Connect with us

IDÉES DE FILMS

Rétrospective Steven Spielberg – Trois films à revoir – E.T (part 1/3)

Published

on

Steven Spielberg - E.T

La rétrospective de Steven Spielberg

Cette semaine sort le dernier film du grand réalisateur Steven Spielberg, Pentagon papers. Malheureusement parti bredouille aux Golden Globes, il compte bien se rattraper dans les salles et pourquoi pas aux Oscars 2018.
Cette occasion nous a donné envie de revenir sur la carrière de ce géant du cinéma, en trois films. Trois dates clés, trois projets qui nous permettrons de mieux comprendre la filmographie de ce géant du cinéma.

 

Partie 1 : 1982 – E.T l’extraterrestre – les larmes de notre adolescence

 

Cette sélection reste bien naturellement très subjective. D’où le premier choix E. T l’extraterrestre. Sorti en 1982, il a tiré les larmes de tous les spectateurs qui sont allés le voir en salle. Mais aussi à toutes les générations suivantes qui l’ont découvert sur VHS (comme moi) ou sur DVD. Un film intergénérationnel qui se transmet de génération en génération, et qui permet de partager l’émotion la plus pure en famille. Comme une déclaration d’amour subtilement cachée derrière ce visionnage.

Steven Spielberg nous raconte l’une des plus belles histoires d’amitié que le cinéma n’est jamais créé. Petit récap pour se remettre dans le bain. E.T l’extraterrestre, nous raconte l’histoire d’Eliott 10 ans (henry thomas) qui découvre une créature extraterrestre dans son jardin. Après avoir eu peur l’un de l’autre les deux protagonistes vont s’apprivoiser, et se lier d’une amitié fusionnelle malgré le fait qu’ils ne viennent pas du même monde. Aidé par sa petite sœur (Drew Barrymore) et son grand frère (Robert MacNaughton) ils vont tous les trois tenter d’entrer en contact avec les semblables d’E.T.

Même de nos jours, E.T  l’extraterrestre n’a toujours pas pris une ride. Et les effets spéciaux sont toujours d’actualité et même parfois supérieurs à certaines productions actuelles. Un film à savourer seul, entre amis, ou en famille de préférence avec des enfants en bas âge pour un moment d’émerveillement absolu.

 

E.T

La machine Spielberg

E.T marque un tournant puissant dans la carrière du réalisateur. Effectivement avec son budget de 10 millions de dollars, Spielberg crée un phénomène mondial qui battra tous les records. Il avait déjà prouvé par le passé qu’il était capable de réaliser des projets à gros budget de manière intelligente et de charmer le public avec son style. Les dents de la mer étant considéré comme le premier block Buster, avec La guerre des étoiles, réaliser par son ami de toujours George Lucas. Mais la véritable machine Spielberg se met en route sur ce long-métrage.

Lors de sa présentation au festival de Cannes de 1982 le film eut un franc succès. Spielberg eut même le droit à une standing ovation interminable après la projection. George Lucas confiera : « C’est vraiment extraordinaire. Il va exploser le box-office. Je suis sûr qu’E.T. battra sans problème Star Wars ». Ce qui fut le cas. Le film resta onze ans leader du box-office, jusqu’en 1993 ou il fut détrôné par Jurassic Park, un autre chef-d’œuvre de notre Steven préféré.

Ce long-métrage finira donc par engendrer près de 730 millions de dollars de recette. Avec plus de 9 millions d’entrées en France. Un succès planétaire pour cette petite bébête extraterrestre.

 

E.T- ce qui nous marqué

 

Au-delà de tout l’aspect marketing ou du succès du film, que nous reste-t-il de cette expérience ? La réponse est évidente : « la simplicité ». Non pas au niveau de la réalisation, qui elle est virtuose. Mais la simplicité de l’émotion que nous transmet Spielberg. Un message simple qui s’adresse à l’enfant qui est en nous, et nous rappelle des évidences fondamentales, que notre cœur asséché d’adulte a oublié. La compassion et l’acceptation des autres, voilà ce que le réalisateur nous propose de comprendre. Tout simplement.

De cette expérience, il nous reste certaines scènes gravées dans notre tête et notre cœur à jamais. Un débarquement d’alien mystique et poétique, une rencontre improbable, une liaison fusionnelle, une course-poursuite voiture contre vélo, un passage mémorable devant la lune, et l’adieu le plus déchirant de notre histoire du cinéma… un condensé de vie qui nous fait ressentir un cognement brutal dans le thorax, une piqûre qui nous rappelle qu’un cœur bat toujours dans notre poitrine.

 

La scène à retenir

Pour ma part il y a une séquence du film que je n’oublierai jamais et qui résume parfaitement le travaille de réalisation de Spielberg.

Il s’agit de la première rencontre entre E.T et Eliott. Le petit garçon, voulant prouver à toute sa famille qu’il a bien vu un alien trainer dans le jardin, il veille toute la nuit dans l’espoir de le revoir. Puis vient l’instant T, l’extraterrestre se trouve finalement là, en face de lui. Dans un halo de lumière à contre-jour, presque divin. Une forme s’avance vers Eliott, menaçante et inquiétante. La musique glaçante de John Williams fait battre le sang dans nos veines. Tout est réuni à cet instant pour nous rappeler The thing de John Carpenter. Puis Spielberg désamorce complètement cette tension, lorsque la main d’E.T se relâche et qu’une poignée de M&M’s tombe sur le drap d’Eliott.

Toute la philosophie du film est condensée dans cette scène. L’a priori sur la créature, et la peur que l’inconnu nous inspire, désamorcé par l’innocence et la candeur de l’enfance. Du pur cinéma, du vrai bon cinéma.

Première facette de Steven Spielberg

 

A travers le chef-d’œuvre qu’est E.T l’extraterrestre, on observe donc la première facette du cinéma de ce réalisateur. Celle liée à l’enfance, et à l’innocence. Mais qui finalement est la seule capable d’affronter les vraies peurs et les vrais enjeux de la vie. En effet dans ce film le monde adulte est dépeint comme sérieux, sombre, et surtout incompétent. Aucun adulte du film n’arrive à remplir sa fonction correctement. Que ce soit le père qui ne brille que par son absence, les premiers hommes en voiture qui font fuir E.T, ou encore la CIA qui n’arrive pas à sauver l’alien de la mort.

Steven Spielberg nous prouve donc que la part d’enfant en nous a souvent des réflexes instinctifs bien plus humains que notre réflexion trop rigide d’adulte. Pas étonnant de la part de ce réalisateur vu que le motif de l’enfance est un des thèmes les plus récurrents de sa carrière.

Première grosse pierre de l’édifice qu’est la filmographie de Spielberg. E.T l’extraterrestre est définitivement l’un des plus beaux films de notre histoire du cinéma.

 

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *