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Les Enquêtes du département V : Dossier 64 Les Enquêtes du département V : Dossier 64

CRITIQUES

Les Enquêtes du département V : Dossier 64 – La Critique

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Les Enquêtes du département V : Dossier 64 une excellente surprise

Le polar nordique, ça en jette. Des protagonistes froids et solitaires, à l’esprit aiguisé. Des crimes sanglants qui viennent bousculer un quotidien paisible. Puis, des intrigues sombres dans des paysages enneigés. Tout est réuni pour un bon thriller qui fait trembler aussi bien de froid que d’angoisse. Alors quand on entend parler des “Enquêtes du Département V”, un Cold Case à la danoise, on est immédiatement intéressé. Découvrons un peu ce nouveau venu scandinave.

Les enquêtes du Département V”, c’est avant tout une série de livres rédigés par Jussi Adler Olsen, pour laquelle il a reçu le prix du club des libraires danois. Avec 7 livres à son actif, la saga est déjà bien remplie, et surtout, très appréciée du public danois. Ce qui explique l’adaptation filmique, qui compte aujourd’hui 4 opus. Nous nous intéresserons présentement au 4ème, le plus récent, et ultime adaptation de la saga jusqu’à nouvel ordre.

Le Département V se focalise sur les enquêtes qui n’ont pas été résolues. Composé de l’inspecteur Carl Mørck (homme froid et renfermé), et de son collaborateur Assad (professionnel au grand cœur), ils logent dans le sous-sol de la police de Copenhague. Les deux hommes sont amis et alliés, et ont déjà trois grosses affaires à leur actif. Quant à la quatrième, elle viendra les saisir dans un moment trouble. Assad est en effet sur le point de quitter le Département V pour un meilleur poste. Mais une nouvelle affaire va les réunir pour la dernière fois. On découvre en effet trois squelettes emmurés dans un vieil appartement. Les trois, un homme et deux femmes, sont assis autour d’une table. Ils semblent presque sur le point de partager un repas. Enfin, ce serait le cas s’ils n’étaient pas morts depuis 12 ans.

Une alchimie incroyable entre les acteurs principaux

Les deux enquêteurs, accompagnés de leur assistante, la flamboyante Rose, vont ainsi révéler à la lumière du jour une affaire particulièrement sombre. Dans les années 50, des jeunes femmes étaient internées sur la petite île de Sprogø, pour des motifs tout aussi variés qu’arbitraires. Celles-ci étaient ensuite stérilisées de force, sous la direction du docteur Curt Wad — lequel exerce encore aujourd’hui ! Que s’est-il passé avant la fermeture de Sprogø, et qu’est-ce qui peut bien lier les deux affaires entre elles ?

Porté par Nikolaj Lie Kaas et le suédois Fares Fares, et réalisé par Christoffer Boe, le film se révèle être une excellente surprise. Il n’est lié à ses préquels que par ses personnages. Ce qui fait que l’on peut attraper la saga en route et ne pas se sentir totalement perdu. Le résultat est l’alchimie incroyable entre les acteurs principaux, que l’on capte au moment où ils apparaissent à l’écran. Ils fonctionnent extrêmement bien ensemble. L’inspecteur froid comme un glaçon, faisant mine de n’être atteint par rien, et à son opposé, un Assad à fleur de peau, tout en émotion et en feu.

L’histoire se développe entre l’enquête du Département et des flashbacks épisodiques, qui suivent l’histoire de l’une des pensionnaires de Sprogø. Cela donne un rythme au film, qui, il faut bien le dire, ne pêche pas par son excès d’action. Mais il faut bien admettre que le mélange est efficace, et que la structure narrative tient bien la route. Entre passé et présent, le film construit un jeu de miroirs, où tout se fait écho: prisonnières injustes d’hier, et victimes d’aujourd’hui.

L’intrigue est prenante et le suspens est là

Le sujet choisi pour l’intrigue est ici particulièrement engagé. On parle d’avortements anonymes, de violences sexuelles, et de stérilisation forcée — sujet particulièrement épineux au Danemark, qui a vu naître un gouvernement porté sur l’eugénisme il y a de cela quelques décennies.

Malgré quelques choix de mises en scène hasardeux, voire carrément clichés (il semble impensable en 2019 de voir des protagonistes courir au ralenti alors qu’une voiture explose derrière eux, et pourtant…), l’intrigue est prenante, le suspens est là, les acteurs donnent tout ce qu’ils ont, et l’esthétique glauque est très bien mise en avant. Ce quatrième volet clôt la saga de manière très satisfaisante.

Les Enquêtes du département V : Dossier 64 sera disponible le 7 mars en e-cinéma via l’ensemble des fournisseurs d’accès. En attendant, n’hésitez pas à jeter un œil aux épisodes précédents afin de rattraper votre retard. Accompagnez les avec une bonne bière danoise et du saumon fumé sur pain polaire, et hop, vous voilà booké pour votre soirée “thrillers nordiques”.

Découvrez notre interview de la productrice Louise Vesth et des acteurs Fares Fares et Nikolaj Lie Kaas

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