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CRITIQUES

Glass, un bon épilogue signé Shyamalan – La Critique

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Glass, une histoire sinueuse porté par un casting exemplaire

Aah, M. Night Shyamalan… Il sait nous émerveiller, nous surprendre, nous intéresser mais surtout nous faire réfléchir. Que ça soit sur les propos de ses films ou les interprétations des personnages qu’il met en scène, le réalisateur américain possède une filmographie semée d’embûches. Il revient en force avec le dernier épisode d’une trilogie bien appréciée : Glass.

Kevin Wendell Crumb est un criminel qui souffre d’un trouble de la personnalité multiple. Kevin se surnomme “La Horde” et ses personnalités sont dirigées par “La Bête”. Il s’agit d’une facette de lui même à la force surhumaine et se comportant comme un animal sauvage. Il est poursuivi par David Dunn, surnommé “Le Surveillant”, lui même possédant d’immenses capacités physiques. Suite à un affrontement acharné dans une ancienne usine, les deux surhommes sont arrêtés par la police. Ils sont internés dans un hôpital psychiatrique où ils sont étudiés par le docteur Ellie Staple.

Cette dernière est spécialisée dans les patients atteints de mégalomanie et pense que les individus comme Kevin ou David sont troublés au point de penser qu’ils ont de vrais super pouvoirs. Elle va étudier leur cas et tenter de les soigner alors que, dans le même hôpital, “Mr. Glass” complote dans l’ombre. Cet homme mystérieux extrêmement intelligent est affligé de la maladie des os de verre et ex-terroriste. Il connaît David, se prend d’intérêt pour La Bête, et n’a pas dit son dernier mot face au docteur Staple…

Un casting principal de choix

Ce dernier film, clôturant la trilogie entamée par Incassable en 2000 et Split en 2017, possède deux forces. La première réside dans son casting principal de choix. Malgré certains moments de surjeu bien calibrés, il arrive à nous porter dans son histoire sinueuse. Sa seconde force se trouve quant à elle dans sa réalisation à l’aspect très intime. Elle permet de rester constamment du point de vue d’au moins un personnage.

Parmi les grandes figures du casting on retient évidemment James McAvoy incarnant le rôle de La Horde et de toutes ses personnalités multiples. L’acteur britannique qui s’est déjà illustré dans Filth ou Reviens-moi est vraiment le petit plaisir coupable du film. Son personnage a beau être un fou dangereux enlevant de jeunes demoiselles, il n’en est pas moins plaisant, voire attachant. Que ça soit un garçon de neuf ans qui se la joue cool, une femme obséquieuse et calculatrice ou même la terrifiante Bête aux rugissements rauques… Toutes ses personnalités sont uniques et l’acteur sait altérer parfaitement son jeu quand l’une prend le dessus sur une autre, le tout de manière très fluide.

Glass est un bon film

Face à lui, un Bruce Willis héroïque qui campe le rôle d’un vengeur masqué drapé dans un long manteau vert. Un personnage pathétique, ballotté par des circonstances dont il fait les frais. Il retrouve sa Némésis de toujours : Mr. Glass, joué par Samuel L. Jackson. Ce dernier est également délicieux en antagoniste calculateur digne des comic-books qu’il apprécie tant. Bien que peu loquace, la prestance de l’homme de verre sait parfaitement compléter la folie furieuse de La Horde et former un duo de choc contre les forces du bien.

Et pour compléter ce quatuor vient se greffer la figure d’Ellie Staple, incarnée par Sarah Paulson. Psychiatre émérite, elle se veut bienveillante mais on ne peut s’empêcher d’être captivé par son aura pleine de mystère et de doute. C’est elle qui va forcer les trois internés à l’introspection. C’est elle qui va tenter d’éveiller leurs émois et leurs peines, de les comprendre et de les forcer à se retrouver confrontés à eux même.

En un sens, le film est à l’image de cette femme : instigateur et intrusif. On alterne constamment entre des plans à l’intérieur de caméras de surveillance, directement face au visage des personnages, ou en tous cas très près d’eux. Ainsi, la mise en scène reste focalisée sur leur développement psychologique. Ce qui rend leur traitement au fil du film encore plus authentique.

Concluons là dessus, Glass est un bon film. Sans être un chef d’oeuvre pour autant, il sait se distinguer grâce à une bonne évolution de ses personnages. Il conclut magistralement une trilogie intéressante. Espérons à présent que M. Night Shyamalan continue sur sa lancée et sorte enfin de sa période noire. Glass, allez le voir, passez un bon moment !

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