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Coups pour Coups avec Jean Claude Van Damme – NANAR CONNECTION #12

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Coups pour Coups

COUPS POUR COUPS – Quand Van Damme se retrouve en prison, ça fait des dégâts.

 

Nous sommes en 1990 et Jean-Claude Van Damme a commencé à imposer sa patte à Hollywood. Après les succès de Bloodsport, Cyborg ainsi que de Kickboxer, il rejoint le projet Coups pour Coups réalisé par Deran Sarafian (Lost) et écrit par David.S Goyer (Man Of Steel).

Non, le long-métrage n’est pas un bon Van Damme et pourtant, il y a dix-sept ans, je n’aurai pas dit la même chose. Je me souviens encore de la cassette vidéo que je possédais et je me rappelle l’avoir presque abîmé à l’époque à force de la regarder.

L’histoire est très simple, Louis Burke prononcé « Beurk » tout le long du film, est un policier qui doit effectuer une mission très délicate. En effet, il doit infiltrer une prison haute-sécurité afin de résoudre un meurtre inexpliqué. De plus, à l’intérieur, il découvrira que s’effectue un trafic d’organes et que les condamnés à mort y sont victimes. Louis va devoir faire fonctionner son cerveau et se servir de ses muscles, pour résoudre cette sombre affaire.

Je ne vais pas vous le cacher, le film n’a aucun sens. Il se déroule sans véritable scénario et n’existe que pour montrer les prouesses techniques de Mister JCVD.

Coups pour Coups : JCVD, un Mannequin en prison

Coups pour Coups : JCVD, un Mannequin en prison

Pendant 1h30 minutes, l’inspecteur va affronter ses collègues détenus ainsi que, des gardiens ripoux qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs. D’ailleurs, le long-métrage lorgne du côté de Midnight Express et ça en devient parfois ridicule. Sans oublier, que pour renseigner ses patrons, le gouvernement lui envoie une charmante secrétaire interprétée par Cynthia Gibb (Youngblood), qui se fait passer pour son épouse. Ce qui est beaucoup plus facile pour échanger et se rapprocher. Effectivement, comme tous les films avec Van Damme, ce dernier séduit sa partenaire.

Coups pour Coups : JCVD et Cynthia Gibb en pleine échange d'informations

Coups pour Coups : JCVD et Cynthia Gibb en pleine échange d’informations

Jean Claude Van Damme Versus Le Démon

Mais le plus magique et énigmatique dans Coups Pour Coups, c’est son méchant. En effet, Van Damme a un ennemi juré qui apparaît dès le début. Une séquence digne d’un thriller angoissant dans laquelle notre héros va traquer celui qui est à l’origine du meurtre de son coéquipier. Après avoir balancé deux trois coups de pied à des gangstas qui l’avaient provoqué sans aucune raison, Burke s’introduit dans un immeuble désaffecté et va affronter Le Démon. Un géant se baladant en pyjama et balançant des punchlines ridicules pour faire peur à notre héros. Après l’avoir asséné de plusieurs balles dans la poitrine, Le Démon meurt et on n’entend plus parler de lui jusqu’à… les dix dernières minutes.

Coups pour Coups : JCVD est en colère

Coups pour Coups : JCVD est en colère

Evidemment, après une pirouette scénaristique dont David. S Goyer a le secret, Le Démon revient comme par enchantement. D’ailleurs, on y apprend que c’est le patron de l’organisation qui sévit en prison. Le gros WTF continue et là, le spectateur est perdu à jamais. Dès lors, Van Damme se lâche complètement, se ridiculise, crie pour un rien et se prend même une clé à molette en pleine face.

 

Le méchant est increvable et il faut que notre héros montre ses prouesses techniques pour s’en débarrasser.

Vous l’aurez compris, Coups Pour Coups est très mauvais, mais aussi très drôle, involontairement.

Cependant, le public avait plutôt bien apprécié le film puisqu’il reste l’un des plus gros succès de JCVD en rapportant 46 millions $ pour un budget avoisinant les 6 millions $.

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NANAR CONNECTION

HIGHLANDER : ENDGAME avec Christophe Lambert – NANAR CONNECTION #13

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Highlander : Endgame

HIGHLANDER : ENDGAME – Il ne peut en rester… Ah bah non, finalement !

Highlander : Endgame - Deux Doigts sur la gachette

Highlander : Endgame – Deux Doigts sur la gachette

Soyons sérieux une seconde à propos de ce fameux Highlander : Endgame. On peut très facilement idolâtrer le premier opus. Si on se sent d’humeur, nous pouvons apprécier le troisième film. Mais on ne peut pas pleurer de joie face à au second et quatrième volet.

Bon, il est vrai que je n’aurais sans doute pas fait la même critique il y a 16 ans. Il est vrai aussi, que j’étais le seul à avoir aimé ce film. Il est encore plus vrai, que j’avais eu un débat sur la chronologie de la saga avec un camarade en sixième. Et enfin, je dois avouer que j’avais vraiment des goûts de chiottes à cette époque.

 

HIGHLANDER : ENDGAME – Un souvenir d’enfance !

 

Alors, pourquoi faire un Nanar Connection sur ce film ? Primo, ça faisait deux mois que je n’avais rien publié. Deuzio, en republiant Les Cavernes des Films, j’ai relu celle d’Highlander premier du nom. Et tertio, je ne pouvais pas écrire sur le second opus, car je ne m’en souvenais plus trop. A vrai dire, je pense que je ferais prochainement un nanar sur cet opus, mais pour cela, il faut que le revoie.

Highlander : Endgame, c’est avant tout pour moi un film de mon enfance. Mon frangin étant abonné à CineLive, j’avais vu en exclusivité la bande-annonce de ce futur navet. A l’époque, j’en étais fou et d’ailleurs, je rêvais de le voir au cinéma. Malheureusement, pour mon moi du passé, l’occasion ne s’est jamais présentée. Pourtant, je voyais les affiches dans les rues, des reportages à la TV sur le phénomène Highlander et je gonflais ma famille avec ce sujet.

J’étais très attaché à ce film, pour de multiples raisons. Tout d’abord, j’aime beaucoup la premier volet ainsi que le troisième. Je regardais la série et je trouvais que faire le parallèle entre les deux formats était plutôt original. Et puis, je suis fan de Christophe Lambert. Je peux vous dire que si, un jour je le vois, déjà, je serais impressionné, car c’est un Monsieur du cinéma, mais je me forcerai de lui glisser un « Il ne peut en rester qu’un ». Bon, de là, il partira et j’aurais mon petit moment de solitude.

Mais je reviendrai sur le casting dans un autre paragraphe.

Puis, il faut reconnaître que la presse attendait énormément de ce long-métrage. Et, elle nous avait un peu bourré le mou avec ce dernier.

 

HIGHLANDER : ENDGAME – Une boulette scénaristique

Highlander : Endgame - On n'aurait peut-être pas dû faire la série ?

Highlander : Endgame – On n’aurait peut-être pas dû faire la série ?

En effet, chronologiquement, je ne sais pas où mettre ce film. J’ai carrément l’impression que c’est un OAV ou bien un reboot/sequel de la saga. Il prend des éléments du premier opus, mais efface ce qui s’est passé dans le troisième. On retrouve des comédiens du premier film, mais leur passé est plus ou moins modifiée, exemple : La Petite Fleur Heather.  Nous sommes, dans une partie de l’histoire qui nous était étrangère avec ce Jacob Kell, qui tue la mère de Connor. Et après que ce dernier le tue par vengeance, il devient immortel à son tour et décide de traquer son assassin. Et afin de le faire réagir, tue tous ceux qu’il aime.

Du coup, c’est pour cela que je pense que c’est plus un reboot de la saga. Et que Christophe devait être présent pour passer le relais, pour le fan service ainsi que pour la vente sur le marché international. Pour faire simple, Highlander : Endgame, c’est la continuité maladroite et mal agencée de la série.

D’ailleurs, le cinquième opus, qui viendra sept ans plus tard via le réseau SyFy, était prévu bien plutôt. Effectivement, Adrian Paul devait être le nouveau héros.

 

HIGHLANDER :ENDGAME – C’est quoi ce casting ?!

Higlander : Endgame – Christophe Lambert

Highlander : Endgame - Qu'est-ce que je fous dans cette galère ?

Highlander : Endgame – Qu’est-ce que je fous dans cette galère ?

Les années 1999 à 2001, furent terribles pour Christophe Lambert. L’essoufflement de sa carrière s’en est ressenti. A vrai dire, il a été très moqué durant ces années-là.

Pourtant, il s’en était bien sorti. Après une baisse de régime début 90, il était revenu en grande forme avec des films tels que Highlander 3 ou encore Mortal Kombat. Ce dernier, lui avait donné un très gros second souffle et une tout nouvelle popularité.

Puis, il y a eu une nouvelle descente aux enfers qui sera fatale pour sa carrière, car depuis, le bougre se fait rare et est estampillé acteur de nanars.

Outre les Mean Guns, Nirvana et Adrénaline, il y a eu lors de ces trois années cinq échecs commerciaux.

Je cite donc, Beowulf (DTV aux USA, 313 015 entrées en France), Fortress 2 : Réincarcération (3 semaines dans les salles françaises et 40 000 spectateurs au compteur et 4 semaines aux USA),  Résurrection (DTV aux USA, 400 000 entrées en France), Highlander : Endgame (15 millions $ récoltés dans le monde entier, 243 403 entrées en France). Et enfin, Vercingétorix… Ça se passe de commentaires.

 

Christophe Lambert perdu dans sa carrière - Image tirée de Fortress 2

Christophe Lambert perdu dans sa carrière – Image tirée de Fortress 2

Bon le point positif, c’est qu’Highlander : Endgame a démarré dans le top 5 au Box-Office US avant de s’écrouler par la suite. Il possède le meilleur démarrage de la saga.

Ce qui me fait mal, c’est qu’à cause de ces mauvais choix de carrière, il n’est pas reconnu à sa juste valeur. Et puis, il est souvent tombé avec des scénaristes manchots et des réalisateurs aveugles.

 

Highlander : Endgame – Christophe Lambert en roue libre

 

On ne sait pas pourquoi il est là. Il est peu à l’écran, et quand il y est, ce n’est  pas fameux. De plus, il a un gros problème capillaire dans cet opus, de ce fait on ne peut pas le prendre au sérieux.

Où est passé notre cher Connor ? Bah, il a arrêté son chemin avec Highlander 3 et c’est son double cosmique qui a pris sa place dans ce dernier opus.

En plus, dès le début du film on sait qu’il va mourir. Ce qui rend le film encore plus ennuyant, car les enjeux sont limités.

Highlander : Endgame – Adrian Paul, le nouvel Immortel

Highlander : Endgame - Je suis prêt à devenir une star de cinéma

Highlander : Endgame – Je suis prêt à devenir une star de cinéma

 

Ce bougre aurait dû être rejoint par Elizabeth Gracen, l’héroïne de la série « L’Immortelle », spin-off d’Highlander. En effet, Highlander : Endgame devait être un arc rassemblant tous les Immortels. Malheureusement, le show s’arrêta après une seule saison. Et la production décida de supprimer Elizabeth du scénario.

Du coup, Adrian Paul était un peu le privilégié. De plus, il avait tourné avec Christophe Lambert dans le pilot de la série. C’était donc le digne successeur.

Il devait incarner la nouveauté, porter un blockbuster sur ses épaules et conquérir de nouveaux fans. Malheureusement, bien qu’il fût très talentueux dans la série, il fût très mauvais dans le film. Sa prestation provoquera un arrêt net dans son ascension. On le retrouvera bien plus tard dans des nanars made in Asylum.

Il n’a aucun charisme et son histoire dans le film n’est pas du tout passionnante. Dommage, car il y avait moyen de faire quelque chose de bien.

 

Highlander : Endgame – Bruce Payne, nanar connection !

Highlander : Endgame - Les sentiments je ne connais pas

Highlander : Endgame – Les sentiments je ne connais pas

Alors que Billy Idol et Jean-Claude Van Damme étaient prévus dans le rôle de Jacob, c’est le nanardesque Bruce Payne qui s’y colla.

La venue de ce comédien dans un film n’est jamais bon signe (Full Eclipse, Donjons et Dragons 1&2). Et elle ne déroge pas à la règle, car ce quatrième volet est aussi très mauvais, à cause, de sa présence.

Je pensais que Michael Ironside était le pire le méchant de la saga, mais là, Bruce Payne le bat très largement. Il essaye de faire le gros dur avec sa voix grave, mais ne fait même pas peur. Quiconque pourrait l’affronter et se dire « Ok, si ce mec est immortel et est resté vivant tout ce temps, c’est juste qu’il a affronté des clones du Chevalier Noir de Sacré Graal. »

Honnêtement, je pense même que Billy Idol aurait été meilleur. Puis, nous aurions eu le droit à une petite chanson.

 

HIGHLANDER : ENDGAME  – Des effets spéciaux en carton

 

Généralement, ce que l’on apprécie dans un Highlander, ce sont ses effets spéciaux. Bah, là, c’est une catastrophe. Tout est fait par un stagiaire découvrant les fonctionnalités d’After Effect. Même, le combat final est mauvais. Lorsque Duncan reçoit le Quickening, ça sent le fond vert bien pourri (Voir la vidéo ci-dessous). L’incrustation est horrible et les éclairs ne sont pas du tout réalistes. De plus, le jeu incroyable d’Adrian Paul, fait que nous ne sommes pas prêts à y croire. Même lorsque, Christophe Lambert perd sa tête, c’est du fond vert. Du CGI digne d’un Asylum.

 

Pour finir, la bande-annonce était trompeuse et mensongère. Effectivement, beaucoup de scènes n’apparaissent pas dans le long-métrage et à aucun moment, on voit les pouvoirs de Jacob. Alors que le trailer en montrait quelques-uns plutôt intéressants. Un director-cut est sorti quelques années plus tard, je n’ai pas encore eu la chance de le voir.

 

 HIGHLANDER : ENDGAME – Conclusion

 

Que dire de plus… . Je n’osais pas avouer que c’était une nullité quand j’étais môme. Et désormais, je suis obligé de vider mon sac. Oui, Highlander : Endgame est infâme. Pourquoi l’avoir pondu ? Pour le fric ? Pour les fans ?

Le business est pour beaucoup dans ce projet farfelu qui descendra la saga Highlander aux portes des enfers.

A quand le reboot ?

 

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City Hunter avec Jackie Chan – NANAR CONNECTION #11

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City Hunter

Lorsque la Golden Harvest décide de produire une adaptation de City Hunter avec Jackie Chan, ça donne un gros WTF sans aucun lien avec le manga éponyme.

 

C’est en 1993 que sortie l’adaptation live du manga City Hunter de Tsukasa Hojo, au cinéma. Cette transposition sur grand écran n’est pas une production japonaise. En effet, c’est Golden Harvest, l’un des distributeurs chinois, phares des années 80/90, qui a produit cette version.

Afin de vendre le film sur le marché international, la firme a choisi l’un de ses acteurs fétiches, Jackie Chan, pour interpréter ce fameux détective privé.

Pour rappel, le manga City Hunter, a eu un succès fou dans les années 80 et 90. Il a bénéficié de deux séries animées, de deux longs-métrages dont un officieux intitulé Mister Mumble et bientôt d’une adaptation française par Philippe Lacheau.

Ce Shonen est principalement dramatique, même si par moment, la comédie prend le dessus. Cependant, cela reste assez sombre et malheureusement, la version dont je vais vous parler est tout le contraire.

Pour résumer le film, les scénaristes ont pris les thèmes principaux faisant référence à City Hunter. C’est-à-dire, le fait qu’il soit un obsédé sexuel, le comique de situation et l’action. Ensuite, ils ont mixé le tout, puis ils ont enlevé des personnages centraux, fait des crossovers avec des sagas vidéoludiques et ont changé tout l’univers du manga.

Cela dit, je dois avouer que c’est assez délicat de l’estampiller nanar. Effectivement, la production avait annoncé après la sortie du film, que c’était une parodie. Toutefois, c’est tellement facile de dire cela. Honnêtement, je pense qu’ils ont voulu faire une adaptation à leur sauce, mais que le résultat fût très mauvais.

 

City Hunter : Une adaptation très peu fidèle

City Hunter : Une adaptation très peu fidèle

 

Une adaptation très différente du matériel original

Je me souviens encore d’avoir eu la cassette vidéo à mon anniversaire. J’ai du la regarder une bonne centaine de fois. Cependant, à neuf ans, bien que Nicky Larson soit l’un de mes animés préférés, j’avais adoré le film, car c’était Jackie Chan qui interprétait le héros.

Ce n’est que bien plus tard, lorsque je me suis vraiment intéressé au manga, que j’ai revu cette adaptation et je suis tombé de haut.

En plus de s’écarter totalement du matériel d’originel, le film part en live total au bout de dix minutes.

Tout d’abord, nous ne retrouvons pas le personnage de Mammouth, ensuite beaucoup de noms sont modifiés tels que Kaori qui devient Carrie en VO et Sonia en VF. Mais aussi Saeko qui s’appelle Anna. On arrive tout de même à se repérer et à placer les personnages.

Par contre, l’histoire de Kaori est très nettement modifiée, car elle n’est plus la sœur de son co-équipier mort suite à une fusillade, mais la fille. Du coup, Nicky, l’élève, la voit grandir et cette dernière tombe amoureuse de lui. Cependant, notre héros n’est pas du tout intéressé et préfère avoir toutes les autres filles.

Autre point concernant les grosses différences, les dessins qui sont représentés au début et à la fin, ne sont pas du dessinateur original. Ça veut se jouer fidèle, mais ça ne l’est pas.

City Hunter : Jackie Chan ne sait plus où donner de la tête

City Hunter : Jackie Chan ne sait plus où donner de la tête

Un Jackie Chan en roue libre

À cette époque, Jackie Chan était une immense star. Il n’avait pas encore son entrée à Hollywood, mais était connu internationalement. En plus d’être un comédien remarquable, c’était un réalisateur bluffant. Je vous conseille d’ailleurs, Big Brother ou encore Police Story 2. Lorsque City Hunter s’est tourné, elle avait trois franchises à son actif et jouait pratiquement quatre ou cinq films par an. De plus, c’était la pépite de Golden Harvest, qui a rempli en parti ses poches grâce au trio Sammo Hung, Jackie Chan et Yuen Bio.

De ce fait, il était l’homme providentiel pour interpréter Ryo Saeba. Malheureusement, bien que l’action et la comédie soient dans ses cordes, il ne correspondait pas du tout au personnage.

Il joue l’obsédé sexuel tout au long du film, comme si les scénaristes n’avaient retenu que cela du héros. D’ailleurs, le réalisateur en profite pour faire des gros plans poitrine assez régulièrement.

Et le plus fou, c’est lorsqu’il fait son trip Street Fighter 2. En effet, vers la fin du long-métrage, il se retrouve dans une salle arcade et doit affronter le bras droit du méchant. Après avoir été propulsé sur la borne de Street Fighter, toutes les personnes se trouvant dans la salle se transforment en personnage du jeu. Oui… À ce moment-là, il n’y a plus de limites.

Nous retrouvons, Chung Li, Guile, ou encore Ken. C’est clair que l’on n’a jamais vu une adaptation aussi fidèle du jeu vidéo en live. Mais ce n’était pas le but du film.

City Hunter : Jackie Chan en mode Street Fighter

City Hunter : Jackie Chan en mode Street Fighter

Des Méchants Occidentaux

Qui dit Golden Harvest, dit forcément acteurs occidentaux experts en arts martiaux, n’ayant pas pu faire carrière à Hollywood. Richard Norton en est la preuve.

City Hunter : Richard Norton

City Hunter : Richard Norton

Le copain de Chuck Norris, ceinture noire en Zen Do Kaï, a commencé sa carrière en tant que bodyguard pour les stars avant de devenir cascadeur, puis comédien de second plan. Sa carrière de Movie Star débutera en Chine et il jouera dans de nombreux films avec d’autres compatriotes occidentaux tels que Cynthia Rothrock, Benny Urquidez ou encore Gary Daniel.

Dans City Hunter, il interprète, le rôle MacDonald, un voleur, qui, avec son équipe a pris le paquebot en otage.

Son personnage est plutôt efficace, malheureusement, lors du combat final, c’est une catastrophe.

Voyant la rapidité des coups de Jackie Chan et sachant que la chorégraphie était dense et dangereuse, il décida de n’effectuer aucune cascade. C’est alors que l’on assiste à un combat, certes, très bien chorégraphié, mais sans saveur. De plus, le cascadeur ne ressemble en rien à l’acteur.

 

City Hunter : Gary Daniel

City Hunter : Gary Daniel

Deuxième comédien pratiquant les arts martiaux… Gary Daniels. Sa carrière à Hong-Kong sera courte, il exercera ses talents aux USA chez P.M Entertainment, dans des films où l’interprétera souvent des rôles de policier. Mais aussi, dans de nombreuses séries B et Z de d’autres firmes. Dernièrement, on l’aura vu dans l’adaptation live de Tekken ou encore dans The Expendables. Concernant City Hunter, son rôle est minime, il interprète le bras droit de Richard Norton. Après une scène montrant sa souplesse extrême, il sera étiqueté méchant bien neuneu durant tout le film. Jusqu’au moment où il interprète le rôle de Ken et là il est fantastique.

Troisième et ultime comédien… Mike Abbott. Non, vous ne rêvez pas, c’est bien celui qui crie « PHILIPPE !!!! » dans le légendaire « Hitman The Cobra ». Abonné aux nanars, l’acteur se voit pour une fois attribuer un rôle dans lequel il joue assez longtemps pour que l’on admire son jeu. Bon, il ne parle pas et se fait tuer d’une façon ringarde… Comme d’habitude.

City Hunter : Mike Abbott

City Hunter : Mike Abbott

Conclusion

Bien, évidemment, nous retrouvons quelques références dont le fameux coup de la massue et certains personnages que l’on reconnaît malgré le changement de nom, mais c’est tout.

City Hunter est devenu culte avec le temps, mais ça n’a strictement rien à voir avec le manga. Toutefois, je vous conseille de regarder Mister Mumble, qui est une transposition officieuse mais beaucoup plus fidèle.

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Batman Le Film avec Adam West – NANAR CONNECTION #10

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Batman le Film

Batman : Le Film – Un nanar culte et collector

 

Batman : Le Film – Un nanar aux situation rocambolesques 

Afin de rendre hommage au comédien Adam West, décédé ce week-end à l’âge 88 ans, j’ai décidé d’écrire un petit nanar connection sur Batman : Le Film datant de 1966.

En effet, Adam West reste et restera le Batman le plus emblématique du vingtième siècle. C’est tout de même, le premier Batman populaire et celui qui m’a fait rêver gamin. Alors que je n’avais que quatre ans, je me levais tôt le dimanche matin pour regarder sur France 3, les aventures de Batman et Robin. C’était certes différent du Batou que l’on voyait au cinéma. Cependant, c’était un personnage rigolo qui vivait des situations rocambolesques. C’était une sorte de Columbo qui essayait de résoudre les énigmes du Sphinx, de déjouer les pièges du Joker et de résister à la séduction de Catwoman.

En plus de sa musique très années 60, la particularité de ce Batman s’est son ton très léger, son univers très coloré et ses onomatopées qui apparaissaient lorsque Batman ou Robin frappaient un ennemi.

Pour petit rappel, le long-métrage avait été pensé au départ comme pilot de show diffusé sur ABC entre 1966 à 1968. Finalement, le long-métrage est sorti sur grand écran entre la fin de la saison 1 et le début de la saison 2.

 

Batman le film : La bande au grand complet

Batman le film : La bande au grand complet

 

De ce fait, on assiste à un épisode d’heure trente, avec une enquête inédite mettant en scène Le Sphinx, Le Joker, Le Pingouin ainsi que Catwoman.

Synopsis : Les ennemis de Batman forment une alliance afin de kidnapper un chercheur d’une invention révolutionnaire. Un procédé permettant de déshydrater les corps humains jusqu’à l’état de poudre. Ils décident d’utiliser cette invention sur les membre du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est à ce moment que Batman et Robin vont intervenir pour sauver le monde d’une catastrophe.

Si vous aimez la série, vous allez adorer le film. C’est kitsch, parfois totalement surréaliste, involontairement comique, toutefois, on passe un bon moment.

La scène la plus culte qui est reprise à chaque fois lorsque l’on parle de ce film, c’est quand même l’attaque du requin. Alors qu’ils suivent un bateau avec le Batcoptère, Batman descend par l’échelle pour le stopper. Malheureusement, c’était une illusion d’optique et notre cher héros se fait attaquer par un requin. Après plusieurs coups donnés, Batman utilise avec l’aide de Robin, un Bat Spray anti Requin.

 

Batman le film - Batman versus un requin

Batman le film – Batman versus un requin

 

Ce qui est intéressant à voir dans ce Batman, c’est le casting. On retrouve Burgess Meredith qui interprétera le rôle de Mickey dans Rocky dix ans plus tard et on fait la connaissance d’un Joker qui sera souvent imité et dont la particularité, c’est de posséder une moustache.

De plus, dans la série, on assistera à des scènes cultes entre Batman et lui. Dont une, dans laquelle les deux personnages font du surf et portent deux magnifiques maillots de bain.

 

Batman le film : Surf fatal

Batman le film : Surf fatal

 

Si vous avez l’occasion de visionner le long-métrage, regardez-le en V.F, le doublage est fantastique et tout est francisé. D’ailleurs, Catwoman se nomme « La Femme Chat ».

D’ailleurs, dans le long-métrage, c’est un personnage intéressant. Tout d’abord, ce n’est pas la même comédienne entre le show et l’adaptation cinématographique. Julie Newmar se fait remplacer par La Miss America de 1955, Lee Meriwether. Du coup, j’ai l’impression que les scénaristes ont joué avec ce changement de personnage, car Bruce Wayne tombe littéralement amoureux de la femme derrière le masque. Comme si, il ne l’avait jamais vu. Cependant, d’après mes souvenirs, il l’avait déjà rencontré dans la show.

 

La fin d’une époque

 

Pour la petite histoire, Batman ne s’est pas rentabilisé au Box-Office. Malgré le succès certain de la série, cette dernière n’en a jamais tiré de bénéfices. Effectivement, le show ainsi que le film ont coûté très cher.

Par conséquent, ABC avait du mal à financer les épisodes.

Il faudra attendre en 1968 et une baisse d’audience pour que Batman s’arrête pour de bon.

Toutefois, il est clair qu’au cours de la dernière saison, les intrigues devenaient un peu trop légères aux yeux des spectateurs et Batman se ridiculisait.

Conclusion

Malgré cela, l’esprit de la série, mais aussi le film ont marqué les mémoires. De ce fait, les comics sont sortis, avec parfois l’intervention du Frelon Vert et de Kato. Le Batman Lego y fait référence. Joel Schummacher a voulu leur rendre un hommage « maladroit » en réalisant Batman & Robin. Toutefois, c’était risqué de reproduire le même univers quand on a un budget conséquent et que l’on doit rentrer dans ses frais. Enfin, juste avant sa disparition, Adam West avait prêté sa voix au film d’animation Batman : Le Retour des justiciers masqués, qui est la suite de la série TV de 1966.

 

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