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ÉPOUSE-MOI MON POTE : Rencontre avec l’acteur-réalisateur Tarek Boudali et les acteurs Philippe Lacheau et Andy ! – INTERVIEW

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Épouse-moi mon pote

EspritCine est allé à la rencontre des acteurs et du réalisateur de ÉPOUSE-MOI MON POTE. Sortie dans les salles le 25 octobre !

 

« J’ai toujours eu envie de réaliser un film » – Epouse-moi mon pote – Tarek Boudali

 

Vous vous connaissez depuis longtemps, et là, les rôles sont échangés. Est-ce un chamboulement pour vous ?

Tarek Boudali: En fait, ça reste toujours un travail d’équipe. Il est vrai que là, moi j’ai un peu plus de responsabilités sur les épaules alors qu’avant c’était plus Philippe. Malgré qu’il n’est pas écrit le scénario, il avait un droit de regard dessus. Je lui ai envoyé et il faisait part de critiques et idées. Pareil, lorsqu’il a écrit « BabySitting 2 » ou « Alibi.com », il m’envoyait le scénario. On travaille vraiment ensemble pour se tirer vers le haut.

 

Cette envie de réalisation, vous l’avez depuis longtemps ?

Tarek Boudali: Je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête, mais je me suis dit qu’il fallait que ça vienne naturellement. Je n’étais pas pressé pour réaliser car je m’éclate vraiment en tant que comédien. Et quand j’ai eu l’idée de ce scénario, que j’ai commencé à écrire, tout était déjà imagé dans ma tête. J’avais une vraie vision et je voulais aller au bout de mon projet. Je me suis dit que si je ne le réalisais pas, je l’aurais donné à quelqu’un d’autre mais elle aurait surement dénaturée.

 

« On aime jouer la comédie »

 

Quand vous dites imagé, vous saviez déjà que vous seriez le rôle principal, que Philippe jouerait Fred…?

Tarek Boudali: Quand j’ai eu cette idée, j’avais juste le pitch. J’en ai parlé à Philippe et Julien pour savoir si ça pourrait faire un bon sujet de comédie. Eux m’ont confirmé que oui. Et c’est là que j’ai tout de suite dit à Philippe que je le voyais bien joué mon faux mari. Il a accepté, c’était une évidence, alors que rien n’était encore écrit. Les autres comédiens sont venus un peu plus tard, une fois que le scénario était terminé.

 

Vous jouez beaucoup sur l’homosexualité. C’est tellement plein de clichés au départ, qu’on se demande si vous vous rendez compte ! Mais une phrase de Charlotte Gabris dans le film nous fait réaliser que vous êtes conscients. Pourquoi avoir voulu aller dans cette direction-la ?

Tarek Boudali : Quand j’ai écrit le scénario, je ne voulais pas me moquer, ni blesser. C’était vraiment très important pour moi. C’était la limite quand j’écrivais, de savoir si ça pouvait blesser quelqu’un. A partir du moment où je me disais que non, je ne le gardais pas. A aucun moment je ne me moque des homosexuels. Mais plutôt de deux mecs qui sont naïfs, qui se prennent pour des homosexuels et qui ont une vision erronée et clichée de cet univers. C’était important pour moi de les faire partir d’un point A vers un point B pour qu’il y ait une vraie évolution. Et effectivement la phrase de Charlotte est nécessaire pour que les personnages évoluent.

 

« Je ne voulais ni me moquer ni blesser personne avec ce film »

 

Il y a des moments d’anthologie dans le film. Il y a déjà la scène du pont qui n’a pas dû être facile à tourner…?

Tarek Boudali : Elle a été très dure à tourner ! C’était difficile car ça a demandé beaucoup de logistique. Deux jours de tournage ont été nécessaires. Il faut bloquer la seine et un pont. Il y a des figurants, des voitures, une péniche… C’est la journée que je redoutais le plus.

 

Vous faites vos propres cascades ou il y a des cascadeurs ?

Tarek Boudali : Non, on fait nos cascades nous-mêmes.

Philippe Lacheau : Moi j’étais tenu par des câbles sur le pont, c’est haut (rires). Ça donnait le vertige. On essaie de les faire au maximum quand on peut les faire.

Tarek  Boudali : Moi ça m’excite. J’ai eu une révélation surtout depuis « BabySitting 2 » où l’on faisait toutes les cascades nous-mêmes. Les sensations extrêmes en général me plaisent.

 

Il y a un autre moment exceptionnel, la scène de la danse…

Tarek Boudali : Philippe et moi, on se débrouille plutôt pas mal en danse. On sait utiliser notre corps (rires). On n’est pas mauvais. J’ai un ami qui est danseur professionnel. Je lui ai parlé du projet en lui demandant une petite chorégraphie et on a travaillé ensemble. On a fait plusieurs heures de répétitions pour arriver à ce résultat.

Philippe Lacheau : On est prêt pour « Danse avec les Stars » (rires).

 

« C’est très compliqué de commencer dans le cinéma »

 

Parlons des autres acteurs. Comment Andy est arrivée sur le film ?

Tarek Boudali : Andy, c’est une très bonne surprise ! Je ne connaissais pas son travail pour être honnête et je cherchais la personne qui allait interpréter le rôle de Claire et les producteurs m’ont parler d’Andy. J’ai regardé son travail sur Youtube, et j’ai trouvé ça très drôle, très frais. Elle a adoré le scénario.

 

Comment avez-vous vécu cette première expérience au cinéma ?

Andy Rowski : Je l’appréhendais beaucoup. Pour moi, le cinéma ne m’intéressait pas au début car le rythme est beaucoup plus lent. Sur Youtube on tourne tout en une journée, là c’est une à deux scènes par jour. Je me disais que je n’aurais pas la patience de faire ça et de jouer différemment, car l’on a quelqu’un qui nous dirige. Au final, c’était une bonne surprise.

 

Quel a été votre réaction à la lecture du scénario ?

Andy Rowski: J’ai trouvé ça cool. Ce n’est pas un personnage qui est très loin de moi. Ce n’est pas comme si je devais me mettre dans la peau d’un autre personnage, à part au tout début du film. Je n’ai pas vu ça comme un challenge, plus comme quelque chose de difficile à faire.

 

« Tourner au Maroc m’a provoqué beaucoup d’émotions »

 

Vous avez tourné au Maroc ?

Tarek Boudali : Oui. On a quasiment tout tourné en Ile de France et quelques jours au Maroc, sur mes terres d’origine. On a tourné ces scènes a la fin du tournage, et c’était beaucoup d’émotions. C’est là où j’ai un peu relâché la pression. Je me suis revu gamin en train de galérer dans la campagne, à utiliser la caméra de mon père pour filmer ma petite sœur.

 

Comment avez-vous atterri dans le cinéma ?

Philippe Lacheau : On a couché (rire général).

Tarek Boudali :  C’était compliqué. Nous, nous sommes amis avant même d’avoir commencé à travailler ensemble. Julien Arruti et Philippe ont grandi ensemble, et moi j’ai connu Julien au BTS puis Philippe. On avait la même envie de faire de la télé, du cinéma…

Philippe Lacheau : Sauf qu’il y avait un problème, on ne connaissait personne dans le cinéma, ni en télé. Aucun contact, donc ce n’était pas évident.

Tarek Boudali: Et à force d’acharnement, on a réussi. Philippe a commencé à faire de la télé, puis il a ramené ses copains. Ensuite, on a fait 4 ans à Canal+. On a eu des périodes très difficiles, très creuses. Pendant l’écriture de « BabySitting », personne n’en voulait. On avait plus de travail, plus rien pendant un an et demi. Tu te poses la question de savoir s’il ne faut pas arrêter et chercher du boulot. Après, nous avons rencontré des producteurs qui ont cru au projet et ça a démarré.

 

« L’adaptation de Nicky Larson est en préparation »

 

Vous aimez martyriser les animaux entre « Alibi.Com » et ce film…(rires).

Philippe Lacheau : On nous le dit souvent. Mais les deux films ont été écrit en même temps et tous les deux, on a trouvé des gags avec des chiens. Et comme les deux films se sont enchaînés… Mais les chiens vont très bien (rires).

Tarek Boudali: J’adore vraiment les animaux. Dans une autre vie, j’aurais aimé travailler avec les animaux.

 

Vous avez un autre projet de réalisation ?

Tarek Boudali : Philippe est en train de préparer l’adaptation de « Nicky Larson ». Ce sera le prochain film que l’on va tourner. Et moi je suis en train d’écrire aussi un autre scénario de mon coté, une comédie.

Philippe Lacheau : Plusieurs personnes nous comparent au Splendid. Si on pouvait faire des films ensemble toute notre vie, on serait vraiment ravis. On travaille entre copains, on a vraiment de la chance.

 

Et de faire un autre genre de film, autre que de la comédie ?

Philippe Lacheau : Je sais que Tarek et moi, pour l’instant, on en a pas vraiment envie. Andy, elle, adore les films d’horreur.

 

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