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NANAR CONNECTION

CYBORG avec Jean-Claude Van Damme – NANAR CONNECTION #6

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Cyborg

Cyborg : Le nanar futuriste avec Van Damme qui a été parodié par les Inconnus.

 

En effet, Cyborg reste l’un des nanars les plus mystérieux et ridicule de JCVD.

Pour la petite histoire, à la fin des années 80, la Cannon Group. souhaitait se renouveler et chercher sa nouvelle tête d’affiche qui pourrait lui faire fructifier ses finances. En effet, sa star numéro 1, Chuck Norris, ne rassemblait plus les foules dans les salles de cinéma. Entre 1986 et 1988, il a engendré pas moins de trois échecs commerciaux et cela n’allait pas s’arrêter-là. Chuck était devenu has-been et il fallait trouver quelqu’un pour le remplacer.

Beaucoup de comédiens se sont succédés (Michael Dudikoff, Dolph Lundgren, David Bradley…) mais rien n’y fait, les échecs s’enchaînent. Sylvester Stallone aurait pu être cette nouvelle poule aux œufs d’or. Cependant, l’après Rocky IV a été redoutable pour le comédien. La Cannon produit en 1986 « Cobra » et en 1987 « Over The Top ». Le premier a eu un succès relatif, le second un bide commercial du fait de son budget exagéré. Il faudra donc attendre 1988, pour que la firme retrouve des couleurs grâce à un acteur : Jean-Claude Van Damme.

Après avoir interprété des rôles de méchants dans des petites séries B ou Z au début des années 80 (Monaco Forever,Karaté Tiger, L’Arme Absolue), la Cannon décide de lui donner sa chance et elle ne le regrettera pas. Bloodsport sera un succès international et propulse la star Belge au firmament des nouveaux héros du cinéma d’action. Les cousins Menahem Golan et Yorem Globus, vont essayer de mettre leur nouvelle coqueluche dans tous leurs nouveaux projets cinématographiques. En 1989, Cyborg débarqua.

 

Cyborg : Javert versus Valjean

Cyborg : Javert versus Valjean

CYBORG = Les Maîtres de l’Univers 2

 

Le grand groupe qui était en train de couler à cause d’énormes problèmes financiers, devait tout faire pour se renflouer les poches. En 1987, sorti dans les salles obscures « Les Maîtres de l’Univers » avec Dolph Lundgren. Ce dernier, est un blockbuster qui s’avéra être un redoutable échec. Le souci est que le studio avait alloué un budget pour la suite et avait commencé les repérages pour débuter le tournage un an plus tard. Cependant, les cousins n’aiment pas perdre l’argent bêtement et décide de trouver une idée afin de se rentabiliser. Ils vont surfer sur le succès de Mad Max 3 et vont produire un film post-apocalyptique. Afin que ce dernier puisse être vendu à travers le monde, les deux mafieux choisissent leur réalisateur préféré, Albert Puyn, pour prendre les commandes du long-métrage. Pour finir,  Jean-Claude Van Damme  fût mis en tête d’affiche.

Cyborg est tout simplement un nanar culte des années 80. Tout d’abord parce que les scénaristes ne se sont pas foulés en terme de dialogues. Les noms des personnages sont des marques de guitares (Fender, Gibson, Marshall, Pearl). Et enfin, parce que le bruitage est totalement has-been. D’ailleurs, Les Inconnus reprendront ce dernier, ainsi que l’univers post-apocalyptique dans leur sketch « Les Miséroïdes ».

Pour la seconde petite histoire, le long-métrage d’Albert Puyn est aussi connu à cause du grave accident qui a eu lieu sur le tournage. En effet, JCVD a crevé l’œil de l’un de ses adversaires dans le film. La victime pensant peut-être que c’était volontaire, décida de porter plainte et gagna son procès contre la production.

Cyborg : JCVD, ce héros

Cyborg : JCVD, ce héros

Van Damme, ce héros

 

Petit, j’étais un grand fan de Jean-Claude Van Damme. Je connaissais Kickboxer par cœur. Je souhaitais faire le fameux grand écart qu’il exerçait dans TimeCop et je ne me lassais pas de regarder Double Impact. Bref, je considérais JCVD comme un excellent acteur et comme une superstar au même titre que Schwarzy, Stallone, Willis ou encore Seagal.

Je crois qu’à neuf ans, j’avais pratiquement vu toute sa filmographie. Cependant, il m’en restait quelques-uns, dont les plus rares : Karate Tiger et Cyborg. Ce dernier, m’a hanté toute mon enfance.

A l’époque, où TF1 passait encore des JCVD en première partie de soirée, le dimanche soir (1994), j’étais tombé sur la bande-annonce de ce film. Je me souviens que la chaîne misait tout sur la musculature du Karatéka. La dernière image dont je me rappelle se trouve être JCVD mettant un couteau de chasse entre les dents. Je crois qu’à partir de là ce film est devenu pour moi une obsession. Je devais le voir à tout prix. Malheureusement, le long-métrage était notifié carré blanc, donc interdiction de le voir. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai découvert en cassette vidéo Cyborg.

Cyborg : Le Dentiste du futur

Cyborg : Le Dentiste du futur

Cyborg est un Mad Max bis

 

J’ai souvenir d’avoir adoré le film. Van Damme était fantastique. Les combats étaient très badass. Et enfin, le méchant était emblématique et faisait très peur. Toutefois, après l’avoir revu quelques années plus tard, je l’ai trouvé très comique, très kitsch et complètement dingue scénaristiquement parlant.

Même si, le comédien principal nous impressionne par ses talents martiaux, il n’en est pas de même pour son jeu d’acteur. Il assure le minimum syndical et possède un masque fermé qui l’empêche de sourire. Cependant, il ne l’empêche pas de crier.

Cyborg est un Mad Max bis tourné en très peu de jours. Manquant cruellement de budget et comportant une violence rare, ce dernier, est très sympathique de par sa distribution car on y retrouve les gueules cassées du genre (Vincent Klyne, Ralf Moeller…). On y ressent un petit côté Ken le Survivant qui n’est pas déplaisant.

En dépit des critiques négatives, le long-métrage sera un énorme succès pour la Cannon qui prouvera une nouvelle fois que Jean-Claude Van Damme est la superstar du moment. Il prolongera son contrat encore un an avec la firme (Kickboxer) puis s’en ira vers d’autres aventures cinématographiques (Coups pour Coups, Full Contact, Double Impact…).

Suite à sa popularité, Cyborg sera suivi de deux séquelles dont une avec Angelina Jolie et l’autre avec Malcolm Macdowell . Deux purges qui sortiront directement en vidéo.

 

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HIGHLANDER : ENDGAME avec Christophe Lambert – NANAR CONNECTION #13

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Highlander : Endgame

HIGHLANDER : ENDGAME – Il ne peut en rester… Ah bah non, finalement !

Highlander : Endgame - Deux Doigts sur la gachette

Highlander : Endgame – Deux Doigts sur la gachette

Soyons sérieux une seconde à propos de ce fameux Highlander : Endgame. On peut très facilement idolâtrer le premier opus. Si on se sent d’humeur, nous pouvons apprécier le troisième film. Mais on ne peut pas pleurer de joie face à au second et quatrième volet.

Bon, il est vrai que je n’aurais sans doute pas fait la même critique il y a 16 ans. Il est vrai aussi, que j’étais le seul à avoir aimé ce film. Il est encore plus vrai, que j’avais eu un débat sur la chronologie de la saga avec un camarade en sixième. Et enfin, je dois avouer que j’avais vraiment des goûts de chiottes à cette époque.

 

HIGHLANDER : ENDGAME – Un souvenir d’enfance !

 

Alors, pourquoi faire un Nanar Connection sur ce film ? Primo, ça faisait deux mois que je n’avais rien publié. Deuzio, en republiant Les Cavernes des Films, j’ai relu celle d’Highlander premier du nom. Et tertio, je ne pouvais pas écrire sur le second opus, car je ne m’en souvenais plus trop. A vrai dire, je pense que je ferais prochainement un nanar sur cet opus, mais pour cela, il faut que le revoie.

Highlander : Endgame, c’est avant tout pour moi un film de mon enfance. Mon frangin étant abonné à CineLive, j’avais vu en exclusivité la bande-annonce de ce futur navet. A l’époque, j’en étais fou et d’ailleurs, je rêvais de le voir au cinéma. Malheureusement, pour mon moi du passé, l’occasion ne s’est jamais présentée. Pourtant, je voyais les affiches dans les rues, des reportages à la TV sur le phénomène Highlander et je gonflais ma famille avec ce sujet.

J’étais très attaché à ce film, pour de multiples raisons. Tout d’abord, j’aime beaucoup la premier volet ainsi que le troisième. Je regardais la série et je trouvais que faire le parallèle entre les deux formats était plutôt original. Et puis, je suis fan de Christophe Lambert. Je peux vous dire que si, un jour je le vois, déjà, je serais impressionné, car c’est un Monsieur du cinéma, mais je me forcerai de lui glisser un « Il ne peut en rester qu’un ». Bon, de là, il partira et j’aurais mon petit moment de solitude.

Mais je reviendrai sur le casting dans un autre paragraphe.

Puis, il faut reconnaître que la presse attendait énormément de ce long-métrage. Et, elle nous avait un peu bourré le mou avec ce dernier.

 

HIGHLANDER : ENDGAME – Une boulette scénaristique

Highlander : Endgame - On n'aurait peut-être pas dû faire la série ?

Highlander : Endgame – On n’aurait peut-être pas dû faire la série ?

En effet, chronologiquement, je ne sais pas où mettre ce film. J’ai carrément l’impression que c’est un OAV ou bien un reboot/sequel de la saga. Il prend des éléments du premier opus, mais efface ce qui s’est passé dans le troisième. On retrouve des comédiens du premier film, mais leur passé est plus ou moins modifiée, exemple : La Petite Fleur Heather.  Nous sommes, dans une partie de l’histoire qui nous était étrangère avec ce Jacob Kell, qui tue la mère de Connor. Et après que ce dernier le tue par vengeance, il devient immortel à son tour et décide de traquer son assassin. Et afin de le faire réagir, tue tous ceux qu’il aime.

Du coup, c’est pour cela que je pense que c’est plus un reboot de la saga. Et que Christophe devait être présent pour passer le relais, pour le fan service ainsi que pour la vente sur le marché international. Pour faire simple, Highlander : Endgame, c’est la continuité maladroite et mal agencée de la série.

D’ailleurs, le cinquième opus, qui viendra sept ans plus tard via le réseau SyFy, était prévu bien plutôt. Effectivement, Adrian Paul devait être le nouveau héros.

 

HIGHLANDER :ENDGAME – C’est quoi ce casting ?!

Higlander : Endgame – Christophe Lambert

Highlander : Endgame - Qu'est-ce que je fous dans cette galère ?

Highlander : Endgame – Qu’est-ce que je fous dans cette galère ?

Les années 1999 à 2001, furent terribles pour Christophe Lambert. L’essoufflement de sa carrière s’en est ressenti. A vrai dire, il a été très moqué durant ces années-là.

Pourtant, il s’en était bien sorti. Après une baisse de régime début 90, il était revenu en grande forme avec des films tels que Highlander 3 ou encore Mortal Kombat. Ce dernier, lui avait donné un très gros second souffle et une tout nouvelle popularité.

Puis, il y a eu une nouvelle descente aux enfers qui sera fatale pour sa carrière, car depuis, le bougre se fait rare et est estampillé acteur de nanars.

Outre les Mean Guns, Nirvana et Adrénaline, il y a eu lors de ces trois années cinq échecs commerciaux.

Je cite donc, Beowulf (DTV aux USA, 313 015 entrées en France), Fortress 2 : Réincarcération (3 semaines dans les salles françaises et 40 000 spectateurs au compteur et 4 semaines aux USA),  Résurrection (DTV aux USA, 400 000 entrées en France), Highlander : Endgame (15 millions $ récoltés dans le monde entier, 243 403 entrées en France). Et enfin, Vercingétorix… Ça se passe de commentaires.

 

Christophe Lambert perdu dans sa carrière - Image tirée de Fortress 2

Christophe Lambert perdu dans sa carrière – Image tirée de Fortress 2

Bon le point positif, c’est qu’Highlander : Endgame a démarré dans le top 5 au Box-Office US avant de s’écrouler par la suite. Il possède le meilleur démarrage de la saga.

Ce qui me fait mal, c’est qu’à cause de ces mauvais choix de carrière, il n’est pas reconnu à sa juste valeur. Et puis, il est souvent tombé avec des scénaristes manchots et des réalisateurs aveugles.

 

Highlander : Endgame – Christophe Lambert en roue libre

 

On ne sait pas pourquoi il est là. Il est peu à l’écran, et quand il y est, ce n’est  pas fameux. De plus, il a un gros problème capillaire dans cet opus, de ce fait on ne peut pas le prendre au sérieux.

Où est passé notre cher Connor ? Bah, il a arrêté son chemin avec Highlander 3 et c’est son double cosmique qui a pris sa place dans ce dernier opus.

En plus, dès le début du film on sait qu’il va mourir. Ce qui rend le film encore plus ennuyant, car les enjeux sont limités.

Highlander : Endgame – Adrian Paul, le nouvel Immortel

Highlander : Endgame - Je suis prêt à devenir une star de cinéma

Highlander : Endgame – Je suis prêt à devenir une star de cinéma

 

Ce bougre aurait dû être rejoint par Elizabeth Gracen, l’héroïne de la série « L’Immortelle », spin-off d’Highlander. En effet, Highlander : Endgame devait être un arc rassemblant tous les Immortels. Malheureusement, le show s’arrêta après une seule saison. Et la production décida de supprimer Elizabeth du scénario.

Du coup, Adrian Paul était un peu le privilégié. De plus, il avait tourné avec Christophe Lambert dans le pilot de la série. C’était donc le digne successeur.

Il devait incarner la nouveauté, porter un blockbuster sur ses épaules et conquérir de nouveaux fans. Malheureusement, bien qu’il fût très talentueux dans la série, il fût très mauvais dans le film. Sa prestation provoquera un arrêt net dans son ascension. On le retrouvera bien plus tard dans des nanars made in Asylum.

Il n’a aucun charisme et son histoire dans le film n’est pas du tout passionnante. Dommage, car il y avait moyen de faire quelque chose de bien.

 

Highlander : Endgame – Bruce Payne, nanar connection !

Highlander : Endgame - Les sentiments je ne connais pas

Highlander : Endgame – Les sentiments je ne connais pas

Alors que Billy Idol et Jean-Claude Van Damme étaient prévus dans le rôle de Jacob, c’est le nanardesque Bruce Payne qui s’y colla.

La venue de ce comédien dans un film n’est jamais bon signe (Full Eclipse, Donjons et Dragons 1&2). Et elle ne déroge pas à la règle, car ce quatrième volet est aussi très mauvais, à cause, de sa présence.

Je pensais que Michael Ironside était le pire le méchant de la saga, mais là, Bruce Payne le bat très largement. Il essaye de faire le gros dur avec sa voix grave, mais ne fait même pas peur. Quiconque pourrait l’affronter et se dire « Ok, si ce mec est immortel et est resté vivant tout ce temps, c’est juste qu’il a affronté des clones du Chevalier Noir de Sacré Graal. »

Honnêtement, je pense même que Billy Idol aurait été meilleur. Puis, nous aurions eu le droit à une petite chanson.

 

HIGHLANDER : ENDGAME  – Des effets spéciaux en carton

 

Généralement, ce que l’on apprécie dans un Highlander, ce sont ses effets spéciaux. Bah, là, c’est une catastrophe. Tout est fait par un stagiaire découvrant les fonctionnalités d’After Effect. Même, le combat final est mauvais. Lorsque Duncan reçoit le Quickening, ça sent le fond vert bien pourri (Voir la vidéo ci-dessous). L’incrustation est horrible et les éclairs ne sont pas du tout réalistes. De plus, le jeu incroyable d’Adrian Paul, fait que nous ne sommes pas prêts à y croire. Même lorsque, Christophe Lambert perd sa tête, c’est du fond vert. Du CGI digne d’un Asylum.

 

Pour finir, la bande-annonce était trompeuse et mensongère. Effectivement, beaucoup de scènes n’apparaissent pas dans le long-métrage et à aucun moment, on voit les pouvoirs de Jacob. Alors que le trailer en montrait quelques-uns plutôt intéressants. Un director-cut est sorti quelques années plus tard, je n’ai pas encore eu la chance de le voir.

 

 HIGHLANDER : ENDGAME – Conclusion

 

Que dire de plus… . Je n’osais pas avouer que c’était une nullité quand j’étais môme. Et désormais, je suis obligé de vider mon sac. Oui, Highlander : Endgame est infâme. Pourquoi l’avoir pondu ? Pour le fric ? Pour les fans ?

Le business est pour beaucoup dans ce projet farfelu qui descendra la saga Highlander aux portes des enfers.

A quand le reboot ?

 

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Coups pour Coups avec Jean Claude Van Damme – NANAR CONNECTION #12

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Coups pour Coups

COUPS POUR COUPS – Quand Van Damme se retrouve en prison, ça fait des dégâts.

 

Nous sommes en 1990 et Jean-Claude Van Damme a commencé à imposer sa patte à Hollywood. Après les succès de Bloodsport, Cyborg ainsi que de Kickboxer, il rejoint le projet Coups pour Coups réalisé par Deran Sarafian (Lost) et écrit par David.S Goyer (Man Of Steel).

Non, le long-métrage n’est pas un bon Van Damme et pourtant, il y a dix-sept ans, je n’aurai pas dit la même chose. Je me souviens encore de la cassette vidéo que je possédais et je me rappelle l’avoir presque abîmé à l’époque à force de la regarder.

L’histoire est très simple, Louis Burke prononcé « Beurk » tout le long du film, est un policier qui doit effectuer une mission très délicate. En effet, il doit infiltrer une prison haute-sécurité afin de résoudre un meurtre inexpliqué. De plus, à l’intérieur, il découvrira que s’effectue un trafic d’organes et que les condamnés à mort y sont victimes. Louis va devoir faire fonctionner son cerveau et se servir de ses muscles, pour résoudre cette sombre affaire.

Je ne vais pas vous le cacher, le film n’a aucun sens. Il se déroule sans véritable scénario et n’existe que pour montrer les prouesses techniques de Mister JCVD.

Coups pour Coups : JCVD, un Mannequin en prison

Coups pour Coups : JCVD, un Mannequin en prison

Pendant 1h30 minutes, l’inspecteur va affronter ses collègues détenus ainsi que, des gardiens ripoux qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs. D’ailleurs, le long-métrage lorgne du côté de Midnight Express et ça en devient parfois ridicule. Sans oublier, que pour renseigner ses patrons, le gouvernement lui envoie une charmante secrétaire interprétée par Cynthia Gibb (Youngblood), qui se fait passer pour son épouse. Ce qui est beaucoup plus facile pour échanger et se rapprocher. Effectivement, comme tous les films avec Van Damme, ce dernier séduit sa partenaire.

Coups pour Coups : JCVD et Cynthia Gibb en pleine échange d'informations

Coups pour Coups : JCVD et Cynthia Gibb en pleine échange d’informations

Jean Claude Van Damme Versus Le Démon

Mais le plus magique et énigmatique dans Coups Pour Coups, c’est son méchant. En effet, Van Damme a un ennemi juré qui apparaît dès le début. Une séquence digne d’un thriller angoissant dans laquelle notre héros va traquer celui qui est à l’origine du meurtre de son coéquipier. Après avoir balancé deux trois coups de pied à des gangstas qui l’avaient provoqué sans aucune raison, Burke s’introduit dans un immeuble désaffecté et va affronter Le Démon. Un géant se baladant en pyjama et balançant des punchlines ridicules pour faire peur à notre héros. Après l’avoir asséné de plusieurs balles dans la poitrine, Le Démon meurt et on n’entend plus parler de lui jusqu’à… les dix dernières minutes.

Coups pour Coups : JCVD est en colère

Coups pour Coups : JCVD est en colère

Evidemment, après une pirouette scénaristique dont David. S Goyer a le secret, Le Démon revient comme par enchantement. D’ailleurs, on y apprend que c’est le patron de l’organisation qui sévit en prison. Le gros WTF continue et là, le spectateur est perdu à jamais. Dès lors, Van Damme se lâche complètement, se ridiculise, crie pour un rien et se prend même une clé à molette en pleine face.

 

Le méchant est increvable et il faut que notre héros montre ses prouesses techniques pour s’en débarrasser.

Vous l’aurez compris, Coups Pour Coups est très mauvais, mais aussi très drôle, involontairement.

Cependant, le public avait plutôt bien apprécié le film puisqu’il reste l’un des plus gros succès de JCVD en rapportant 46 millions $ pour un budget avoisinant les 6 millions $.

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City Hunter avec Jackie Chan – NANAR CONNECTION #11

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City Hunter

Lorsque la Golden Harvest décide de produire une adaptation de City Hunter avec Jackie Chan, ça donne un gros WTF sans aucun lien avec le manga éponyme.

 

C’est en 1993 que sortie l’adaptation live du manga City Hunter de Tsukasa Hojo, au cinéma. Cette transposition sur grand écran n’est pas une production japonaise. En effet, c’est Golden Harvest, l’un des distributeurs chinois, phares des années 80/90, qui a produit cette version.

Afin de vendre le film sur le marché international, la firme a choisi l’un de ses acteurs fétiches, Jackie Chan, pour interpréter ce fameux détective privé.

Pour rappel, le manga City Hunter, a eu un succès fou dans les années 80 et 90. Il a bénéficié de deux séries animées, de deux longs-métrages dont un officieux intitulé Mister Mumble et bientôt d’une adaptation française par Philippe Lacheau.

Ce Shonen est principalement dramatique, même si par moment, la comédie prend le dessus. Cependant, cela reste assez sombre et malheureusement, la version dont je vais vous parler est tout le contraire.

Pour résumer le film, les scénaristes ont pris les thèmes principaux faisant référence à City Hunter. C’est-à-dire, le fait qu’il soit un obsédé sexuel, le comique de situation et l’action. Ensuite, ils ont mixé le tout, puis ils ont enlevé des personnages centraux, fait des crossovers avec des sagas vidéoludiques et ont changé tout l’univers du manga.

Cela dit, je dois avouer que c’est assez délicat de l’estampiller nanar. Effectivement, la production avait annoncé après la sortie du film, que c’était une parodie. Toutefois, c’est tellement facile de dire cela. Honnêtement, je pense qu’ils ont voulu faire une adaptation à leur sauce, mais que le résultat fût très mauvais.

 

City Hunter : Une adaptation très peu fidèle

City Hunter : Une adaptation très peu fidèle

 

Une adaptation très différente du matériel original

Je me souviens encore d’avoir eu la cassette vidéo à mon anniversaire. J’ai du la regarder une bonne centaine de fois. Cependant, à neuf ans, bien que Nicky Larson soit l’un de mes animés préférés, j’avais adoré le film, car c’était Jackie Chan qui interprétait le héros.

Ce n’est que bien plus tard, lorsque je me suis vraiment intéressé au manga, que j’ai revu cette adaptation et je suis tombé de haut.

En plus de s’écarter totalement du matériel d’originel, le film part en live total au bout de dix minutes.

Tout d’abord, nous ne retrouvons pas le personnage de Mammouth, ensuite beaucoup de noms sont modifiés tels que Kaori qui devient Carrie en VO et Sonia en VF. Mais aussi Saeko qui s’appelle Anna. On arrive tout de même à se repérer et à placer les personnages.

Par contre, l’histoire de Kaori est très nettement modifiée, car elle n’est plus la sœur de son co-équipier mort suite à une fusillade, mais la fille. Du coup, Nicky, l’élève, la voit grandir et cette dernière tombe amoureuse de lui. Cependant, notre héros n’est pas du tout intéressé et préfère avoir toutes les autres filles.

Autre point concernant les grosses différences, les dessins qui sont représentés au début et à la fin, ne sont pas du dessinateur original. Ça veut se jouer fidèle, mais ça ne l’est pas.

City Hunter : Jackie Chan ne sait plus où donner de la tête

City Hunter : Jackie Chan ne sait plus où donner de la tête

Un Jackie Chan en roue libre

À cette époque, Jackie Chan était une immense star. Il n’avait pas encore son entrée à Hollywood, mais était connu internationalement. En plus d’être un comédien remarquable, c’était un réalisateur bluffant. Je vous conseille d’ailleurs, Big Brother ou encore Police Story 2. Lorsque City Hunter s’est tourné, elle avait trois franchises à son actif et jouait pratiquement quatre ou cinq films par an. De plus, c’était la pépite de Golden Harvest, qui a rempli en parti ses poches grâce au trio Sammo Hung, Jackie Chan et Yuen Bio.

De ce fait, il était l’homme providentiel pour interpréter Ryo Saeba. Malheureusement, bien que l’action et la comédie soient dans ses cordes, il ne correspondait pas du tout au personnage.

Il joue l’obsédé sexuel tout au long du film, comme si les scénaristes n’avaient retenu que cela du héros. D’ailleurs, le réalisateur en profite pour faire des gros plans poitrine assez régulièrement.

Et le plus fou, c’est lorsqu’il fait son trip Street Fighter 2. En effet, vers la fin du long-métrage, il se retrouve dans une salle arcade et doit affronter le bras droit du méchant. Après avoir été propulsé sur la borne de Street Fighter, toutes les personnes se trouvant dans la salle se transforment en personnage du jeu. Oui… À ce moment-là, il n’y a plus de limites.

Nous retrouvons, Chung Li, Guile, ou encore Ken. C’est clair que l’on n’a jamais vu une adaptation aussi fidèle du jeu vidéo en live. Mais ce n’était pas le but du film.

City Hunter : Jackie Chan en mode Street Fighter

City Hunter : Jackie Chan en mode Street Fighter

Des Méchants Occidentaux

Qui dit Golden Harvest, dit forcément acteurs occidentaux experts en arts martiaux, n’ayant pas pu faire carrière à Hollywood. Richard Norton en est la preuve.

City Hunter : Richard Norton

City Hunter : Richard Norton

Le copain de Chuck Norris, ceinture noire en Zen Do Kaï, a commencé sa carrière en tant que bodyguard pour les stars avant de devenir cascadeur, puis comédien de second plan. Sa carrière de Movie Star débutera en Chine et il jouera dans de nombreux films avec d’autres compatriotes occidentaux tels que Cynthia Rothrock, Benny Urquidez ou encore Gary Daniel.

Dans City Hunter, il interprète, le rôle MacDonald, un voleur, qui, avec son équipe a pris le paquebot en otage.

Son personnage est plutôt efficace, malheureusement, lors du combat final, c’est une catastrophe.

Voyant la rapidité des coups de Jackie Chan et sachant que la chorégraphie était dense et dangereuse, il décida de n’effectuer aucune cascade. C’est alors que l’on assiste à un combat, certes, très bien chorégraphié, mais sans saveur. De plus, le cascadeur ne ressemble en rien à l’acteur.

 

City Hunter : Gary Daniel

City Hunter : Gary Daniel

Deuxième comédien pratiquant les arts martiaux… Gary Daniels. Sa carrière à Hong-Kong sera courte, il exercera ses talents aux USA chez P.M Entertainment, dans des films où l’interprétera souvent des rôles de policier. Mais aussi, dans de nombreuses séries B et Z de d’autres firmes. Dernièrement, on l’aura vu dans l’adaptation live de Tekken ou encore dans The Expendables. Concernant City Hunter, son rôle est minime, il interprète le bras droit de Richard Norton. Après une scène montrant sa souplesse extrême, il sera étiqueté méchant bien neuneu durant tout le film. Jusqu’au moment où il interprète le rôle de Ken et là il est fantastique.

Troisième et ultime comédien… Mike Abbott. Non, vous ne rêvez pas, c’est bien celui qui crie « PHILIPPE !!!! » dans le légendaire « Hitman The Cobra ». Abonné aux nanars, l’acteur se voit pour une fois attribuer un rôle dans lequel il joue assez longtemps pour que l’on admire son jeu. Bon, il ne parle pas et se fait tuer d’une façon ringarde… Comme d’habitude.

City Hunter : Mike Abbott

City Hunter : Mike Abbott

Conclusion

Bien, évidemment, nous retrouvons quelques références dont le fameux coup de la massue et certains personnages que l’on reconnaît malgré le changement de nom, mais c’est tout.

City Hunter est devenu culte avec le temps, mais ça n’a strictement rien à voir avec le manga. Toutefois, je vous conseille de regarder Mister Mumble, qui est une transposition officieuse mais beaucoup plus fidèle.

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