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CRITIQUES

CARBONE – Magimel joue le jeu dans un film bancal – La Critique

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Carbone

CARBONE – On n’en attendait pas grand chose, cependant nous sommes quand même déçus

 

Je ne vais pas vous le cacher, Olivier Marchal fait parti de mes réalisateurs français préférés. Aucune fausse note pour le moment, une filmographie impeccable, jusqu’à Carbone.

En effet, ce nouveau long-métrage n’est pas un très bon Marchal. Pour autant, il n’est pas mauvais, mais il est clair qu’il devient un film de gangsters français, banal.

Carbone est bourré de clichés, d’incohérences et de scènes chocs, qui, parfois, ne servent à rien.

De plus, il possède une bande-originale qui ne colle pas du tout. L’une des premières scènes n’est aucunement en adéquation avec la musique. Nous avons du Orelsan à fond les ballons sans que cela soit justifié. Cela dit, cette première chanson possède une mélodie sympathique.

Quant au casting, ça me fait peu penser à un film de Frédéric Schoendoerffer. Du déjà vu, sans de véritables prises de risque. 

Nous avons un Benoît Magimel, qui, certes, sauve le film du ratage, mais qui a désormais l’habitude d’endosser le rôle du truand. Bien évidemment, il joue mieux que dans “Marseille”, et sa confrontation avec Gérard Depardieu, n’est cette fois-ci pas du tout parodique.

La surprise reste Michaël Youn, qui nous étonne, en interprétant le rôle du comptable et ami du héros. Il joue bien et prouve qu’il peut jouer autre chose que le pitre de service..

Les personnages féminins, mis à part celui de la chanteuse Dani, sont presque inutiles. D’ailleurs, lors du débat après le long-métrage, la comédienne Carole Brana ne servait à rien car on n’a pas jugé nécessaire de la laisser s’exprimer. Et ensuite, le réalisateur ne savait pas répondre à la question “Pourquoi l’avoir choisie ?“. A part, qu’il la trouvait jolie et qu’il adorait avoir de belles filles dans ses films. Une phrase qui montre bien la place de la femme dans le long-métrage et qui aurait pu être sponsorisée par Harvey Weinstein.

Pour finir, nous n’avons rien à redire sur la réalisation du metteur en scène. Les plans sont rythmés et beaux. 

Carbone – Une promotion difficiles

 

Bizarrement, l’affaire Magimel s’est un poil ressentie lors du débat. Bien que le réalisateur et Michaël Youn aient essayé de minimiser les choses et de saluer la prestation du comédien, l’affaire est encore toute fraîche et c’est assez difficile de faire la promo de ce genre de film.

D’ailleurs, j’ai trouvé qu’Olivier Marchal n’arrivait pas à vendre son long-métrage. Il nous a rappelés qu’il fallait qu’il dépasse le million pour que la rentabilité se fasse. Pour cela, le long-métrage sera Tous Publics. Et cela, malgré, quelques scènes un peu hard. Une première pour le réalisateur. 

Encore une fois, le débat fût sauvé par un Michaël Youn impliqué par le produit final. 

Carbone – Conclusion

 

Carbone n’est pas un mauvais film, mais possède beaucoup trop de lacunes pour nous captiver du début jusqu’à la fin.

 

 

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