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INTERVIEW

MON GARÇON – Rencontre avec Guillaume Canet et Christian Carion – Interview

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Mon Garçon

A l’occasion de l’avant-première du film MON GARÇON, Espritcine a rencontré Guillaume Canet et le réalisateur Christian Carion. Il faut savoir que Guillaume Canet d’était pas au courant du scénario, il tournait sans rien savoir du film.

 

« On a tourné MON GARÇON en 6 jours »

 

Qu’avez-vous ressenti en ayant vu le film finalisé, sachant qu’il a été tournée en 6 jours ?

Guillaume Canet : C’était une histoire que j’ai vécu au fur et à mesure du tournage, ne connaissant pas le scénario à l’avance. Je me faisais mon film dans la tête. Il y a aussi des images que je n’avais pas vues, qu’ils avaient tournés eux de leur côté. Comme les scènes des vidéos de l’enfant. Je les ai vu au moment où je tournais mais je ne savais pas qu’elles allaient être montées comme ça.

Je ne savais pas non plus comment le film allait démarrer. C’était étrange de comprendre à la fin du film, à la dernière séquence, ce qu’allait être le film. D’habitude on lit le scénario longtemps à l’avance et on accepte ou pas de faire le film. Au-delà de l’expérience pour moi qui extraordinaire, c’est un film que j’aime vraiment beaucoup car je le trouve touchant, j’ai été pris par ce type qui devient un père.

 

« Les acteurs en face de moi étaient en panique »

 

Les faits et gestes de Guillaume Canet dépendaient des scènes futures, ne sachant pas comment il allait réagir. Comment faisiez-vous pour gérer ?

Guillaume Canet : Bah il changeait sans arrêt (rires).

Christian Carion : On avait tout, et on a fait semblant de faire un film. On répétait avec tous les acteurs, sauf Guillaume Canet, et on avait un acteur qui jouait Guillaume Canet, mais on ne filmait rien. Et lui interprétait le scénario. On a préparé tout ça pour que l’équipe technique puisse trouver leurs marques avant de partir dans l’inconnue totale.

Une fois que le tournage allait débuter, on ne pouvait plus s’arrêter, il fallait suivre Guillaume Canet coûte que coûte. Et effectivement, il n’a pas toujours fait ce que j’avais imaginé. Il a fallu s’adapter, discuter et retomber sur nos pattes. On est sorti des 6 jours de tournage rincés comme si on avait tourné pendant 10 semaines.

Guillaume Canet : Des fois je voyais les acteurs en face en panique parce qu’ils n’arrivaient pas du tout à placer le texte prévu.

Christian Carion : On s’était engagé sur un pari. Est-ce qu’on peut emmener un acteur dans une histoire qu’il ne connaît pas. Je lui ai juste donné deux pages pour connaitre le personnage, savoir où il a fait ses études, quel métier il exerce, pourquoi sa femme l’a quitté… Il ne savait rien d’autre. Je suis aller chez lui pour faire sa valise et lui dire quels vêtements prendre.

 

La scène de la gendarmerie est la seule scène que nous avons recommencé pour MON GARÇON

 

Y a-t-il une scène que vous n’auriez pas aimé tourner ?

Guillaume Canet : La scène de la gendarmerie. J’ai une anecdote à ce sujet. Quand je me retrouve dans la scène avec Olivier de Benoist, pour les plus observateurs, il y a un moment ou j’ai ma cigarette allumée, et d’autres fois éteinte. C’est la seule fois où on a recommencé une prise. Car je ne comprenais rien à ce qui se passait dans cette scène (rires). Une fois la scène comprise, il est 23h et je sais que je dois rentrer dans un moment d’action. La scène se finit et je me dis « ah ça y est c’est la fin de la journée »… Et en fait non.

Il fallait tourner la scène de la gendarmerie. Nous allons donc à la gendarmerie, le gendarme sort, et il m’emmène. Il me met dans la cellule, et j’apprends que je dois dormir dans la cellule. Christian me dit « Oui on va dormir la car demain on a une scène ici ». Là je lui montre les draps, et c’était sale, sale.. Ce n’est pas possible de dormir la dedans. Et je lui dis « demain matin promis, tu auras l’impression que j’ai quand même dormi dans cette cellule »(rires).

 

Avec Guillaume nous n’avions pas la même vision du personnage pour MON GARÇON

 

Le film a été tourné dans l’ordre, ce qui n’arrive pas généralement au cinéma. Qu’est-ce que cela vous a fait de ne pas s’arrêter de tourner et de jouer ?

Guillaume Canet : C’est incroyable. On a toujours ce côté un peu frustrant en tant qu’acteur de faire un film un peu interrompu. On a une émotion dans une scène, mais la scène d’après on va la tourner 3 semaines plus tard. Donc il faut essayer de se remettre dans l’émotion, dans le sentiment dans lequel on était. Là ce qui est dingue c’est que j’étais constamment dans le même état. Dans le questionnement de ce qui allait m’arriver. Quand j’arrive devant la maison par exemple, je ne sais pas ce que je vais découvrir. Tout est fait pour que vous viviez vraiment la situation, et pas la jouer. C’est vraiment très diffèrent et je trouve que ça apporte du réalisme.

 

Pourquoi le choix de Guillaume Canet ?

Christian Carion : Avec Guillaume on se connaît depuis longtemps. Je préparais le tournage de « Joyeux Noël », j’avais choisi mon acteur principal mais en discutant avec lui, j’ai réalisé que je ne m’entendrais pas avec lui. Nous n’avions pas la même vision du personnage. Au final je choisis Guillaume et j’apprends à le connaitre. Et je lui parle de mon envie de MON GARÇON. J’en suis juste à l’idée d’un père qui recherche son fils dans la montagne. Et il m’a régulièrement reparlé de cette histoire. Etant quelqu’un de très affectif, pour partir sur un projet comme celui-là, il faut que je le fasse avec des gens que j’aime beaucoup et avec qui je m’entends bien. D’où le choix de Guillaume.

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