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CRITIQUE

Captive State, d’une confusion effarante – La Critique

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Captive State, un résultat confus et peu convaincant

La science-fiction est certainement l’un des genres cinématographiques les plus vieux. Il se dénote en plusieurs sous-genres avec chacun leurs spécificités. Si bien que finalement tout le monde peut y trouver son compte en fonction du type de fiction recherchée. Au cinéma, on peut citer la saga Alien, la saga Star Wars, 2001 l’Odyssée de l’espace ou encore E.T, l’extra-terrestre. Oui, l’espace et ses aliens inspire beaucoup la science-fiction. Mais que se passe-t-il quand ces derniers deviennent les dictateurs de notre planète ? Voyons-ça avec Captive State.

L’histoire débute en 2019, sur notre planète. La Terre est envahie par une race extraterrestre, l’humanité lutte tant bien que mal mais finit par capituler. Une armistice est signée avec les aliens qui deviennent les nouveaux maîtres de la planète. Ces derniers se font appeler les Législateurs et instaurent une loie martiale draconienne à l’encontre des humains, désormais serviles sinon abattus. Ils investissent les grandes villes et imposent leurs bastions souterrains dans des zones strictement interdites sauf pour les hauts officiels du gouvernement.

Neuf années après la capitulation, les extraterrestres sont toujours les tauliers. Le fossé entre les riches et les pauvres n’a fait que croître durant cette période. Et la plupart des réseaux numériques ont été désactivés voire interdits. Pendant ces neufs ans, une cellule résistante anti-alien appelée “Phoenix” a tenté de détruire le bastion Législateur de Chicago, sans succès. Laissés pour morts, le commandant de police William Mulligan parvient à découvrir qu’ils ne seraient finalement pas hors d’état de nuire…

Rupert Wyatt a complètement loupé le coche avec Captive State

Captive State est réalisé par Rupert Wyatt, un réalisateur britannique qu’on connaît notamment pour ses deux gros succès : The Escapist (2008) et La Planète des singes : Les Origines (2011). Ce nouveau long-métrage marque donc un retour à la science-fiction pour le cinéaste. Et pour un retour, mon dieu, quel retour ! Rupert Wyatt a complètement loupé le coche avec Captive State, à se demander si ça n’est pas le spectateur qui est le véritable prisonnier dans cette histoire.

A ce point là ? Oh oui, et ça n’est pas sans exagérer. Le film commence avec une scène d’introduction nerveuse où les parents des deux protagonistes meurent sous les yeux de leurs fils. Sans parler de ce poncif éculé, le contexte d’occupation alien qui pourtant concerne tout le film nous est exposé en deux lignes de texte. Du reste, on ne fait qu’entrapercevoir ces créatures qui semblent hérissées de pics. Oui, elles n’apparaissent que très rarement, surtout dans les scènes d’action. Et là où elles auraient pu être de vraies menaces inquiétantes, elles sont réduites à n’être que des vagues formes plongées dans le noir. Les scènes d’actions se déroulent quasi systématiquement dans une intense pénombre, rendant le tout extrêmement confus. Sans doute pour cacher la misère des effets spéciaux…

Captive State n’a rien de grandement convaincant

Les personnages ne sont quant à eux pas en reste non plus. Les têtes défilent mais très peu sont nommés. On retient surtout John Goodman dans le rôle du commandant Mulligan et Ashton Sanders interprétant Gabe Drummond. Les deux fournissent un bon travail et leurs personnages sont les seuls à avoir un brin de développement et de profondeur au milieu de tout ce mic-mac. Les autres résistants n’ont droit à aucune exposition, si ce n’est le frère de Gabe qui bénéficie de la scène d’intro. On suit donc des figures de l’ombre auxquelles on arrive pas à s’attacher, insipides et trop peu travaillées.

Captive State n’a rien de grandement convaincant. L’aspect science-fiction est si peu proéminent que le film a plus des allures de thriller qu’autre chose. Les aliens auraient pu ne pas être présents, nous n’aurions pas noté grande différence. Le film souffre d’ailleurs de gros soucis de rythme, incapable de permettre au spectateur des moments d’accalmie. Il fonce à cent à l’heure, nous laissant entre deux chaises avec des personnages sans saveur et un tout très confus. Rupert Wyatt aurait pu mieux revoir sa partition…

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