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CRITIQUE

GHOST IN THE SHELL : Un désastre esthétique – La Critique

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Ghost In The Shell

Ghost In The Shell – Une purge à l’esthétique incroyable mais totalement vide de l’intérieur.

 

Les adaptations des mangas à Hollywood n’ont jamais été d’une grande qualité, Ghost In The Shell ne déroge pas à la règle.

En effet, dès le départ, l’histoire démarrait très mal. Au lieu de prendre une actrice asiatique, les producteurs américains ont choisi Scarlett Johansson afin de vendre le projet plus facilement à l’international.

Ensuite, le réalisateur de Blanche Neige et le Chasseur a été choisi. Un choix plus que discutable pour ce genre d’adaptation. Effectivement, nous aurions préféré un réal japonais connaissant un minimum le manga, afin de s’inspirer de l’essence de ce dernier

Une adaptation aux beaux effets spéciaux mais à l’histoire éloignée du matériel d’origine

Bref, Ghost In The Shell est une purge dont les têtes pensantes n’ont strictement rien compris à la philosophie du manga. Alors bien évidemment, l’esthétique est très soignée. Les effets spéciaux sont excellents, le monde futuriste cyberpunk y est bien représenté et nous sommes en extase devant la scène d’introduction.

En même temps, ce n’était pas très difficile de respecter cela. Honnêtement, s’ils avaient, aussi, loupé l’environnement du manga, ça aurait été un déchet du même niveau que Dragon Ball Evolution.

Toutefois, passé les cinq premières minutes, le film sort totalement du matériel d’origine et prend toutes les libertés possibles et inimaginables.

D’ailleurs, le scénario est totalement changé et mis à la sauce américaine.

Afin de garder un semblant de Ghost In The Shell, le long-métrage met du fan service un peu partout.

 

Un casting mal choisi – Ghost In The Shell

 

Alors que le film avait tout juste été annoncé, j’avais fait un petit listing mentionnant les comédiens que j’aurais vus dedans.

Dans le rôle de Makoto, il était évident que l’actrice Rinko Kikuchi devait être choisie. Dans celui de Batou, j’aurais bien vu Dolph Lundgren et pour celui d’Aramaki, Cary-Hiroyuki Tagawa.

Malheureusement, Hollywood n’en a fait qu’à sa tête.

Afin de pouvoir trouver un financement et de vendre le film dans le monde entier, les producteurs ont choisi une actrice occidentale bankable. Le choix s’est porté sur Scarlett Johansson. Elle est ni bonne, ni mauvaise. En fait, elle est totalement en roue libre.

Concernant, Batou, Pilou Asbæk, s’en sort plutôt bien. Il n’en fait pas trop et correspond à peu près au personnage du manga.

Pour Takeshi Kitano qui interprète le chef de la section 9, Aramaki, c’est carrément autre chose. Tout d’abord, il ne sert à rien et puis il parle dans sa langue maternelle. Ce qui crée des incohérences scénaristiques et des situations cocasses.

Enfin, nous assistons au grand retour de Micheal Pitt, qui devrait finalement, rester aux films indépendants.

 

Conclusion

 

Pour finir, Ghost In The Shell, a le cul entre deux chaises. Ils veulent adapter un manga à la sauce américaine. En faisant cela, ils gardent l’esthétique, mais en perdant la philosophie. De plus, les trois-quarts des comédiens sont occidentaux et le fait de ne pas doubler Takeshi Kitano est totalement ridicule. Ce qui prouve la bêtise hollywoodienne.

Bref, l’adaptation s’avère très dispensable et j’espère que le film ne fonctionnera pas afin que le projet Akira ne se fasse pas.

 

  • Scénario
  • Casting
  • Durée du film
  • Effets visuels
1.3
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