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Le TOP CINÉ 2017 de la Rédaction !

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TOP 2017 : On fait le point sur 2017!

Après une année riche en productions qualitatives ou non, découvrez sans plus attendre notre Top ciné incontournable !

10. Quelques minutes après minuit
Réalisé par Juan Antonio Bayo

Quelques minutes après minuit

Le drame de 2017, une expérience « douce-amère »

 

On commence par LE drame le plus bouleversant de cette année « Quelques minutes après minuit ». Les thématiques ont déjà été traitées dans de nombreux autres films. Cependant, l’originalité de ce dernier réside dans la confrontation entre des scènes d’une douceur enivrante et des séquences dramatiques déchirantes.

Ce petit garçon qui voit mourir sa mère à petit feu, sous son regard impuissant ne peut que nous bouleverser. Le jeune garçon se réfugie alors dans l’imaginaire où un arbre géant lui conte des histoires. Ces dernières vont le faire basculer de l’enfance à l’âge adulte pour qu’il puisse faire face à la mort de sa mère. Dans cette fable magistrale, fantastique et réalité s’entremêlent au point de ne plus les différencier.

Un pur concentré d’émotions qui n’est pas sans nous rappeler par moments le chef-d’œuvre « ET » de Steven Spielberg. Le tout est servi avec un casting extraordinairement convaincant avec le jeune Lewis MacDougall stupéfiant dans le rôle de Conor, Sigourney Weaver en grand-mère rigide, Felicity Jones émouvante dans le rôle de la mère et Toby Kebbell qui joue un père absent.

Ce film est indéniablement l’une des plus belles perles de l’année, un chef-d’œuvre pour commencer notre top.

 

9. Get out
Réalisé par Jordan Peele

get out

« Get Out » : Entre comédie et horreur

 

« Get out » fait partie de ses films qui ont fait beaucoup de bruit en 2017, et ce n’est pas pour rien. Jordan Peel signe à travers son premier long-métrage, une véritable bombe. Piégé entre humour « noir » et horreur, le réalisateur prend un malin plaisir à détourner tous les codes qui constituent les films d’horreur. Il nous surprend par son inventivité et son efficacité.

Rectifions le tir immédiatement. « Get Out » n’est pas un film d’épouvante qui vous fait bondir d’effroi et crier à la mort. Mais avec son ambiance angoissante et ses personnages inquiétants provoquent une furieuse envie de détaler. On se sent pris au piège comme le héros de l’histoire. Jordan Peel nous offre un univers glaçant. C’est là que demeure la véritable peur, dans l’incompréhension et la suspicion, il n’a donc pas recourt au « jump scare », mais plutôt à une atmosphère terrifiante.

 

Un film d’horreur qui nous fait réfléchir

 

C’est là que « Get Out » tire son épingle du jeu. Regarder un film d’horreur est déjà en soi sacrément divertissant, mais en plus de cela le réalisateur en profite pour nous parler et délivrer un véritable message sur le racisme et ses effets sur notre société. Et ça faisait bien longtemps qu’un film d’horreur n’avait pas servi de médium politique aussi brillamment. Il est très important selon moi, que le cinéma délivre des messages à son public. C’est est un outil de réflexion et de communication en plus d’être un divertissement. Jordan Peel l’a bien assimilé : « ne pas confondre prise de tête et réflexion ».

En plus d’un scénario extrêmement bien élaboré, le long métrage nous offre une mise en scène sublime. Notamment pendant les scènes d’hypnose où tout prend une dimension psychologique et fantasmagorique.
Inventivité, efficacité, beauté, « Get Out » réunie tout ce que l’on cherche dans un bon film, a consommé sans modération.

 

8. Detroit
Réalisé par Kathryn Bigelow

detroit

Le retour en force de Kathryn Bigelow

 

La filmographie de Kathryn Bigelow est fascinante. Particulièrement attachée à revisiter l’histoire des Etats Unis et en particulier ses heures sombres. « K-19 », « Démineur » et « Zero Dark Thirty », ses trois derniers films reflètent bien la conviction de cette réalisatrice, « Détroit » arrive comme le film ultime qui couronne sa carrière.

A travers lui, elle nous dépeint les émeutes qui ont eu lieu en juillet 1967 pour protester contre la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam. Un film très engagé donc où la réalisatrice décide de nous faire vivre et ressentir le calvaire enduré par un groupe de jeunes afro-américains séquestrés par une unité de police raciste, qui vont leur faire endurer les pires sévices.

 

le film nous offre quelques rares bouffés d’oxygène qui sont indispensables à notre propre survie

Loin de la candeur et de la naïveté de ses premiers longs-métrages comme « Point Break », ce film est étouffant, à la limite du supportable. La violence et la pression psychologique paraît réelle, presque palpable. Le film se joue majoritairement en huis-clos et nous offre un panel d’acteur aussi incroyable les uns que les autres. Tout paraît véridique comme une reproduction authentique des faits. Une angoisse constante qui est éprouvante physiquement, même pour le spectateur.

Malgré tout, il nous offre quelques rares bouffés d’oxygène qui sont indispensables à notre propre survie. Notamment la scène de chant a cappella de John Boyega. Désespéré de ne pas avoir pu chanter, il s’approprie une scène vide et fait son show seul… Une scène qui me fait frissonner rien que d’y repenser. Un film fort, engagé et réalisé à la perfection. Du grand Kathryn Bigelow.

Filmographie sélective :

1991 : Point Break
1995 : Strange Days
2000 : Le Poids de l’eau (The Weight of Water)
2002 : K-19 : Le Piège des profondeurs (K-19: The Widowmaker)
2009 : Démineurs (The Hurt Locker)
2012 : Zero Dark Thirty

 

7. 120 battements par minute / Au revoir là-haut

A la septième place deux films Français impossible à départager :

 

« 120 battements par minute »

réalisé par Robin Campillo

120 battements par minutes

Le coup de cœur de l’année

 

Cette fiction aux allures documentaires retrace les actions menées par l’association « Act Up » dans les années 90 et la lutte d’un groupe de militants contre l’indifférence du gouvernement face au SIDA et à ses conséquences.
Un film qui veut choquer et troubler le spectateur.  Lui montrer une sorte de vérité qu’il lui a échappé. Une production donc loin des craquants « chiant » de certains drames français qui se veulent absolument indépendants. On nous raconte simplement une histoire. Une histoire touchante, utile et véritable.

Une grosse claque! Voilà ce qui résume le résume bien. Au-delà du propos de fond déjà très audacieux et de sa mise en scène qui nous donne l’impression de suivre un documentaire, c’est bien plus qu’une fiction. Mais la véritable force se puise dans ces dialogues, toujours intéressants, toujours poétiques, toujours violents… Impossible de rester indiffèrent face à la mise en scène et à la force des personnages qui tiennent l’histoire à bout de bras, tellement crédible dans leurs interprétations que l’on oublie que ce sont des personnage (mention spéciale à Nahuel Pérez Biscayart et à Arnaud Valois).
Un grand moment de cinéma français, un grand moment de 2017, un grand moment tout court.

 

7 BIS. Au revoir là-haut

Réalisé par Albert Dupontel

au revoir là haut

OVNI cinématographique

 

Un grand bravo à Albert Dupontel qui encore une fois confirme son statut de grand acteur, de grand metteur en scène et surtout de grand réalisateur. Produire ce genre de cinéma en France relève de l’exploit. Un film décalé qui propose une relecture du roman de Pierre Lemaître avec humour et profondeur. Mais Au revoir là-haut qu’est ce que c’est ?

Tout d’abord, une séquence d’intro magistrale au cœur de la guerre qui n’a rien à envier à certaines productions américaines comme « Il faut sauver le soldat Ryan » ou même « Dunkerque ». Explosion, fureur, chaos, nous sommes dès le début plongé au cœur d’une atmosphère à la fois puissante et contemplative.

 

un final déchirant, un amour paternel enfin avoué

Par la suite, le film prend un ton plus léger grâce à la sublime interprétation de Dupontel, mais aussi la malice et la fourberie de Laurent Lafitte. Mais toutes les performances sont effacées en la présence Nahuel Pérez Biscayart qui signe ici sa deuxième grande interprétation cette année après sa performance dans 120 battements par minute. Lequel on espère d’ailleurs voire remporter un prix au césar cette année.

De plus n’importe quel cinéphile tomberait amoureux de la force de mise en scène proposée par Dupontel. Mouvement de caméra incroyablement bluffant, passant par des trous de serrure, jouant avec les ombres, défiant les lois de la gravité et de la logique… Dupontel fait vivre tous ces cadres et jamais l’image n’a paru si vivante.
Puis un final déchirant, un amour paternel enfin avoué, des larmes discrètes et le plus beau vol d’oiseau de notre histoire du cinéma.
Un coup de maître, chapeau bas à Dupontel et toute l’équipe, un grand film et une fierté qu’il soit tricolore.

Filmographie sélective :

1996 – Bernie
1999 – Le Créateur
2006 – Enfermés dehors
2009 – Le Vilain
2013 – 9 mois ferme

6. Blade runner 2049
Réalisé par Denis Villeneuve

Blade Runner 2049

Retour vers le futur… le défi de Villeneuve

 

« Blade Runner » , le plus gros défi dans la carrière de Denis Villeneuve. Certainement le plus gros défi cinématographique de l’année. Blade Runner (l’original) est encré dans l’histoire du cinéma possèdant tellement d’aficionados, qu’il était impossible d’en faire une suite unanime. Mais Villeneuve l’a fait…  Pas mieux, mais différent, voilà le secret de la réussite de cet opus incroyable.

Ce que l’on garde en mémoire après le visionnage du film, sont des brides d’images. Comme un rêve lointain déjà presque oublié. Il nous revient à l’esprit des textures, des couleurs, des formes… le style de Denis Villeneuve enrobe le film de bout en bout. Le réalisateur nous embarque dans un voyage à travers différents environnements, Pluie, chaleur, brume, ville, entrepôt, désert… Tant de lieux et d’atmosphères différentes, nous offrent une palette de couleurs et d’ambiance qui nous donnent l’impression de voyager dans la galerie d’art privé de Denis Villeneuve. Chaque plan devient une sorte de toile qu’il compose. Mention spéciale au plan du chien noir, regardant une navette s’éloigné sur la planète désertique. Le noir, l’orange et le jaune sur un plan majestueux, une véritable œuvre d’art.

 

Harrison Ford est tout simplement magistral

 

Les couleurs et la lumière nous envahissent et nous marquent l’esprit. La BO composée par Hans Zimmer, prend le relais de celle de Vangelis. Ce choix se justifie par l’évolution. 30 ans plus tard, les sons ont changé, la technologie évoluée. Hans Zimmer donne à ce film une force futuriste et un calme qui se brise par des sons aux teintes pénétrantes.

Le casting est aussi l’un des points forts du film. Harrison Ford est tout simplement magistral dans la reprise de son rôle de Blade Runner. Jared Leto est discret et angoissant, Ana de Armas est parfaite en intelligence artificielle, qui n’est pas sans rappeler la performance de Scarlett Johansson dans « Her », et bien sûre Ryan Gosling dans un répliquant impassible qui colle parfaitement au jeu « mono expressif » de Gosling.
Le nouveau « Blade Runner » est à l’image de son prédécesseur, une fresque poétique, qui nous ouvre une réflexion sur notre futur et sur la condition de l’humanité, mais aussi de l’être humain.
Une véritable claque, pari réussi pour Denis Villeneuve.

Filmographie sélective :
2010 : Incendies
2013 : Prisoners
2013 : Enemy
2015 : Sicario
2016 : Premier Contact

5. Dunkerque
Réalisé par Christopher Nolan

DUNKERQUE

« Dunkirk » ou la maturité cinématographique de Nolan

 

Nolan dans le classement, c’est bien naturel. Cette fois-ci le réalisateur met la barre un cran au-dessus, en terme de mise en scène, de montage, et surtout de mixage sonore.
Après « Inception » et « Interstellar » deux chef-d’œuvre du cinéma de SF, ce génie du septième art se tourne cette fois-ci vers un film plus réaliste et surtout pour la première fois un long-métrage inspiré de faits réels.
Le réalisme et l’authenticité sont les plus gros points forts de ce fil maîtrisé. Nolan nous impose le sentiment d’être aux côtés de ces soldats piégés sur les plages françaises et à la merci de l’ennemi. La liberté à l’horizon, à la fois inaccessible et ironiquement proche.

Dans ce chaos, la force de la mise en scène du réalisateur se fait sentir mieux que jamais notamment lors de la scène d’intro, nous ne connaissons ni le contexte ni les personnages, mais la tension de cette séquence nous annonce d’emblée la force du film. Le choix de créer trois histoires qui se jouent sur trois temporalités différentes, prolonge encore plus cette tension… le choc inexorable de ces trois histoires est inévitable, quel en sera le résultat ?
Que dire de plus à part que le film comporte un casting monstrueux où se côtoie : Cillian Murphy, Kenneth Branagh où encore Tom Hardy.

Et pour convaincre les plus sceptiques, il me suffit d’évoquer la Bande Originale composée par le virtuose Hans Zimmer, qui sublime parfaitement le film entre tension et beauté absolue.

Filmographie sélective :

2000 : memento
2002 Isomnia
La trilogie Dark knight
2010 inception
2014 interstellar

 

4. Ghost Story
Réalisé par David Lowery

GHOST STORY

Le choc de cette fin d’année

 

Il aura fallu attendre, car même les dernières semaines de cette année 2017 recelaient de grandes surprises. Mais le plus grand moment cinématographique du mois de décembre (Star Wars 8 compris) est bien évidemment « A Ghost Story ».
Un petit film indépendant qui a eu l’effet d’une bombe, malgré la sortie du nouveau Star Wars. Il a eu le droit à un « bouche-à-oreille » très efficace.
Bien que l’accueil critique soit globalement bon, l’étiquette « film d’auteur indépendant » ne fait pas l’unanimité chez tout le monde. Ses détracteurs l’identifient comme chiant, une véritable « branlette intellectuelle », composé de réflexions grossières sans subtilité ou le seul effort de mise en scène serait un plan-séquence de quatre minutes sur Rooney Mara mangeant une tarte en entier. Oui oui, un plan fixe de QUATRE MINUTES de simple dégustation de tarte.

En réalité ce film est la merveille de beauté, d’émotion et de réflexion de cette fin d’année (séance de rattrapage obligatoire en ce début d’année, si vous l’avez raté). Au-delà de son aspect de film d’auteur qui serait calibré et destiné à convaincre une toute petite part d’un public cinéphile élitiste, le film nous offre une véritable réflexion : Qu’est-ce que le temps ? Et quelle trace laisserons-nous dans le temps ?

 

le réalisateur nous offre une vraie fable poétique et spirituelle sur l’au-delà

 

Des questions universelles, que tout à chacun est en droit de se poser, l’importance de notre existence contre l’inexorable force du temps qui passe. Le choix de mise en scène nous laisse en tant que spectateur témoin de l’histoire. Une histoire déjà vue au cinéma :
Un couple, l’homme décède, son fantôme égaré vient hanter les lieux, et regarde impuissant sa femme changer de vie.

Mais à travers cette thématique, le réalisateur nous offre une vraie fable poétique et spirituelle sur l’au-delà. Le début nous offre des plans-séquences longs, qui marque le quotidien, l’attente, le manque. Mais par la suite, le rythme s’endurcit, de nombreuses idées de montages très originales sont présentes. Une véritable « histoire de fantôme » lente, inquiétante et pénétrante.
Que dire de plus, mis à part que ce film touchera chaque spectateur de manières différentes, mais on ne peut rester insensible au monologue du prédicateur joué par Will Oldham et à la BO sublime composée par Daniel Hart.

Une perle à ne pas manquer.

Filmographie sélective :

2013 : les amants du Texas
2016 : Peter et Elliott le drag

 

3. ex aequo : Logan / Mother !

Les deux films les plus audacieux de 2017

Logan

réalisé par James Mangold

LOGAN

Le road movie du super héro

 

Logan clôture la saga dédiée au super héros Wolverine, et marque probablement la dernière participation de Hugh Jackman dans ce rôle. Un film splendide qui ose repousser et bousculer toutes les normes d’un film de ce genre. Logan nous livre un roade movie intense et périlleux.
Dès les premières minutes, Logan confirme que la violence et la mort seront présentes dans cet opus. Enfin une violence assumée dans un Wolverine !! La psychologie du personnage ayant évolué au fil des adaptations, cet épisode nous dépeint un Logan vieillissant et usé qui a du mal contenir ses pulsions et aux capacités de guérison sur le déclin. Cette vision du personnage s’adapte parfaitement au choix thématique du film, où les anciens X Men dressent un bilan et accueillent une nouvelle génération de mutants.

Une sorte de triangle se forme entre Logan, Charles Xavier et Laura la nouvelle mutante du groupe. Trois générations, qui entrecroisent leurs connaissances, leurs psychologies et leurs forces.
Logan est un pur bijou d’esthétisme et de mise en scène, hors du commun loin du format plat et répétitif de la saga Marvel. Finie la candeur enjolivée et plate, nous faisons face à présent à la mort et à la violence.
Une sommité qui tutoie aisément le grand « Watchmen » de Zack Snyder.

Filmographie sélective :
2007 : 3H10 pour Yuma
2010 : Night and Day
2013 : Wolverine : le combat de l’immortel

 

Mother !

réalisé par Darren Aronofsky

mother !

« Mother ! » : diviser pour mieux aimer.

 

Puis Mother !, le film qui a certainement le plus divisé les salles obscures cette année. Chef d’œuvre ultime de l’auteur ou énième lubie religieuse du réalisateur, la seule chose certaine c’est que personne n’est resté indifférent face à cette œuvre.

Pour ma part c’est un chef-d’œuvre. L’accomplissement total de Darren Aronofsky pour son obsession. Oui, il parle de religion, oui ce film comporte des dizaines de métaphores surlignées, oui il résume la bible et toutes les idéologies chrétiennes sans subtilité. Mais en quoi est-ce un défaut ?
Aronofsky n’a jamais été aussi poétique et jamais sa réalisation n’a été aussi accomplit. Le fait de choisir Jenifer Lawrence (sa compagne dans la vrai vie) en tant qu’actrice principale n’est pas anodin, le réalisateur signe là, son œuvre la plus personnelle.

 

« Mother !» est un film que l’on s’attribue, qui devient personnel

 

Voir Jenifer Lawrence évoluer dans ce monde obscène, où aucune autre personne ne semble digne de confiance ni vraiment détenir des attributs faisant d’eux des êtres humains, nous glace d’effroi. De plus maintenir tous les personnages anonymes renforce l’isolement. Nous évoluons à ses côtés, comme si elle était la seule lumière qui soit digne d’intérêt et de confiance dans ce monde. Belle preuve d’amour. Tout au long du film c’est une rage, une colère contenue et retenue, qui finit dans une explosion de violence digne de l’apocalypse et qui nous offre par la même occasion l’un des plus beaux plans séquence de notre histoire du cinéma. Qui entre nous, n’a rien n’a envié au final du « fils de l’homme » d’Alfonso Cuaron.

Parler de ce film en profondeur serait une tache bien trop complexe et longue, tant ce film possède une palette de lecture vaste, « Mother » est un film que l’on s’attribue, qui devient personnel. Voila sans doute pourquoi il divise tant…
Ce film est important à découvrir car quelle qu’en soit l’appréhension finale que l’on en garde, les émotions et la violence que l’on y ressent sont uniques et exceptionnellement marquantes.

Filmographie sélective :
2000 : Requiem for a dream
2006 : the fountain
2008 : the Wresteler
2010 : black swan
2014 : NOAH

 

2. La la land

Réalisé par Damien Chazelle

la la land

« La la Land » : La douceur de l’année

 

Le fameux « « La la land », dont tout le monde a parlé et certainement la plus grande douceur de cette année 2017. Le réalisateur Damien Chazelle à qui l’on doit déjà la petite bombe qu’était Whiplash, confirme son goût prononcé pour la musique.

Il s’adresse cette fois-ci à l’enfant qui sommeille en nous. Cette part qui voudrait que la vie ne soit que chant, danse et rêverie. Pour ce faire le réalisateur invoque toute sa culture liée aux comédies musicales, genre qu’il apprécie tout particulièrement. De « Fred Astaire » au « Parapluie de Cherbourg », en passant par « Tous en scène » ou encore « West side Story », le film dépeint à lui seul une fresque historique du genre de la comédie musicale à travers des références habiles et émouvantes.

 

« La la land » est un véritable drame profond

Le film s’ouvre sur une musique « Annother day of sun », ou une pléiade de figurant se met à danser et à chanter. Cette chanson nous souhaite la bienvenue : plan-séquence magistral, mouvements de caméra virtuoses et chorégraphies millimétrées, cette introduction sonne comme une invitation à entrer dans le monde féerique créé par Damian Chazelle.
Mais « La la Land » ne s’arrête pas là. Le film n’est pas simplement une guimauve musicale, cliché ou tombe beaucoup trop souvent certains longs-métrages du même genre. Le réalisateur voit plus loin. Effectivement, indépendamment de ses morceaux musicaux « La la land » est un véritable drame profond, digne du Hollywood classique des années 50, nous faisant vaciller du rire aux larmes avec élégance et justesse.

 

une mise en scène grandiose

 

La La Land oppose deux personnalités bien ancrées celle de Mia (Emma stone) et celle de Sebastian (Ryan Gosling), deux caractères bien distincts qui se retrouvent unis grâce à leurs rêves et la musique. Il propose une lecture inédite du conte musical, en opposant l’amour à l’ambition. Les personnages s’aiment, mais ne concrétisent pas leur rêve ensemble et vont de concession en concession. Comment faire un choix ? Doivent-ils vraiment faire un choix ? Damien Chazelle répond à travers ce long-métrage avec une perfection et une maîtrise indiscutable.

« La la land » c’est donc une mise en scène grandiose, une BO dont on ne se lasse pas d’écouter, le duo Emma Stone / Ryan Gosling qui crève la caméra, et une vraie belle histoire d’amour. Voilà pourquoi « La la land » a déchaîné les foules et les cœurs cette année, et c’est tout à fait justifié.

1. Grave
Réalisé par Julia Ducournau

grave

C’était Grave bien

 

Voici le numéro un !! La plus grosse claque cinématographique 2017 selon moi. Grave de Julia Ducournau et à la fois l’OVNI de ce classement, mais aussi le meilleur film de cette année.
Dès le générique le film vous prend par les tripes « GRAVE » cinq lettres affichées à l’écran brusquement, sans aucun son, une coupure soudaine avec le brouhaha de la séquence d’intro. Mais ces cinq lettres apparaissent de manière disproportionnée et prennent tout l’écran. Face à ce gigantisme, on ne peut que se recroqueviller dans son siège poussé par un stress et une pression pénétrante.

Une position que l’on gardera durant la totalité de la séance, tant la tension du film nous soumet constamment à sa volonté, nous ne sommes plus en train de regarder un film, mais plutôt en train de vivre une expérience corporelle et organique d’une rare intensité.

 

la force principale du film, réside dans ces personnages

Au-delà d’une mise en scène absolument sublime qui n’est pas s’en rappeler l’effet Nicolas Winding Refn, la force principale du film, réside dans ces personnages, ou plutôt dans l’empathie parfaite que nous avons pour eux. Et pour un film qui traite du cannibalisme, ce choix est assez osé. Car même si nous ne partageons pas les délires et les assuétudes cannibales de l’héroïne, nous partageons ces doutes, sa douleur… son MANQUE. Cette expérience nous pousse nous-même en tant que spectateur dans nos derniers retranchements et nous consume peu à peu de l’intérieur.

Des rires, de la peur, du malaise, de la tristesse, et une incommensurable tension permanente et gargantuesque… Voilà le lot d’émotion que condense ce film. Un film qui nous fait à la fois réfléchir et ressentir une perle rare. Aucun mot ni superlatif ne serait décrire avec précision la force et la beauté de ce long-métrage. du vrai bon cinéma…

 

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