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CRITIQUE

Alita : Battle Angel : Une lourde adaptation – La Critique

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Alita Battle Angel, beaucoup trop explicitation pendant la première moitié du film

Robert Rodriguez… ce nom peut faire sourire ou frissonner quand on l’entend. Et pour cause, il est le réalisateur de bon nombre de nanars comme les films Spy Kids, Machete ou encore le célèbre Shark Boy & Lava Girl. Alors quand on voit son nom en tant que réalisateur de l’adaptation cinéma du manga Gunnm de Yukito Kishiro, on appréhende un peu le résultat. Voyons ce que ça donne !

L’histoire se déroule en 2563. La Terre se retrouve complètement dévastée suite à une grande guerre, l’Effondrement. Subsiste encore la ville d’Iron City, désormais rongée par le crime et ressemblant plus à une immense décharge. Là-bas, le scientifique Dyson Ido découvre le corps désarticulé d’une jeune cyborg, mi femme mi robot, dont le cerveau semble encore actif. Il va décider de réparer sa découverte et la ramène dans son atelier. Amnésique, l’hybride robotique se retrouve baptisée “Alita”, le nom de la fille décédée du Dr. Ido.

Toutefois Alita n’est pas entièrement satisfaite de sa nouvelle vie et veut découvrir d’où elle vient. Elle se met alors en quête de ses origines et croise la route d’un nouvel ami en la personne d’Hugo. De même qu’un nouvel ennemi : Vector, qui dirige les courses Motorball où des cyborgs se battent à mort. Alita arrivera-t-elle à découvrir d’où elle vient réellement…?

Adapter un unique opus d’une oeuvre, ce n’est déjà pas une mince affaire. Si bien que quand il y en a plusieurs, il est fréquent de les découper en série de films. C’est le cas de la saga de films Harry Potter, le Seigneur des Anneaux ou encore le Hobbit. Alors quand Alita : Battle Angel fait le pari d’adapter un manga de neuf volumes en un film de deux heures, ça donne un résultat quelque peu… lourd.

Alita Battle Angel, le personnage principal est très attachant

Oui, la première heure est une avalanche incessante d’exposition sur les grands points de l’intrigue du manga afin de poser les postulats du film. Il faut expliquer le passé du docteur, il faut expliquer la présence d’une cité volante, il faut expliquer les souvenirs d’Alita, il faut expliquer l’origine de la guerre… Il y a beaucoup trop d’exposition pendant la première moitié du film. De ce fait, pour un spectateur qui ne connaît absolument rien à l’univers du manga ça peut devenir vite rébarbatif. On sent bien que le film aurait pu être une série, ou pourra se décliner en série, et c’est quelque peu dommage.

Pourtant, le personnage principal est très attachant. Incarnée par Rosa Salazar, Alita est une protagoniste qu’on prend vite d’affection, tant sur son éveil au monde que durant sa quête initiatique. Elle nous gratifie d’ailleurs de scènes de combats nerveuses et jouissives face à des adversaires robotiques aux allures grotesques ou insectoïdes. Du reste du casting, Christoph Waltz arrive à se démarquer en incarnant le docteur Ido. Il est cette figure paternelle qui va constamment épauler Alita dans sa quête.

Alita Battle Angel est un divertissement plaisant qui en met plein la vue

Les antagonistes ne sont pas en reste de leur côté, campés par Mahershala Ali et Jennifer Connelly. Le premier joue le rôle de Vector en lui donnant des allures de parrain de mafia qu’on ne doit pas embêter. Quant à la seconde, elle interprète ici Chiren l’ex-femme d’Ido et ingénieure de génie qui veut à tout prix se rendre sur la cité volante. Viennent les rejoindre toute une cohorte de méchants secondaires possédant tous un look unique, mais dont on ne retiendra pas la prestation.

Alita: Battle Angel est, quand il s’en donne les moyens, un divertissement plaisant qui en met plein la vue. Pourtant on reste un peu entre deux chaises avec ce flux d’exposition constant qui vient un peu gâcher toute cette animation. Et l’animation, parlons-en. Si les effets spéciaux sont sympathiques, on sent qu’Alita est factice sur bon nombre de plans, surtout ceux où elle partage l’écran avec de vrais acteurs. Bref, ce n’est pas un navet mais il n’est pas transcendant pour autant, tâchant de garder les éléments fondamentaux de son manga d’origine.

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