité dans un film déjà chargé de stéréotypes racistes.

Il divise plus qu’il n’apaise tout en tirant bien trop sur la corde de l’opus précédent

Car oui l’humour communautaire ça peut faire sourire une fois ou deux, mais il se transforme bien vite en moquerie. Le film enchaîne encore et encore les blagues. Ou encore des situations cocasses sur les communautés étrangères, qu’elles soient asiatiques, juives, arabes ou noires. Tout le monde a droit à sa séance de clichés. On ne peut pas dire que les personnages aident à arrondir les angles.

Oh non, pour un film qui pense prôner la réconciliation et la tolérance on peut dire qu’il s’y prend bien mal. Christian Clavier campe un bourgeois français raciste dans un registre qui lui propre. Il est secondé par Chantal Lauby qui semble être le seul personnage appréciable du film. Les quatre gendres, interprétés par Medi Sadoun, Ary Abittan, Noom Diawara et Frédéric Chau paraissent comme quatre photocopies qui ne sont là que pour étayer les clichés sur leurs origines respectives. Quant aux quatre filles, elles sont facilement oubliables tant leur rôle est insignifiant dans l’intrigue. Bien que les actrices ne soient pas décevantes.

Vient se greffer à ça l’intrigue sur l’homosexualité d’un personnage tertiaire qui est à peine exposé et dont le dénouement est bien trop prévisible. Pour un film dans lequel les personnages se répètent sans arrêt multiculturels, le résultat gras et xénophobe qui nous est servi a quelque chose de suffisamment ironique. Et tout le propos du film qui était de réconcilier ne fait que creuser l’immense fossé des différences culturelles en continuant de jouer avec les archétypes qui pullulent sur les scènes ou comédies populaires. Triste constat.

Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? est, vous l’aurez surement compris, un film qui passe complètement à côté de la plaque tant sur son message que son traitement. Il divise plus qu’il n’apaise tout en tirant bien trop sur la corde de l’opus précédent. Un conseil, passez votre chemin.

avis sur le film
  • Scénario
  • Casting
  • Durée du film
3.3
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