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Almighty Thor avec Richard Grieco – NANAR CONNECTION #7

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Almighty Thor

Avec Almighty Thor, Marvel a du souci à se faire… Ou pas !

 

Almighty Thor = Une parodie de « Simple Jack » ? Ah non…

En 2011, The Asylum production avait décidé de surfer sur le succès de Marvel au cinéma. Par conséquent, la firme avait eu l’idée de faire une adaptation du héros, le moins intéressant et le moins cher à produire, c’est-à-dire, Thor. Pour cela, rien de plus simple, elle avait besoin d’un acteur principal incompétent, d’une star has-been pour interpréter le méchant et quand même d’un réalisateur sachant manier le travelling et le slow motion pour capter le spectateur.

J’ai découvert ce long-métrage lors d’une soirée nanar. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. À vrai dire, c’était le premier que nous allions regarder et il fallait quelque chose d’assez fort pour nous tenir éveille. Défi réussi, Almighty Thor a eu toute notre attention.

Pendant 1 heure, 30 minutes, The Asylum production nous a prouvés de quoi elle était capable et cela était bien avant la saga Sharknado. Il faut avouer que j’avais déjà été marqué par bon nombre de ses productions, mais là, c’était du haut niveau. Les effets spéciaux sont affreux. Le marteau de Thor est en polystyrène. Et enfin, l’arme de Loki est une parfaite représentation de la Playstation move (d’ailleurs, elle clignote aussi).

Dans cette adaptation très libre, Thor est un Guerrier naïf, tout droit sorti de la famille Pierrafeu. Il n’est pas très malin. Il n’a pas du tout de charisme. Cependant, il est carrément badass. En effet, il utilise sur Terre deux Uzy afin d’attaquer ses adversaires. Oui, c’est ça la magie d’Asylum, permettre à un Dieu Nordique d’utiliser des mitraillettes pour tuer ses ennemis.

 

Un casting d’anciennes gloires

Almighty Thor : Je n'aurais pas de carrière

Almighty Thor : Je n’aurais pas de carrière

Son interprète, Cody Deal, ayant fait de la figuration dans Very Bad Trip et American Trip, a l’air perdu et sa prestation est digne d’un Michael Dudikoff dans la saga American Warrior, c’est-à-dire sans aucune émotion.

Loki, quant à lui est joué par un acteur désormais has been. Rival de Johnny Depp dans les années 80, sex symbol durant cette même décennie et jouant désormais dans des séries Z pour pouvoir payer ses impôts. Richard Grieco est l’atout comique involontaire d’Almighty Thor. Alors que beaucoup lui prévoyaient une carrière flamboyante, le comédien est tombé dans l’oubli au début des années 90.

Son personnage du détective Booker dans la saison 3 de 21 Jump Street avait eu un tel succès auprès des fans de la série que Stephen J. Cannell, le créateur de cette dernière, avait décidé d’écrire un spin-off avait Grieco dans le rôle titre. Booker débuta le 24 Octobre 1989 sur le réseau Fox, mais les audiences ne suivant pas, la série s’arrêta au bout d’une saison. Après cet échec, son interprète s’est réfugié dans des téléfilms bas de gammes et fait de temps en temps des caméos sympathiques dans des films comme Une Nuit à Roxbury ou encore dernièrement dans 22 Jump Street.

 

Almight Thor : Et oui, Thor, j'ai joué avec Johnny Depp

Almight Thor : Et oui, Thor, j’ai joué avec Johnny Depp

Dans Almighty Thor, il donne tout ce qu’il a, comme si allait recevoir un oscar pour sa prestation. On pourrait la comparer à celle de Jeremy Irons dans « Donjons et Dragons », du Shakespeare nanardesque. Mais il n’est pas la seule célébrité à se débattre dans ce film. Effectivement, Patricia Velasquez est aussi de la partie. La comédienne n’a pas brillé à Hollywood, mise à part dans les blockbusters « La Momie » et sa suite. Elle a surtout été abonnée aux échecs commerciaux par exemple dans Beowulf avec Christophe Lambert. Cependant, nous pouvons avouer qu’elle assure le minimum syndical.

 

Almighty Thor : J'ai joué avec Brendan Fraser

Almighty Thor : J’ai joué avec Brendan Fraser

Bref, vous l’aurez compris ce film rassemble des scènes dénuées de toutes cohérences, avec un casting limite parodique. C’est un carnage visuel et scénaristique, mais je peux vous assurer que l’on rit beaucoup.

 

 

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HIGHLANDER : ENDGAME avec Christophe Lambert – NANAR CONNECTION #13

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Highlander : Endgame

HIGHLANDER : ENDGAME – Il ne peut en rester… Ah bah non, finalement !

Highlander : Endgame - Deux Doigts sur la gachette

Highlander : Endgame – Deux Doigts sur la gachette

Soyons sérieux une seconde à propos de ce fameux Highlander : Endgame. On peut très facilement idolâtrer le premier opus. Si on se sent d’humeur, nous pouvons apprécier le troisième film. Mais on ne peut pas pleurer de joie face à au second et quatrième volet.

Bon, il est vrai que je n’aurais sans doute pas fait la même critique il y a 16 ans. Il est vrai aussi, que j’étais le seul à avoir aimé ce film. Il est encore plus vrai, que j’avais eu un débat sur la chronologie de la saga avec un camarade en sixième. Et enfin, je dois avouer que j’avais vraiment des goûts de chiottes à cette époque.

 

HIGHLANDER : ENDGAME – Un souvenir d’enfance !

 

Alors, pourquoi faire un Nanar Connection sur ce film ? Primo, ça faisait deux mois que je n’avais rien publié. Deuzio, en republiant Les Cavernes des Films, j’ai relu celle d’Highlander premier du nom. Et tertio, je ne pouvais pas écrire sur le second opus, car je ne m’en souvenais plus trop. A vrai dire, je pense que je ferais prochainement un nanar sur cet opus, mais pour cela, il faut que le revoie.

Highlander : Endgame, c’est avant tout pour moi un film de mon enfance. Mon frangin étant abonné à CineLive, j’avais vu en exclusivité la bande-annonce de ce futur navet. A l’époque, j’en étais fou et d’ailleurs, je rêvais de le voir au cinéma. Malheureusement, pour mon moi du passé, l’occasion ne s’est jamais présentée. Pourtant, je voyais les affiches dans les rues, des reportages à la TV sur le phénomène Highlander et je gonflais ma famille avec ce sujet.

J’étais très attaché à ce film, pour de multiples raisons. Tout d’abord, j’aime beaucoup la premier volet ainsi que le troisième. Je regardais la série et je trouvais que faire le parallèle entre les deux formats était plutôt original. Et puis, je suis fan de Christophe Lambert. Je peux vous dire que si, un jour je le vois, déjà, je serais impressionné, car c’est un Monsieur du cinéma, mais je me forcerai de lui glisser un « Il ne peut en rester qu’un ». Bon, de là, il partira et j’aurais mon petit moment de solitude.

Mais je reviendrai sur le casting dans un autre paragraphe.

Puis, il faut reconnaître que la presse attendait énormément de ce long-métrage. Et, elle nous avait un peu bourré le mou avec ce dernier.

 

HIGHLANDER : ENDGAME – Une boulette scénaristique

Highlander : Endgame - On n'aurait peut-être pas dû faire la série ?

Highlander : Endgame – On n’aurait peut-être pas dû faire la série ?

En effet, chronologiquement, je ne sais pas où mettre ce film. J’ai carrément l’impression que c’est un OAV ou bien un reboot/sequel de la saga. Il prend des éléments du premier opus, mais efface ce qui s’est passé dans le troisième. On retrouve des comédiens du premier film, mais leur passé est plus ou moins modifiée, exemple : La Petite Fleur Heather.  Nous sommes, dans une partie de l’histoire qui nous était étrangère avec ce Jacob Kell, qui tue la mère de Connor. Et après que ce dernier le tue par vengeance, il devient immortel à son tour et décide de traquer son assassin. Et afin de le faire réagir, tue tous ceux qu’il aime.

Du coup, c’est pour cela que je pense que c’est plus un reboot de la saga. Et que Christophe devait être présent pour passer le relais, pour le fan service ainsi que pour la vente sur le marché international. Pour faire simple, Highlander : Endgame, c’est la continuité maladroite et mal agencée de la série.

D’ailleurs, le cinquième opus, qui viendra sept ans plus tard via le réseau SyFy, était prévu bien plutôt. Effectivement, Adrian Paul devait être le nouveau héros.

 

HIGHLANDER :ENDGAME – C’est quoi ce casting ?!

Higlander : Endgame – Christophe Lambert

Highlander : Endgame - Qu'est-ce que je fous dans cette galère ?

Highlander : Endgame – Qu’est-ce que je fous dans cette galère ?

Les années 1999 à 2001, furent terribles pour Christophe Lambert. L’essoufflement de sa carrière s’en est ressenti. A vrai dire, il a été très moqué durant ces années-là.

Pourtant, il s’en était bien sorti. Après une baisse de régime début 90, il était revenu en grande forme avec des films tels que Highlander 3 ou encore Mortal Kombat. Ce dernier, lui avait donné un très gros second souffle et une tout nouvelle popularité.

Puis, il y a eu une nouvelle descente aux enfers qui sera fatale pour sa carrière, car depuis, le bougre se fait rare et est estampillé acteur de nanars.

Outre les Mean Guns, Nirvana et Adrénaline, il y a eu lors de ces trois années cinq échecs commerciaux.

Je cite donc, Beowulf (DTV aux USA, 313 015 entrées en France), Fortress 2 : Réincarcération (3 semaines dans les salles françaises et 40 000 spectateurs au compteur et 4 semaines aux USA),  Résurrection (DTV aux USA, 400 000 entrées en France), Highlander : Endgame (15 millions $ récoltés dans le monde entier, 243 403 entrées en France). Et enfin, Vercingétorix… Ça se passe de commentaires.

 

Christophe Lambert perdu dans sa carrière - Image tirée de Fortress 2

Christophe Lambert perdu dans sa carrière – Image tirée de Fortress 2

Bon le point positif, c’est qu’Highlander : Endgame a démarré dans le top 5 au Box-Office US avant de s’écrouler par la suite. Il possède le meilleur démarrage de la saga.

Ce qui me fait mal, c’est qu’à cause de ces mauvais choix de carrière, il n’est pas reconnu à sa juste valeur. Et puis, il est souvent tombé avec des scénaristes manchots et des réalisateurs aveugles.

 

Highlander : Endgame – Christophe Lambert en roue libre

 

On ne sait pas pourquoi il est là. Il est peu à l’écran, et quand il y est, ce n’est  pas fameux. De plus, il a un gros problème capillaire dans cet opus, de ce fait on ne peut pas le prendre au sérieux.

Où est passé notre cher Connor ? Bah, il a arrêté son chemin avec Highlander 3 et c’est son double cosmique qui a pris sa place dans ce dernier opus.

En plus, dès le début du film on sait qu’il va mourir. Ce qui rend le film encore plus ennuyant, car les enjeux sont limités.

Highlander : Endgame – Adrian Paul, le nouvel Immortel

Highlander : Endgame - Je suis prêt à devenir une star de cinéma

Highlander : Endgame – Je suis prêt à devenir une star de cinéma

 

Ce bougre aurait dû être rejoint par Elizabeth Gracen, l’héroïne de la série « L’Immortelle », spin-off d’Highlander. En effet, Highlander : Endgame devait être un arc rassemblant tous les Immortels. Malheureusement, le show s’arrêta après une seule saison. Et la production décida de supprimer Elizabeth du scénario.

Du coup, Adrian Paul était un peu le privilégié. De plus, il avait tourné avec Christophe Lambert dans le pilot de la série. C’était donc le digne successeur.

Il devait incarner la nouveauté, porter un blockbuster sur ses épaules et conquérir de nouveaux fans. Malheureusement, bien qu’il fût très talentueux dans la série, il fût très mauvais dans le film. Sa prestation provoquera un arrêt net dans son ascension. On le retrouvera bien plus tard dans des nanars made in Asylum.

Il n’a aucun charisme et son histoire dans le film n’est pas du tout passionnante. Dommage, car il y avait moyen de faire quelque chose de bien.

 

Highlander : Endgame – Bruce Payne, nanar connection !

Highlander : Endgame - Les sentiments je ne connais pas

Highlander : Endgame – Les sentiments je ne connais pas

Alors que Billy Idol et Jean-Claude Van Damme étaient prévus dans le rôle de Jacob, c’est le nanardesque Bruce Payne qui s’y colla.

La venue de ce comédien dans un film n’est jamais bon signe (Full Eclipse, Donjons et Dragons 1&2). Et elle ne déroge pas à la règle, car ce quatrième volet est aussi très mauvais, à cause, de sa présence.

Je pensais que Michael Ironside était le pire le méchant de la saga, mais là, Bruce Payne le bat très largement. Il essaye de faire le gros dur avec sa voix grave, mais ne fait même pas peur. Quiconque pourrait l’affronter et se dire « Ok, si ce mec est immortel et est resté vivant tout ce temps, c’est juste qu’il a affronté des clones du Chevalier Noir de Sacré Graal. »

Honnêtement, je pense même que Billy Idol aurait été meilleur. Puis, nous aurions eu le droit à une petite chanson.

 

HIGHLANDER : ENDGAME  – Des effets spéciaux en carton

 

Généralement, ce que l’on apprécie dans un Highlander, ce sont ses effets spéciaux. Bah, là, c’est une catastrophe. Tout est fait par un stagiaire découvrant les fonctionnalités d’After Effect. Même, le combat final est mauvais. Lorsque Duncan reçoit le Quickening, ça sent le fond vert bien pourri (Voir la vidéo ci-dessous). L’incrustation est horrible et les éclairs ne sont pas du tout réalistes. De plus, le jeu incroyable d’Adrian Paul, fait que nous ne sommes pas prêts à y croire. Même lorsque, Christophe Lambert perd sa tête, c’est du fond vert. Du CGI digne d’un Asylum.

 

Pour finir, la bande-annonce était trompeuse et mensongère. Effectivement, beaucoup de scènes n’apparaissent pas dans le long-métrage et à aucun moment, on voit les pouvoirs de Jacob. Alors que le trailer en montrait quelques-uns plutôt intéressants. Un director-cut est sorti quelques années plus tard, je n’ai pas encore eu la chance de le voir.

 

 HIGHLANDER : ENDGAME – Conclusion

 

Que dire de plus… . Je n’osais pas avouer que c’était une nullité quand j’étais môme. Et désormais, je suis obligé de vider mon sac. Oui, Highlander : Endgame est infâme. Pourquoi l’avoir pondu ? Pour le fric ? Pour les fans ?

Le business est pour beaucoup dans ce projet farfelu qui descendra la saga Highlander aux portes des enfers.

A quand le reboot ?

 

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Coups pour Coups avec Jean Claude Van Damme – NANAR CONNECTION #12

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Coups pour Coups

COUPS POUR COUPS – Quand Van Damme se retrouve en prison, ça fait des dégâts.

 

Nous sommes en 1990 et Jean-Claude Van Damme a commencé à imposer sa patte à Hollywood. Après les succès de Bloodsport, Cyborg ainsi que de Kickboxer, il rejoint le projet Coups pour Coups réalisé par Deran Sarafian (Lost) et écrit par David.S Goyer (Man Of Steel).

Non, le long-métrage n’est pas un bon Van Damme et pourtant, il y a dix-sept ans, je n’aurai pas dit la même chose. Je me souviens encore de la cassette vidéo que je possédais et je me rappelle l’avoir presque abîmé à l’époque à force de la regarder.

L’histoire est très simple, Louis Burke prononcé « Beurk » tout le long du film, est un policier qui doit effectuer une mission très délicate. En effet, il doit infiltrer une prison haute-sécurité afin de résoudre un meurtre inexpliqué. De plus, à l’intérieur, il découvrira que s’effectue un trafic d’organes et que les condamnés à mort y sont victimes. Louis va devoir faire fonctionner son cerveau et se servir de ses muscles, pour résoudre cette sombre affaire.

Je ne vais pas vous le cacher, le film n’a aucun sens. Il se déroule sans véritable scénario et n’existe que pour montrer les prouesses techniques de Mister JCVD.

Coups pour Coups : JCVD, un Mannequin en prison

Coups pour Coups : JCVD, un Mannequin en prison

Pendant 1h30 minutes, l’inspecteur va affronter ses collègues détenus ainsi que, des gardiens ripoux qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs. D’ailleurs, le long-métrage lorgne du côté de Midnight Express et ça en devient parfois ridicule. Sans oublier, que pour renseigner ses patrons, le gouvernement lui envoie une charmante secrétaire interprétée par Cynthia Gibb (Youngblood), qui se fait passer pour son épouse. Ce qui est beaucoup plus facile pour échanger et se rapprocher. Effectivement, comme tous les films avec Van Damme, ce dernier séduit sa partenaire.

Coups pour Coups : JCVD et Cynthia Gibb en pleine échange d'informations

Coups pour Coups : JCVD et Cynthia Gibb en pleine échange d’informations

Jean Claude Van Damme Versus Le Démon

Mais le plus magique et énigmatique dans Coups Pour Coups, c’est son méchant. En effet, Van Damme a un ennemi juré qui apparaît dès le début. Une séquence digne d’un thriller angoissant dans laquelle notre héros va traquer celui qui est à l’origine du meurtre de son coéquipier. Après avoir balancé deux trois coups de pied à des gangstas qui l’avaient provoqué sans aucune raison, Burke s’introduit dans un immeuble désaffecté et va affronter Le Démon. Un géant se baladant en pyjama et balançant des punchlines ridicules pour faire peur à notre héros. Après l’avoir asséné de plusieurs balles dans la poitrine, Le Démon meurt et on n’entend plus parler de lui jusqu’à… les dix dernières minutes.

Coups pour Coups : JCVD est en colère

Coups pour Coups : JCVD est en colère

Evidemment, après une pirouette scénaristique dont David. S Goyer a le secret, Le Démon revient comme par enchantement. D’ailleurs, on y apprend que c’est le patron de l’organisation qui sévit en prison. Le gros WTF continue et là, le spectateur est perdu à jamais. Dès lors, Van Damme se lâche complètement, se ridiculise, crie pour un rien et se prend même une clé à molette en pleine face.

 

Le méchant est increvable et il faut que notre héros montre ses prouesses techniques pour s’en débarrasser.

Vous l’aurez compris, Coups Pour Coups est très mauvais, mais aussi très drôle, involontairement.

Cependant, le public avait plutôt bien apprécié le film puisqu’il reste l’un des plus gros succès de JCVD en rapportant 46 millions $ pour un budget avoisinant les 6 millions $.

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City Hunter avec Jackie Chan – NANAR CONNECTION #11

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City Hunter

Lorsque la Golden Harvest décide de produire une adaptation de City Hunter avec Jackie Chan, ça donne un gros WTF sans aucun lien avec le manga éponyme.

 

C’est en 1993 que sortie l’adaptation live du manga City Hunter de Tsukasa Hojo, au cinéma. Cette transposition sur grand écran n’est pas une production japonaise. En effet, c’est Golden Harvest, l’un des distributeurs chinois, phares des années 80/90, qui a produit cette version.

Afin de vendre le film sur le marché international, la firme a choisi l’un de ses acteurs fétiches, Jackie Chan, pour interpréter ce fameux détective privé.

Pour rappel, le manga City Hunter, a eu un succès fou dans les années 80 et 90. Il a bénéficié de deux séries animées, de deux longs-métrages dont un officieux intitulé Mister Mumble et bientôt d’une adaptation française par Philippe Lacheau.

Ce Shonen est principalement dramatique, même si par moment, la comédie prend le dessus. Cependant, cela reste assez sombre et malheureusement, la version dont je vais vous parler est tout le contraire.

Pour résumer le film, les scénaristes ont pris les thèmes principaux faisant référence à City Hunter. C’est-à-dire, le fait qu’il soit un obsédé sexuel, le comique de situation et l’action. Ensuite, ils ont mixé le tout, puis ils ont enlevé des personnages centraux, fait des crossovers avec des sagas vidéoludiques et ont changé tout l’univers du manga.

Cela dit, je dois avouer que c’est assez délicat de l’estampiller nanar. Effectivement, la production avait annoncé après la sortie du film, que c’était une parodie. Toutefois, c’est tellement facile de dire cela. Honnêtement, je pense qu’ils ont voulu faire une adaptation à leur sauce, mais que le résultat fût très mauvais.

 

City Hunter : Une adaptation très peu fidèle

City Hunter : Une adaptation très peu fidèle

 

Une adaptation très différente du matériel original

Je me souviens encore d’avoir eu la cassette vidéo à mon anniversaire. J’ai du la regarder une bonne centaine de fois. Cependant, à neuf ans, bien que Nicky Larson soit l’un de mes animés préférés, j’avais adoré le film, car c’était Jackie Chan qui interprétait le héros.

Ce n’est que bien plus tard, lorsque je me suis vraiment intéressé au manga, que j’ai revu cette adaptation et je suis tombé de haut.

En plus de s’écarter totalement du matériel d’originel, le film part en live total au bout de dix minutes.

Tout d’abord, nous ne retrouvons pas le personnage de Mammouth, ensuite beaucoup de noms sont modifiés tels que Kaori qui devient Carrie en VO et Sonia en VF. Mais aussi Saeko qui s’appelle Anna. On arrive tout de même à se repérer et à placer les personnages.

Par contre, l’histoire de Kaori est très nettement modifiée, car elle n’est plus la sœur de son co-équipier mort suite à une fusillade, mais la fille. Du coup, Nicky, l’élève, la voit grandir et cette dernière tombe amoureuse de lui. Cependant, notre héros n’est pas du tout intéressé et préfère avoir toutes les autres filles.

Autre point concernant les grosses différences, les dessins qui sont représentés au début et à la fin, ne sont pas du dessinateur original. Ça veut se jouer fidèle, mais ça ne l’est pas.

City Hunter : Jackie Chan ne sait plus où donner de la tête

City Hunter : Jackie Chan ne sait plus où donner de la tête

Un Jackie Chan en roue libre

À cette époque, Jackie Chan était une immense star. Il n’avait pas encore son entrée à Hollywood, mais était connu internationalement. En plus d’être un comédien remarquable, c’était un réalisateur bluffant. Je vous conseille d’ailleurs, Big Brother ou encore Police Story 2. Lorsque City Hunter s’est tourné, elle avait trois franchises à son actif et jouait pratiquement quatre ou cinq films par an. De plus, c’était la pépite de Golden Harvest, qui a rempli en parti ses poches grâce au trio Sammo Hung, Jackie Chan et Yuen Bio.

De ce fait, il était l’homme providentiel pour interpréter Ryo Saeba. Malheureusement, bien que l’action et la comédie soient dans ses cordes, il ne correspondait pas du tout au personnage.

Il joue l’obsédé sexuel tout au long du film, comme si les scénaristes n’avaient retenu que cela du héros. D’ailleurs, le réalisateur en profite pour faire des gros plans poitrine assez régulièrement.

Et le plus fou, c’est lorsqu’il fait son trip Street Fighter 2. En effet, vers la fin du long-métrage, il se retrouve dans une salle arcade et doit affronter le bras droit du méchant. Après avoir été propulsé sur la borne de Street Fighter, toutes les personnes se trouvant dans la salle se transforment en personnage du jeu. Oui… À ce moment-là, il n’y a plus de limites.

Nous retrouvons, Chung Li, Guile, ou encore Ken. C’est clair que l’on n’a jamais vu une adaptation aussi fidèle du jeu vidéo en live. Mais ce n’était pas le but du film.

City Hunter : Jackie Chan en mode Street Fighter

City Hunter : Jackie Chan en mode Street Fighter

Des Méchants Occidentaux

Qui dit Golden Harvest, dit forcément acteurs occidentaux experts en arts martiaux, n’ayant pas pu faire carrière à Hollywood. Richard Norton en est la preuve.

City Hunter : Richard Norton

City Hunter : Richard Norton

Le copain de Chuck Norris, ceinture noire en Zen Do Kaï, a commencé sa carrière en tant que bodyguard pour les stars avant de devenir cascadeur, puis comédien de second plan. Sa carrière de Movie Star débutera en Chine et il jouera dans de nombreux films avec d’autres compatriotes occidentaux tels que Cynthia Rothrock, Benny Urquidez ou encore Gary Daniel.

Dans City Hunter, il interprète, le rôle MacDonald, un voleur, qui, avec son équipe a pris le paquebot en otage.

Son personnage est plutôt efficace, malheureusement, lors du combat final, c’est une catastrophe.

Voyant la rapidité des coups de Jackie Chan et sachant que la chorégraphie était dense et dangereuse, il décida de n’effectuer aucune cascade. C’est alors que l’on assiste à un combat, certes, très bien chorégraphié, mais sans saveur. De plus, le cascadeur ne ressemble en rien à l’acteur.

 

City Hunter : Gary Daniel

City Hunter : Gary Daniel

Deuxième comédien pratiquant les arts martiaux… Gary Daniels. Sa carrière à Hong-Kong sera courte, il exercera ses talents aux USA chez P.M Entertainment, dans des films où l’interprétera souvent des rôles de policier. Mais aussi, dans de nombreuses séries B et Z de d’autres firmes. Dernièrement, on l’aura vu dans l’adaptation live de Tekken ou encore dans The Expendables. Concernant City Hunter, son rôle est minime, il interprète le bras droit de Richard Norton. Après une scène montrant sa souplesse extrême, il sera étiqueté méchant bien neuneu durant tout le film. Jusqu’au moment où il interprète le rôle de Ken et là il est fantastique.

Troisième et ultime comédien… Mike Abbott. Non, vous ne rêvez pas, c’est bien celui qui crie « PHILIPPE !!!! » dans le légendaire « Hitman The Cobra ». Abonné aux nanars, l’acteur se voit pour une fois attribuer un rôle dans lequel il joue assez longtemps pour que l’on admire son jeu. Bon, il ne parle pas et se fait tuer d’une façon ringarde… Comme d’habitude.

City Hunter : Mike Abbott

City Hunter : Mike Abbott

Conclusion

Bien, évidemment, nous retrouvons quelques références dont le fameux coup de la massue et certains personnages que l’on reconnaît malgré le changement de nom, mais c’est tout.

City Hunter est devenu culte avec le temps, mais ça n’a strictement rien à voir avec le manga. Toutefois, je vous conseille de regarder Mister Mumble, qui est une transposition officieuse mais beaucoup plus fidèle.

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